Marco Rossi célèbre l’un de ses trois buts avec ses compagnons de trio, Austen Keating et Joe Garreffa. Ce dernier a récolté quatre passes dans la 13e victoire de suite 67’s dimanche.
Marco Rossi célèbre l’un de ses trois buts avec ses compagnons de trio, Austen Keating et Joe Garreffa. Ce dernier a récolté quatre passes dans la 13e victoire de suite 67’s dimanche.

Rossi et les 67’s au sommet

Revenu d’Autriche où il est allé célébrer Noël parmi les siens, Marco Rossi a propulsé les 67’s d’Ottawa au sommet du classement général de la Ligue de l’Ontario (LHO) en fin de semaine.

Il a d’abord inscrit deux buts et une passe dans une victoire convaincante de 7-2 à Kingston samedi avant d’ajouter un tour du chapeau dans un autre gain sans équivoque de 6-1 contre les Petes de Peterborough dimanche.

Sa récolte de six points l’a amené à partager le premier rang des compteurs de la LHO avec Arthur Kaliyev des Bulldogs de Hamilton. Les deux joueurs totalisent 62 points, sauf que Rossi y est parvenu en seulement 26 matches, sept de moins que Kaliyev, qui devrait perdre du terrain rapidement puisqu’il représente les États-Unis au Championnat mondial junior.

Les 67’s (26-6-0) ont fait plaisir à leurs 5385 partisans à la Place TD dimanche parce que le choc des titans contre les Petes était attendu depuis longtemps.

Les Petes (24-8-3) occupaient le premier rang de la LHO depuis plusieurs semaines déjà, mais la 13e victoire consécutive des Ottaviens les a délogés de la position de tête. C’était le dernier match en 2019 pour les 67’s, qui ont couronné une année fructueuse avec une fiche de 63-15-2, séries éliminatoires incluses. Ils ont ainsi goûté à la victoire dans 80 % de leurs 79 matches.

Malgré la série de victoires des siens, l’entraîneur Mario Duhamel gardait les deux pieds bien sur terre.

« Nous avons tiré une grande leçon d’humilité l’an dernier quand nous avons gagné nos 14 premiers matches des séries sans mettre la main sur le gros trophée. Pour nous, il s’agit toujours de rester dans le moment présent. C’est pour ça que nous pouvons notre permettre de sourire aujourd’hui. Nous savions qu’il allait falloir batailler ferme pendant 60 minutes contre une bonne équipe comme Peterborough. Tout le monde a contribué à cette victoire », a dit celui qui remplace André Tourigny pendant que ce dernier est au Championnat mondial junior avec son défenseur Kevin Bahl.

Les 67’s ont ramené les Petes sur terre avec une victoire de 6-1 où ils ont aussi dominé 52-26 au chapitre des tirs, mais rien ne laissait présager cette allure dans les premiers instants du match.

L’effet Andrée

Michael Little a même été le premier à marquer dans le match, puis Liam Kirk avait la possibilité de faire 2-0 quand il s’est amené seul devant Cédrick Andrée, mais le gardien ottavien a fait l’arrêt pour garder les siens dans le coup.

En deuxième période, après un but de Marco Rossi, c’était toujours 1-1 quand les Petes ont bénéficié d’un long avantage numérique double de plus de 90 secondes, mais Andrée a encore bloqué plusieurs tirs pour aider les 67’s à tuer les deux punitions. À sa sortie du banc des pénalités, Jack Quinn a reçu une passe pour s’échapper devant Hunter Jones qu’il a battu d’un solide tir du côté de la mitaine. Les Petes ont plié l’échine à ce moment.

Austen Keating a fait 3-1. Marco Rossi a ajouté deux autres buts et Noel Hoefenmayer a fermé les livres. C’est déjà le 15e but du défenseur de 20 ans cette saison. Il a 48 points en 32 matches, un autre sommet pour un défenseur dans la LHO.

Rossi humble et confiant

S’il était fier de partager la tête des marqueurs de la LHO, Marco Rossi l’a bien caché après son deuxième match de trois points de suite.

« Je savais que j’étais à quelques points de rattraper le meneur de la ligue. Les gars n’arrêtaient pas de me le rappeler, mais je ne me concentre pas là-dessus. Je veux juste être un bon joueur dans les trois zones. C’est ma force. »

Après 26 matches, Rossi montre déjà un différentiel de +40. Quand on lui demande s’il préfère être au sommet des compteurs où avoir un différentiel aussi impressionnant, il dit avoir une préférence pour son +40 avant de se racheter.

« À bien y penser, j’aime bien les deux choix de réponse ! »

Enfin, quand on lui demande s’il s’attendait à occuper la tête du classement des compteurs de la LHO à un certain moment quand il a choisi de traverser l’Atlantique pour poursuivre sa carrière de hockeyeur, il a simplement répondu par un « oui » bien senti.

Confiant, le Marco !