Raphaël-Pier Richer débarque chez les Olympiques de Gatineau après avoir été entraîneur-adjoint chez le Titan d’Acadie-Bathurst pendant deux saisons.
Raphaël-Pier Richer débarque chez les Olympiques de Gatineau après avoir été entraîneur-adjoint chez le Titan d’Acadie-Bathurst pendant deux saisons.

Richer, un naturel chez les Olympiques

Louis Robitaille et Raphaël-Pier Richer ne se connaissaient pas vraiment avant d’être réunis dans la nouvelle équipe d’entraîneurs des Olympiques de Gatineau.

La chimie entre les deux hommes a toutefois été instantanée. Après tout, leur parcours vers la LHJMQ a débuté de la même façon. Les deux ont porté les couleurs de l’Intrépide de Gatineau midget AAA même s’ils n’étaient pas natifs de la région.

Robitaille est Montréalais. Richer a grandi à Brownsburg près de Lachute. Il a joué son hockey mineur avec les Sélects du Nord dans la structure des Vikings de St-Eustache. Non protégé par les Vikings, il avait été réclamé par l’Intrépide. En pleine adolescence, c’est là que sa passion pour le coaching a débuté.

«Je me suis rendu compte assez tôt que je ne ferais pas carrière au hockey professionnel comme joueur. C’est à mon année à Gatineau que j’ai vraiment développé un intérêt pour le coaching. Je portais attention aux détails, aux systèmes de jeu. Ça m’a donné le goût de poursuivre dans cette veine. Je suis passionné du hockey et il me fallait trouver une façon de pouvoir rester dans ce monde.»

À 16 ans, il n’était pas un vilain joueur. Dans l’édition 2010-11 de l’Intrépide, il avait été le troisième marqueur du club avec 39 points en 41 matches. Il avait ensuite été sélectionné par les Cataractes de Shawinigan. En huitième ronde. Il n’a jamais patiné dans la LHJMQ, mais il est devenu un joueur étoile dans la Ligue junior AAA du Québec. À 20 ans, il a récolté 101 points en 52 matches avec les Maroons de Lachine.

À 21 ans, il dirigeait déjà une équipe bantam AA des Sélects du Nord.

«J’ai eu la piqûre. Ça m’a confirmé que le coaching était une avenue pour moi.»

Il a fait le saut dans la LHJAAAQ lors des deux années suivantes pour ensuite se retrouver derrière le banc du Titan d’Acadie-Bathurst lors des deux dernières campagnes.

Louis Robitaille

À 26 ans, il effectue un retour aux sources. La saison prochaine, il épaulera Louis Robitaille chez les Olympiques. Le synchronisme était parfait.

«J’ai tellement aimé mon année midget AAA avec l’Intrépide. C’est là où j’ai rencontré ma blonde, Janie Dubois. Je suis encore avec elle aujourd’hui, 10 ans plus tard. Janie habite encore à Gatineau. Je revenais passer mes étés dans la région. Elle m’a suivi à Bathurst et il me restait une autre année de contrat avec le Titan, sauf que Janie n’allait pas me suivre cette année.»

Raphaël-Pier Richer a donc demandé au directeur général du Titan s’il pouvait étudier les possibilités de se rapprocher de la maison. «Sylvain Couturier a été super en me donnant la permission de parler à d’autres équipes. Pour moi, il était évident que l’idéal, c’était de coacher à Gatineau. Quand j’ai rencontré Louis, ç’a cliqué tout de suite. Pour moi, c’est le fit parfait.»

Chez les Olympiques, Richer travaillera avec les attaquants. Il va aussi s’occuper de la préparation vidéo en fonction des matches.

«C’est une étape de plus pour moi. Mon but, c’est de faire carrière chez les professionnels.»

Comme le hasard arrange souvent bien les choses, Richer va s’installer dans un condominium détenu par l’homme où il était pensionnaire à l’époque de l’Intrépide.

«La vie est drôle des fois. Le monsieur va déménager dans un autre condominium et il va me louer le sien.»

Des fois, il faut se fier au destin. Celui de Raphaël-Pier Richer semblait vouloir le ramener à Gatineau.