Au rayon des bonnes nouvelles chez les Olympiques cette saison, la recrue Rémi Poirier a démontré que l’avenir du club était prometteur entre les poteaux. Le gardien de 17 ans devrait voir de l’action dans la série contre les Voltigeurs de Drummondville.

Série Olympiques-Voltigeurs: Creed Jones ou Rémi Poirier ?

Qui de Creed Jones ou Rémi Poirier aura l’honneur d’essayer de contenir l’attaque dévastatrice des Voltigeurs de Drummondville quand les séries des Olympiques de Gatineau seront lancées au centre Marcel-Dionne vendredi ?

Difficile à dire pour l’instant. Creed Jones n’était pas au centre Robert-Guertin mardi parce qu’il était incommodé par un virus. Une chose est sûre, celui qui héritera de cette lourde tâche va sentir le caoutchouc.

De toute manière, les chances de voir les deux jeunes gardiens contre les Voltigeurs sont bonnes. Depuis le début du mois de février, l’entraîneur-chef Éric Landry a bien partagé la tâche de ses gardiens en accordant 12 départs à Rémi Poirier et 10 à Creed Jones.

Le gardien des Olympiques, Creed Jones

« Nous sommes rassurés par la qualité de nos deux gardiens. Creed a été notre numéro un quand Tristan Bérubé a été échangé aux Fêtes. À cause du ménage à trois, Rémi n’avait eu qu’un départ avant Noël, mais quand Tristan est parti, Poirier a gagné en confiance. Il a grandi à travers tout ça. C’était important que nos deux gardiens obtiennent des matches. »

À partir du 1er février, Poirier a offert cinq victoires aux Olympiques avec un pourcentage d’arrêt de ,902. Jones n’a signé qu’un gain avec un taux de réussite de ,899.

L’expérience de Poirier dans les séries de la Ligue midget AAA l’an dernier pourrait certainement jouer en sa faveur. Champion de la coupe Jimmy-Ferrari avec les Cantoniers de Magog, il avait hérité du titre du joueur défensif par excellence des séries. Éric Landry est bien au courant de cet exploit.

« Il a vécu l’expérience des séries quatre de sept. Il a excellé là-dedans et dans tous les matches qu’il a joués avec nous, il a démontré qu’il était tout un compétiteur », a-t-il dit au sujet du portier de 17 ans.

Le week-end dernier, Poirier a d’ailleurs eu un avant-goût de la tâche ingrate qui pourrait l’attendre quand il a été testé par 60 tirs des Huskies de Rouyn-Noranda.

« C’est sûr que ça n’a pas été un match facile et le résultat n’a pas été ce qu’on voulait, mais cette expérience va me servir. Je n’ai jamais joué contre Drummondville à part que 20 minutes il y a deux semaines. Ça s’était bien passé. Je me sens confiant pour le début des séries. Je ne sais pas si je vais jouer, mais je suis prêt et je vais faire de mon mieux pour aider l’équipe. »

Le choix de cinquième ronde des Olympiques en 2017 a pu prendre ses aises dans le dernier droit de la saison où on lui a confié un peu plus de matches que son partenaire de 18 ans.

« J’ai aimé avoir la confiance du coach dans ce bout-là et c’est sûr que j’aimerais jouer dans la prochaine série. Nous avons une jeune équipe et elle va se ressembler pas mal l’année prochaine. Dans cette série, nous pouvons aller chercher de l’expérience qui va nous aider plus tard. »

Vol requis

Dans les séries éliminatoires, un gardien peut arriver à voler un match, voire une série. Contre les Voltigeurs, les Olympiques auront besoin que le scénario se produise à plus d’une reprise pour espérer un miracle.

« Voler une série est un sentiment incroyable, mais je ne pense pas que j’ai vraiment eu à voler des matches dans notre championnat l’an dernier. Je pense que c’est encore plus important d’effectuer les arrêts clés aux bons moments », a dit celui qui a même vécu l’euphorie d’un septième match en demi-finale contre les Grenadiers de Châteauguay l’an dernier.

« J’ai cette expérience dans mon bagage. Nous avions commencé avec deux séries trois de cinq pour finir avec des quatre de sept. C’est quelque chose que je peux apporter à notre jeune club. »

À trois jours du début des séries, Éric Landry ne pouvait pas spéculer sur l’identité de son gardien pour amorcer les séries vendredi. Rien ne sert de se pencher sur la question tant que Jones n’aura pas repris l’entraînement. D’ici là, il a bien d’autres chats à fouetter pour préparer sa troupe aux Voltigeurs.

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LES OLYMPIQUES EN BREF

Bilodeau absent de l’entraînement

Privés de leur capitaine à leurs trois derniers matches de la saison régulière, les Olympiques ont essuyé trois revers consécutifs. Ils espèrent donc le retour au jeu de Gabriel Bilodeau pour le début des séries éliminatoires, mais son absence à l’entraînement de mardi matin n’est pas de bon augure. Bilodeau était quand même au centre Guertin pour s’entraîner en gymnase, mais il pourrait à nouveau rater l’entraînement sur glace de mercredi. En son absence, le défenseur William Paré a été rappelé des Gaulois de St-Hyacinthe. La saison du choix de sixième ronde des Olympiques a pris fin lorsque son club a été éliminé par l’Intrépide de Gatineau la semaine dernière. Il avait amassé sept points en six matches en séries. Ben Allison, dont le club de Dartmouth vient d’être éliminé des séries de la Ligue midget AAA de la Nouvelle-Écosse était aussi à Guertin où il pourrait être appelé à goûter à un match des séries avec les Olympiques. L’attaquant de 16 ans a totalisé 14 points en sept matches des séries avec Dartmouth. Le gardien Simon Couroux, 16 ans, était aussi de l’entraînement pour remplacer Creed Jones, malade hier. Le Gatinois était disponible parce qu’il profite de la relâche scolaire de son équipe du collège Bishop cette semaine.

Les chiffres des Voltigeurs donnent le vertige

Les adversaires des Olympiques au premier tour des séries éliminatoires ont colligé des statistiques qui donnent le vertige en 2018-19. Les 107 points au classement des Voltigeurs de Drummondville représentent plus du double de la récolte gatinoise (52). En cette deuxième meilleure saison de leur histoire, les Voltigeurs ont pulvérisé plusieurs records de franchise. Le gardien Olivier Rodrigue a notamment écrit un record avec 35 victoires. Son total de 80 victoires en carrière est également un nouveau sommet à Drummondville. Les Voltigeurs ont abaissé un autre de leurs records en accordant 173 buts durant la saison régulière. Leur attaque a produit 338 buts, un sommet dans le circuit Courteau cette saison. Sept joueurs ont atteint le plateau des 25 buts, dont Maxime Comtois qui en a compté 31 en seulement 25 matches. Sa moyenne de 1,91 point par match est aussi la meilleure de la ligue. Avec un différentiel de +63, Joe Veleno a fracassé la marque de +62 établie par Sean Couturier en 2009-10. Défensivement, Nicolas Beaudin a mené tous les défenseurs de la ligue avec un différentiel de +60. Au cercle des mises en jeu, Félix Lauzon a été le meilleur de la LHJMQ avec un taux de réussite de 62,6 %.