Les Olympiques ont gagné le match de la Classique hivernale à Ottawa en décembre 2017, mais les 67’s avaient ensuite savouré leur revanche au centre Robert-Guertin par la suite.

Reprise de la rivalité naturelle frontalière

Les Olympiques de Gatineau vont mettre un terme à leur calendrier préparatoire ce week-end, mais pour le vétéran Jeffrey Durocher, les deux prochains duels contre les 67’s d’Ottawa sont loin d’être de simples matches hors-concours.

À sa quatrième saison avec les Olympiques, l’attaquant de 19 ans a déjà affronté ses rivaux de l’autre côté de la rivière à cinq reprises pendant sa carrière junior.

« Jouer contre eux, c’est comme le Québec contre l’Ontario ! Je suis bien plus excité de jouer contre eux que contre l’Armada par exemple. Pour moi, c’est comme si notre saison commençait plus tôt. C’est comme si nous allions jouer des matches de séries ! Ça fait longtemps que notre camp d’entraînement est commencé. Il nous reste deux matches hors-concours à disputer. Cette série contre les 67’s, c’est la préparation parfaite pour notre saison qui va commencer la semaine prochaine. »

Durocher ne pourra jamais oublier la victoire des siens pendant la Classique hivernale la saison dernière. « Nous avions volé le match de la classique, mais ils nous avaient ensuite battus à Guertin. Quand tu joues contre eux, tu sens toujours qu’il y a une histoire entre les deux franchises de la région. Ce sont des matches intenses. Ça frappe beaucoup. C’est là que tu vois qui sont les vrais joueurs dans l’équipe », a ajouté Durocher, un des joueurs des Olympiques qui aime encore pratiquer le hockey de la vieille école !

Baptême du feu

Si Durocher a eu le temps d’apprendre à savourer ces matches de la Bataille de la rivière des Outaouais, Kieran Craig en sera à son baptême de feu vendredi soir au Complexe Branchaud-Brière.

L’attaquant recrue d’Alexandria était un partisan des 67’s dans son enfance.

« C’était l’équipe la plus proche de chez nous. J’allais voir leurs matches, surtout quand Mathieu Desautels, un joueur de mon coin, jouait pour les 67’s. Quand Rémi Élie (Green Valley) venait jouer à Ottawa, nous allions le voir aussi. Maintenant, je connais Graeme Clarke pour avoir joué contre lui et Yanic Crête qui a joué à Hawkesbury l’an dernier. »

Révélation du camp des Olympiques avec ses six buts en quatre matches hors-concours, Craig pense qu’il a encore des choses à prouver contre une équipe d’une ligue où il a été ignoré au repêchage.

« J’aimerais démontrer que les équipes de l’Ontario ont fait une erreur, mais ça fait partie du passé. Ça ne me dérange plus maintenant. En étant un agent libre, j’ai pu choisir mon équipe au lieu d’être attaché à une équipe où je n’aurais pas eu le plein contrôle de mon destin. Venir à Gatineau, c’était la meilleure chose qui pouvait m’arriver. En fin de semaine, tout ce que je veux, c’est de gagner ! »

Ancien des Colts de Barrie, Giordano Finoro est un autre joueur rejeté par la Ligue de l’Ontario qui a pu relancer sa carrière dans la LHJMQ.

« Je n’ai pas de regret de mon passage dans la OHL. Ça m’a permis d’aboutir où je suis aujourd’hui. Je suis reconnaissant de pouvoir disputer les deux dernières années de ma carrière junior à Gatineau. J’ai trouvé l’endroit idéal pour moi. »

Cela dit, l’Ontarien de 20 ans avouait sentir une certaine fébrilité à l’idée de se frotter aux 67’s vendredi et dimanche.

« C’est toujours excitant d’affronter une équipe d’une autre ligue. Tout le monde a quelque chose à prouver. L’an dernier, j’ai bien vu qu’il existait une grande rivalité entre les deux clubs. Il y a de l’animosité entre nous. Je peux déjà sentir une montée d’adrénaline ! »

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LES 67'S HANDICAPÉS PAR L'ABSENCE DE SEPT JOUEURS

« Tu ne vas pas à la chasse à l’ours avec un couteau à beurre ! »

La citation imagée vient du regretté Pat Burns, mais elle a dû effleurer l’esprit d’André Tourigny cette semaine quand il consultait son alignement dégarni à la veille de son programme double contre les Olympiques de Gatineau au Complexe Branchaud-Brière vendredi et au Complexe Ray-Friel d’Orléans dimanche.

Plus tôt cette semaine, il était privé de 11 joueurs qui participaient à des camps de la LNH. Il a récupéré les défenseurs Carter Robertson et Hudson Wilson ainsi que l’attaquant Samuel Bitten en cours de route. Ce n’était pas de refus parce qu’avant d’effectuer une transaction mercredi, les 67’s se retrouvaient avec 10 attaquants, deux défenseurs et deux gardiens à l’entraînement !

L’entraîneur-chef des 67’s pourra finalement miser sur 12 attaquants, quatre défenseurs et deux gardiens vendredi pour le premier duel, mais il est clair que sa formation ne sera pas à plein pouvoir.

« Nous allons affronter une équipe qui est complète et qui a pu s’entraîner bien plus longtemps que nous. Nous sommes donc en retard dans notre structure. Ça va être un gros test. Nous savons qu’ils vont foncer vers nous. Les Olympiques ont une bonne équipe. Ce test, c’est ce que nous voulons. Nous avons joué correctement dans nos trois autres matches hors-concours (trois victoires), mais là, nous allons affronter de l’adversité et ça va nous faire du bien pour préparer notre lancement de saison », a raconté André Tourigny.

En date de jeudi soir, les 67’s attendaient toujours les attaquants Sasha Chmelevski, Mitchell Holscher, Kody Clark et Shaw Boomhower ainsi que les défenseurs Kevin Bahl, Noel Hoefenmayer et Merrick Ripon.

Ils vont donc rappeler l’attaquant de 16 ans Yanic Crête des Hawks de Hawkesbury. Alec Bélanger, seule recrue en défensive, n’est pas disponible. Il est blessé.

Malgré sa formation incomplète, André Tourigny avait hâte de se mesurer aux Olympiques de Gatineau, l’ancienne équipe de son adjoint Mario Duhamel.

« Un match préparatoire entre des équipes de deux ligues, tu ne peux pas faire autrement que d’aimer ça. Ça nous place dans un environnement où les deux équipes veulent gagner à tout prix. Nous avons une rivalité régionale. Nous commençons notre saison la semaine prochaine et cette expérience va nous servir. »

Les 67’s vont attendre les retours de leurs joueurs à des camps professionnels avant d’effectuer leurs dernières coupes. Certains joueurs sont toujours à l’essai.

« Nous avons 25 joueurs en ce moment et nous voudrions commencer la saison avec 21 ou 22 joueurs », avance l’entraîneur des Ottaviens.

Même sans certains gros canons, les 67’s auront amplement de feux d’artifice à l’attaque avec la recrue autrichienne Marco Rossi, la recrue ottavienne Jack Quinn et les vétérans Tye Felhaber, Austen Keating, Graeme Clarke et Samuel Bitten.

Les Olympiques ont également des joueurs à l’essai et n’enverront pas leur alignement optimal non plus. Shawn Boudrias devrait notamment rater la partie. Maxim Trépanier devrait quant à lui disputer un premier match hors-concours.