«J'ai toujours été un Olympique dans mon coeur», avoue Ron Choules, dont le retour à Gatineau a été confirmé mardi.

Ron Choules: «Je rentre à la maison»

Ron Choules n'a pas eu besoin de se faire tordre le bras pour revenir à Gatineau afin de reprendre ses fonctions de premier adjoint à l'entraîneur-chef.
Mardi matin, les Olympiques ont confirmé les informations publiées dans Le Droit de la veille voulant qu'il devienne l'adjoint d'Éric Landry.
Ron Choules a d'abord été connu comme joueur fougueux des Olympiques de Hull au début des années 1980 avant de renouer avec le centre Robert-Guertin lorsque Benoît Groulx l'a embauché comme adjoint pour la saison 2015-16. Cette saison-là, il avait aussi travaillé avec Éric Landry. À l'époque, ce dernier était le deuxième adjoint de Groulx.
«Je rentre à la maison, a lancé le Montréalais. J'ai toujours été un Olympique dans mon coeur», a-t-il dit au Droit mercredi lorsque les Olympiques ont annoncé son retour.
Choules aurait aimé poursuivre son association avec les Olympiques quand Benoît Groulx a fait le saut dans la Ligue américaine l'année dernière, mais le club avait plutôt choisi Mario Duhamel pour prendre le relais. Ce dernier avait demandé à Jean-François Grégoire de le seconder. Choules avait donc accepté une offre tardive des Cataractes de Shawinigan pour devenir l'adjoint de Claude Bouchard.
«J'aurais aimé remplacer Benoît Groulx, mais Mario (Duhamel) est arrivé. Chez les Cataractes, Claude Bouchard vient de partir, mais je n'avais aucune chance de lui succéder. Ils ont choisi Daniel Renaud, un entraîneur d'avenir avec une différente philosophie et façon de faire. J'ai été bien traité à Shawinigan, mais tant qu'à être un entraîneur adjoint dans cette ligue, aussi bien l'être à Gatineau. J'essaie de survivre en attendant d'avoir ma chance comme entraîneur-chef.»
L'entraîneur de 53 ans s'était lié d'amitié avec Landry lorsqu'ils ont travaillé avec Benoît Groulx et il se sent à l'aise dans l'environnement des Olympiques où il connaît aussi le président Alain Sear, l'entraîneur des gardiens Stéphane Proulx, le thérapeute Sébastien Laplante et le gérant d'équipement Serge Haché. Le directeur général Marcel Patenaude ne lui est pas étranger non plus.
«J'ai gardé le contact avec Éric toute la dernière saison. Benoît Groulx nous avait permis de ratisser large quand nous étions ensemble. Éric et moi, nous parlons le même langage.»
Expérience recherchée
De son côté, Éric Landry était ravi d'obtenir un entraîneur d'expérience pour l'épauler. Denny Lambert avait joué ce rôle à merveille en fin de saison dernière, mais il était peu enclin à revenir avec les mêmes conditions salariales.
«Ron possède beaucoup d'expérience. Nous avions une bonne chimie avec Benoît il y a deux ans. Nous n'avons jamais perdu le contact la saison dernière. Nous sommes restés des amis. Je suis content de pouvoir compter sur lui pour m'appuyer dans ce que nous voulons faire chez les Olympiques», a dit celui qui a finalement pu remettre son bateau sur sa remorque dans son secteur inondé du boulevard Hurtubise. Il peut à nouveau circuler en voiture dans son quartier.
Landry va se donner encore du temps avant de choisir son deuxième adjoint. Les Olympiques déploient toutes leurs énergies au prochain repêchage du 3 juin pour le moment.
Populaire auprès des joueurs, le retour de Ron Choules sera bien reçu par les vétérans qui l'ont connu en 2015-16. «J'ai déjà deux défenseurs qui m'ont envoyé des textos pour me souhaiter la bienvenue. Ça doit être un bon signe. C'est bon de savoir qu'ils sont déjà prêts à monter à bord parce qu'il faudra faire mieux que la dernière saison dans notre structure défensive.»
Depuis deux ans, les équipes de Ron Choules ont été parmi les meilleures du circuit Courteau en désavantage numérique ainsi qu'au chapitre des buts accordés.