Rémi Poirier a été le meilleur joueur des Olympiques dans un revers de 3-2 à Boisbriand contre l’Armada.

Rémi Poirier n’a pu tout faire seul

BOISBRIAND — Pendant un court moment, mercredi soir à Boisbriand, les Olympiques de Gatineau ont détenu une avance même s’ils étaient complètement dominés par l’Armada.

Dans un festival du revirement, Rémi Poirier changeait la donne devant la cage des Gatinois. Les locaux multipliaient les chances de marquer de grande qualité.

Après 34 minutes de jeu, ils menaient 31-12 au chapitre des tirs, mais les Olympiques avaient pris les devants 2-1 au pointage grâce aux prouesses de leur gardien.

Poirier a fait ce qu’il a pu. Sans lui, les Olympiques (19-30-4) n’auraient jamais été dans le coup. L’Armada a égalé la marque en fin de deuxième période, puis à l’image de la soirée, Alexandre Couture a procuré une victoire de 3-2 à l’Armada en profitant d’un autre surnombre. Un de trop.

À son neuvième départ de suite, Poirier a affronté 44 tirs de l’Armada (29-20-3) et même s’il a été le meilleur joueur de son club, il n’entendait pas à rire après ce troisième revers consécutif.

« Individuellement, j’ai bien joué, mais c’est un sport d’équipe. Dans une course aux séries, c’est un match que nous ne pouvions pas nous permettre de perdre, ou d’être mous et d’accorder trop de surnombres comme ça contre une équipe comme ça. C’est un très mauvais match de toute l’équipe. Il faudra se reprendre le plus rapidement possible contre Charlottetown vendredi. »

Son entraîneur-chef n’allait certainement pas le contredire.

« C’est notre pire match depuis Noël. L’Armada a joué avec rapidité. Elle nous a souvent pris à contrepied sur les transitions. Nous avions de la misère à lire le jeu ce soir. Dès qu’il y avait un revirement, ils partaient en échec avant. Ça nous a fait jouer sur les talons. Nous avons perdu plusieurs batailles à un contre un aussi. Sans Rémi, nous n’aurions jamais été dans le match aussi longtemps. Il a été sensationnel », a dit Éric Landry.

L’Armada a justement ouvert la marque sur une échappée pendant qu’elle se défendait en infériorité numérique. Antoine Demers a coupé une passe pour expédier Simon Pinard seul contre Poirier.

Les Olympiques ont repris vie rapidement en marquant deux fois sur deux tirs dans un intervalle de 21 secondes en deuxième période. Evan MacKinnon a déjoué Émile Samson en faisant dévier un tir de Manix Landry. Puis, Pier-Olivier Roy a complété un jeu de l’ex-Armada Adam Capannelli pour donner une avance de 2-1 aux visiteurs.

Maksim Bykov a ramené les compteurs à zéro dans la dernière minute de la deuxième période. Alexandre Couture a tranché l’égalité avec moins de sept minutes à jouer au match.

Le pointage de 3-2 donne l’impression d’un match serré. Ce n’était pas le cas.

« J’ai eu des matches de 50 tirs moins difficiles que celui de ce soir dans les séries contre Drummondville l’an dernier, a expliqué Rémi Poirier. C’est un des matches où nous avons donné le plus de surnombres de l’année. Les gars le savent... C’était constamment des trois contre deux, des deux contre un ou des échappées. Nous avons donné trop de bonnes chances de compter. »

Spectaculaire, il a limité les dégâts. Il espère que c’était juste un caillou sur le parcours. « C’est une mauvaise game. Ça va arriver, mais il va falloir que ça se produise le moins possible dans notre course aux séries. »

Blessé à la tête dans un match du 31 janvier, Émile Hegarty-Aubin a effectué un retour au jeu et a été un des meilleurs attaquants à Boisbriand. Les Olympiques ont toutefois disputé le match sans leur centre du premier trio.

Roelens blessé

Métis Roelens a été blessé au haut du corps dans le match contre Rimouski samedi dernier. Éric Landry ne pouvait pas encore se prononcer sur la durée de son absence. « C’est un joueur qui jouait de grosses minutes. Ça ne sera pas facile à remplacer. »

Les Olympiques conservent deux points d’avance sur les Mooseheads de Halifax au 16e rang de la LHJMQ, mais ceux-ci ont trois matches en main..