Éric Landry connaît beaucoup de joueurs qui seront repêchés dans la LHJMQ en 2018. Son fils, Manix, a joué contre plusieurs de ceux-ci pendant son hockey mineur.

Repêchage unique pour Éric Landry

SHAWINIGAN — L’entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau n’oubliera pas de si tôt la séance de sélection 2018 de la LHJMQ.

Père de trois enfants, Éric Landry s’apprête à vivre une expérience unique alors que son aîné, Manix, devrait repartir du centre Gervais Auto avec le chandail d’une des 18 équipes du circuit Courteau sur le dos.

S’il hésite à parler de la carrière de hockeyeur de son fils alors qu’il doit s’occuper de ses fonctions d’entraîneur-chef des Olympiques, Landry avoue qu’il ne pourrait pas être mieux placé pour évaluer la cohorte outaouaise des joueurs nés en 2002.

« Je les connais comme le fond de ma poche ! Il n’y a certainement pas de cachettes. Mon fils a joué avec tous ces joueurs pendant plusieurs années. Je les ai tous dirigés dans la structure intégrée de l’Intrépide de Gatineau où j’ai été conseillé technique pendant deux ans. »

Pour les Olympiques, qui aimeraient bien repêcher des talents locaux, c’est une situation avantageuse. Landry est bien placé pour discuter du talent des joueurs de la région, mais il y a encore plus que ça.

« Je connais les parents. Plusieurs sont des amis. Je connais l’environnement dans lequel les joueurs ont grandi. Je connais les aptitudes des joueurs, mais aussi leur côté mental. »

Malgré tout, Landry signale que son apport ne représente qu’un élément dans les discussions avec l’équipe de recruteurs des Olympiques.

« Nos recruteurs ont aussi évalué les joueurs de l’Outaouais. Ils peuvent mieux comparer nos joueurs avec ceux des autres régions. Il ne faut pas oublier que je les ai peu vus depuis deux ans. À l’époque, je connaissais aussi les joueurs des autres régions, mais ceux qui étaient dominants à 13 ans ne le sont plus nécessairement à 15 ans. Je n’étais pas là pour voir leur progression. »

Ce qu’il connaît des joueurs nés en 2002 ?

« Il y a de très bons joueurs. Plusieurs ont traîné leurs équipes depuis longtemps. Il y a un très grand bassin, mais à mon avis, il y a un grand plateau de joueurs qui se ressemblent. Il faudra déceler ceux qui se démarquent avec des attributs complémentaires. »

Le grand jour

Quant au grand jour de son fils Manix, Éric Landry préfère se placer dans le siège du passager.

« C’est son repêchage. Pas le mien. Il faut que je m’occupe de mon équipe. »

Manix Landry a été le dernier joueur retranché de l’Intrépide midget AAA cette année. Plutôt que de joindre l’équipe midget espoir en Outaouais, il est allé jouer en Ontario avec l’Académie canadienne et internationale à Rockland.

Là-bas, il a connu une forte progression, devenant notamment le meilleur marqueur des séries éliminatoires de sa ligue scolaire.

Il a aussi profité d’une poussée de croissance. Il a grandi de quatre pouces durant l’année. Il a maintenant surpassé la taille de son père.

Malgré sa progression, Manix Landry ne faisait pas partie de la liste finale des joueurs admissibles au repêchage de la LHJMQ.

Son nom a toutefois été ajouté dans la catégorie « ajoutés par les équipes », ce qui veut dire qu’une équipe a démontré l’intention de le réclamer.

Ça pourrait être les Olympiques, mais certaines autres équipes auraient aussi manifesté de l’intérêt envers le rejeton de l’ancien patineur de la LNH.

Une équipe – pas Gatineau – a même confié au Droit qu’elle pourrait le réclamer beaucoup plus tôt que prévu.

À suivre.

Transaction importante

En début de soirée jeudi, les Olympiques ont amélioré leur rang de sélection de la première ronde de samedi.

Ils ont échangé leur choix #14 et #26 au Titan d’Acadie-Bathurst afin d’obtenir le choix #9.

« Ça nous donne un accès assuré à un joueur du top-10. Nous pensons qu’il y a une grande démarcation entre les 10-12 premiers joueurs du repêchage et le reste. Ça nous a coûté un choix de deuxième ronde pour aller chercher un joueur que nous sommes assurés d’avoir dans notre club la saison prochaine. C’est majeur », a avancé le directeur général Alain Sear.

Ce dernier recevait aussi des offres de plus en plus intéressantes pour son meilleur attaquant, Shawn Boudrias. Il n’est pas impossible que les Olympiques réclament deux joueurs en première ronde si Boudrias est échangé d’ici samedi.

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EN BREF

Bordeleau aux États-Unis

Classé septième sur la liste finale du Centre de soutien au recrutement de la LHJMQ, Thomas Bordeleau ne devrait pas être à Shawinigan ce week-end. Le fils de Sébastien Bordeleau, ancienne vedette des Olympiques de Hull, s’est déjà commis dans le programme national américain des moins de 17 ans. Il s’agit d’un engagement de deux saisons avec pénalités financières en cas de désistement.

Les Olympiques pourraient-ils être tentés de prendre un risque avec l’explosif attaquant du Phénix du Collège Esther-Blondin ? Après tout, l’entraîneur-chef Éric Landry et Sébastien Bordeleau sont de très bons amis. « C’est un pari que nous pourrions considérer dans les rondes tardives. Dans les premières rondes, nous voudrons sélectionner des joueurs qui vont faire partie de notre équipe d’ici deux ans, alors que Thomas ne viendra peut-être jamais dans notre ligue. Oui, Sébastien est un bon ami, mais Thomas ne serait pas disponible pour nous avant qu’il ait 18 ans. » 

Par contre, un précédent a été établi dans la LHO cette année. Antonio Bridges a été repêché par les Knights de London en deuxième ronde même s’il était engagé dans le programme américain U17. Il s’est déjà ravisé et va se rapporter aux Knights.

Higgins à Saint-Jean

L’aventure de Tyler Higgins avec les Olympiques est terminée. Le défenseur âgé de 20 ans sera prêté aux Sea Dogs de Saint-Jean pendant le prochain camp d’entraînement. S’il parvient à décrocher un poste là-bas, les Olympiques obtiendront une compensation. Le directeur général Alain Sear a indiqué que Giordano Finoro et Gabriel Bilodeau étaient assurés d’occuper un casier de joueur de 20 ans la saison prochaine.

Ça laisserait une lutte entre Anthony Beauchamp et Vincent Lampron pour le dernier poste disponible. Le Thursolien a connu des séries impressionnantes et partira avec une longueur d’avance au champ d’entraînement, à moins d’une transaction d’ici là.

Charles Henry sur place

Il n’est plus associé aux Olympiques depuis 2010,  mais l’ancien grand manitou du club, Charles Henry est toujours impliqué avec la LHJMQ à titre de conseiller spécial. Il est d’ailleurs à Shawinigan cette semaine à l’invitation du commissaire Gilles Courteau.