Les 67’s et les Knights ne s’étaient pas croisés depuis le début du mois d’octobre.

Revers pas trop douloureux pour les 67's

Sur papier, c’est une petite tache au dossier presque parfait des 67’s d’Ottawa.

Dans un aréna rempli d’enfants, en ce Jour de la Famille, ils ont été battus 4-2 par les Knights de London, lundi.

Ça leur fait deux revers consécutifs.

C’est la première fois qu’ils perdent deux matches d’affilée depuis le 6 octobre.

C’est pour ça que ça paraît un peu mal.

Dans la réalité, les entraîneurs de l’équipe ne sont pas trop fâchés.

Le gardien Brett Brochu a vu la rondelle arrêter sur la ligne rouge derrière lui.

André Tourigny était de bonne humeur, une dizaine de minutes après la partie.

On aurait presque dit que les résultats obtenus ce week-end font un peu son affaire.

«On voudrait que tous nos week-ends ressemblent à celui-là, a-t-il déclaré avec franchise. C’est dans des situations comme celle-là que tu peux vraiment prendre la mesure de ton équipe. C’est là que t’es capable de voir les aspects du jeu qu’il faut améliorer.»

«Ce n’est pas dans une victoire de 9-1 que les travers paraissent. Les petits défauts, on les voit dans des parties comme celles que nous venons de jouer.»

Les 67’s et les Knights ne s’étaient justement pas croisés depuis le début du mois d’octobre.

Lorsque les joueurs de Tourigny avaient visité le Budweiser Gardens, ils avaient offert une de leurs pires performances de la saison. Ils avaient été blanchis 3-0.

Cette fois, ils n’ont pas eu trop de mal à briser la glace. Le match n’était même pas vieux d’une minute quand le centre de 20 ans Mitchell Hoelscher a inscrit son 30e but de l’année.

Le jeu s’est rapidement resserré, par la suite.

Les 67’s ont lancé pas moins de 22 rondelles vers le filet défendu par Brett Brochu. Ils n’ont pas obtenu des tas de chances de marquer pour autant.

Les «travers» des 67’s ont commencé à paraître à ce moment-là. Les revirements étaient un peu trop nombreux. Surtout à la ligne bleue offensive.

«Nos décisions avec la rondelle... Disons que nous avons essayé de forcer certaines choses. Parfois, il faut accepter qu’il n’y a pas beaucoup de temps et d’espace, sur la patinoire. Notre équipe, pour créer des opportunités en zone d’attaque, ne devrait pas avoir à forcer les choses. Nous devons mieux protéger le porteur de la rondelle.»

«Aujourd’hui, si nous avions mieux protégé la rondelle, nous aurions rendu la tâche plus dure aux Knights.»

Les Knights ont pris les devants au début de la troisième période. On croyait bien qu’on se dirigeait vers la prolongation, lorsque Marco Rossi a nivelé la marque de nouveau.

L’espoir des Sénateurs d’Ottawa Jonathan Gruden et le Franco-Ontarien Liam Foudy ont scellé l’issue du match, avec deux buts rapides, en fin de troisième tiers.

Les 67’s ont obtenu 45 tirs, au total, dans la partie.

Bilbo indétrônable

Une séquence victorieuse s’est quand même poursuivie, ce lundi, dans le Glebe.

C’est devenu une tradition du Jour de la Famille, à la Place TD. Les 67’s profitent de cette journée d’hiver pour organiser une grande course de chiens saucisses.

L’événement s’est encore déroulé sur la patinoire, au premier entracte.

Encore une fois, il n’y a pas vraiment eu de compétition. Bilbo, minuscule chien brun, a complètement dominé la compétition.

En quelques mots, Bilbo est indétrônable.

Il conserve sa couronne de teckel le plus rapide dans la capitale.

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DEVANT SES FUTURS PATRONS, JONATHAN GRUDEN SE DÉMARQUE

Une quantité impressionnante de dépisteurs de la LNH s’étaient déplacés, pour assister à ce duel au sommet entre les deux puissances de la LHOntario.

Les Sénateurs s’étaient déplacés en grand nombre. Le directeur général Pierre Dorion était sur place. Les deux gaillards qui supervisent le développement des joueurs, Shean Donovan et Jesse Winchester, l’avaient accompagné.

Ils ne pouvaient pas rater cette unique occasion de voir un de leurs espoirs, Jonathan Gruden (photo), en chair et en os.

Gruden, un attaquant américain de 19 ans, n’a pas déçu. Il a récolté deux points. Il a inscrit le but de la victoire. Il a mérité la première étoile de la partie.

«C’était un bon match. Ça ressemblait à un match de séries. Le genre de matches qu’on aime jouer», a-t-il résumé, après la partie.

Dans le vestiaire des visiteurs, la musique jouait à tue-tête. Les joueurs criaient encore plus fort. Ils célébraient cette victoire de saison régulière comme si c’était un match décisif de séries. C’était presque trop.

En entrevue, Gruden était pourtant sobre. Lucide. «J’ai profité de mon voyage ici pour aller voir un match de la LNH, samedi, à Kanata. J’ai bien vu, encore une fois, à quel point la marche est haute.»

Choix de quatrième ronde, en 2018, Gruden a quitté l’Université de Miami en Ohio après une seule saison, où il a marqué trois buts en 38 rencontres.

À London, jusqu’ici, il a marqué 26 buts en 52 rencontres.

«Je n’aurais pu choisir une meilleure organisation. On est vraiment bien traités, ici.»