Marc Saumier avait assuré l’intérim du poste de directeur des opérations hockey après la démission d’Alain Sear à la mi-décembre.
Marc Saumier avait assuré l’intérim du poste de directeur des opérations hockey après la démission d’Alain Sear à la mi-décembre.

Saumier est brisé

La nomination de Louis Robitaille à titre d’entraîneur-chef et directeur général des Olympiques de Gatineau a généralement été bien accueillie chez les partisans de la région.

La direction a réussi à vendre son vent de renouveau, mais comme il y a toujours un revers à une médaille, Marc Saumier a encaissé la nouvelle difficilement.

L’ancien joueur étoile des Olympiques de Hull avait assuré l’intérim du poste de directeur des opérations hockey après la démission d’Alain Sear à la mi-décembre. Il croyait fermement en ses chances de rester en poste à long terme.

Il avait mal évalué la situation. La direction souhaite bel et bien retenir les services de celui qui a son chandail hissé au plafond du «Vieux Bob», mais pas dans le poste qu’il convoitait. En apprenant la nouvelle, Saumier dit avoir été frappé par une tonne de brique.

«Ç’a été très dur à encaisser. Je comprends beaucoup mieux comment Charles Henry a pu se sentir quand il est parti. Il était un monument. Il a eu l’équipe à coeur pendant 25 ans. J’ai seulement été dans son poste pour quelques mois, mais ce qui m’arrive, je ne souhaite ça à personne. Quand notre directeur du recrutement a démissionné, je n’ai pas pris une cenne de son salaire. J’ai embauché trois autres recruteurs à la place. J’ai mal. C’est comme s’ils cherchaient déjà quelqu’un pour me remplacer», a-t-il indiqué au Droit jeudi.

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Depuis la fin du mois de décembre, Marc Saumier se disait convaincu d’avoir livré la marchandise.

«J’ai fait des transactions en pensant au bien de l’équipe, pas à Marc Saumier. Quand un joueur de 20 ans nous a quittés à la dernière minute, nous avons trouvé des solutions pour le remplacer. Notre équipe était relancée. Nous avons terminé la saison en force. Les gens sont revenus à Guertin. Et puis là, boum, je suis remplacé.»


« Ç’a été très dur à encaisser. »
Marc Saumier

Malgré sa profonde déception, Marc Saumier a tenu à ajouter qu’il n’en voulait pas à Louis Robitaille, le nouveau maître à bord.

«J’en veux au processus, mais je ne suis pas fâché contre Louis. Il m’a téléphoné. Il a proposé certains scénarios. Nous allons nous parler encore. Je suis encore sous contrat jusqu’à la fin du mois de juin. Je sais que d’autres clubs vont m’appeler. Ça faisait trois ans que je travaillais à bâtir ce club-là. J’avais été six ans à Bathurst. Cinq ans comme recruteur. Un an comme entraîneur-adjoint. J’ai raté le championnat de la coupe Memorial par un an. J’ai dû partir en raison de ma situation familiale. Je voulais avoir une autre bague avec les Olympiques.»

Dans les prochains jours, Louis Robitaille va établir son organigramme. Il a démontré un intérêt à conserver Saumier près de lui. Le Hullois va donc attendre sa proposition avant de trancher.

Louis Robitaille

«Le nom du titre qu’il va me donner sera très important. Je sais que je ne pourrai pas être directeur général adjoint. J’ai déjà été recruteur, entraîneur adjoint, conseiller spécial, consultant et directeur des opérations hockey. J’aimerais ajouter un autre titre à mon curriculum vitae pour m’aider à avancer dans le hockey.»

Dans son entrevue avec la direction du club vendredi dernier, Saumier a indiqué qu’il avait le logo du club tatoué sur le coeur. La fin de son témoignage émouvant aurait même secoué les propriétaires, mais les emplois sont une denrée rare dans le hockey de haut niveau. Faudra voir si l’équipe lui tient à coeur au point d’accepter l’assignation que souhaite lui confier Robitaille.