Charles-Antoine Roy a joué les héros en déjouant le gardien Cédrick Andrée sur un tir de pénalité en prolongation pour donner une victoire de 6-5 aux Olympiques sur les 67’s au Complexe Branchaud-Brière dimanche.

Remontée spectaculaire pour les Olympiques

Une semaine à Las Vegas a appris le sens du spectacle au Gatinois Charles-Antoine Roy.

À son retour dans l’uniforme des Olympiques dimanche au Complexe Branchaud-Brière, l’attaquant de 20 ans a complété une spectaculaire remontée en marquant sur un lancer de punition en prolongation. Son but a permis à son club de vaincre les 67’s d’Ottawa 6-5 dans le dernier match hors-concours des deux clubs.

C’était son troisième point du match. Les joueurs assis au banc des Olympiques se sont levés d’un trait, tout comme la foule estimée à près de 1000 spectateurs. Il faut dire que les acrobaties du gardien Cédrick Andrée avaient permis aux 67’s de prendre les devants 3-0 après deux périodes. Le Franco-Ontarien d’Orléans venait de blanchir les Olympiques pendant 100 minutes en matches hors-concours et son club semblait filer vers la victoire avant que les Gatinois commencent à tirer profit de l’indiscipline des visiteurs.

Manix Landry a été le premier à le déjouer en s’emparant d’un retour de lancer à la troisième minute du dernier tiers, puis les Olympiques ont égalé le pointage 3-3 pendant des avantages numériques. Carson MacKinnon a d’abord profité d’un autre retour pour réduire l’écart à 3-2 et Émile Hegarty-Aubin a égalé la marque pendant une supériorité numérique double où Félix-Antoine Tourigny venait d’être expulsé pour avoir sorti le genou sur David Aebischer. Le défenseur suisse venait de participer aux deux premiers buts des siens quand son match a pris fin.

Son état de santé sera réévalué lundi, mais il pouvait au moins marcher et plier son genou malgré la douleur après le match.

À 3-3, Manix Landry a ensuite propulsé les Gatinois en avance à l’aide d’un but de toute beauté avec moins de trois minutes à écouler au tableau. Zachary Fortin a inscrit le cinquième but de la période des Olympiques moins d’une minute plus tard. En avance 5-3, les locaux ont cependant eu chaud quand Alec Bélanger a fait 5-4 à peine 12 secondes après le but de Fortin. Puis, Jack Beck a envoyé les deux clubs en prolongation en faisant 5-5 à 12 secondes de la fin.

Accroché pendant une échappée en prolongation, Charles-Antoine Roy n’a pas raté sa deuxième chance.

« Honnêtement, dans les deux premières périodes, nous avons eu nos chances, mais Andrée était partout. Il arrêtait tout. En troisième période, nous avons eu des avantages numériques. Nous avons pris confiance et la rondelle a juste commencé à rentrer », a-t-il expliqué.

Cédrick Andrée a finalement été bombardé de 43 tirs. Creed Jones a affronté 29 tirs des 67’s. Yanic Crête, Félix-Antoine Tourigny et Dylan Robinson avaient trompé sa vigilance dans les deux premières périodes d’un match qui ne ressemblait en rien à un match hors-concours ordinaire.

« C’est l’fun de finir le calendrier hors-concours avec un match physique et rempli d’émotions comme celui-là. On ne va pas se plaindre de ça. C’était important de gagner ce match parce que nous allons les affronter deux fois en saison régulière. Nous avions perdu 1-0 à Rockland la première fois. Ça va nous donner confiance pour notre prochain affrontement contre eux », a ajouté Roy.

Comme tout duel entre les Olympiques et les 67’s, il y a eu de l’animosité. Un court combat a éclaté entre Zachary Fortin et Jack Quinn et un deuxième joueur des 67’s a été expulsé quand Hudson Wilson a fait une tentative de charger le banc des Olympiques en troisième période.

On sentait aussi que la victoire importait aux yeux des Olympiques, qui n’étaient privés que de Mathieu Bizier et Métis Roelens. Bizier a été retranché par les Red Wings de Détroit dimanche et sera à Gatineau mardi. Roelens a recommencé à patiner et devrait quant à lui être prêt pour le match d’ouverture. Les 67’s étaient toujours privés de cinq joueurs clés.

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« Une leçon d’humilité » — Tourigny

En avance 3-0 après deux périodes, les 67’s d’Ottawa semblaient se diriger vers un deuxième triomphe consécutif contre leurs rivaux de l’autre côté de la rivière des Outaouais, mais tout s’est écroulé en troisième période quand Cédrick Andrée a été battu pour la première fois.

«Je n’ai pas aimé notre troisième période où nous semblions être au-dessus de nos affaires. Sans être parfaits dans les deux premières périodes, nous avions compétitionné, mais notre gardien avait faussé la donne. Sans lui, ça n’aurait pas été 3-0. Ça nous a montés à la tête, je pense. Il faut tirer une leçon d’humilité. Le message a été passé. Il faudra voir s’il sera reçu. Notre performance ne m’a pas dérangé tant que ça. C’est notre attitude qui m’a déçu», a expliqué l’entraîneur-chef des 67’s, André Tourigny.

De l’autre côté du corridor, son homologue Éric Landry affichait un plus grand sourire.

«C’était spécial aujourd’hui. Une drôle de partie où nous avons commencé très fort. Andrée a fait de gros arrêts pour montrer à son club qu’il était là. Ils ont ensuite marqué deux buts sur deux tirs, mais ce n’était pas de la faute de notre gardien. Le score ne reflétait pas l’allure du match. Ça nous a pris un bout avant de reprendre nos esprits. En troisième période, nous avons profité de nos supériorités numériques pour prendre du momentum, ce que nous n’avions pas fait durant les deux premières périodes. Dans le dernier tiers, ça commençait à paraître qu’ils avaient un alignement avec moins de joueurs. Nous avions plus de jambes. J’ai aimé le caractère de nos joueurs pendant tout le match.»

Les Olympiques et les 67’s vont commencer leur saison régulière sur la route vendredi soir prochain.