Éric Landry

Prolongation de contrat pour Landry

Au début de la saison 2017-18, les observateurs de la planète LHJMQ prédisaient une saison de misère aux Olympiques de Gatineau.

Les plus pessimistes ont même suggéré que l’équipe la plus titrée de l’histoire du circuit Courteau était menacée d’une place dans les séries éliminatoires pour la première fois depuis 1984.

La transaction presque inévitable de Vitalii Abramov était au coeur des préoccupations pour cette première année complète de l’ère d’Éric Landry derrière le banc de l’équipe gatinoise.

Or, les Olympiques ont connu un excellent départ et lorsqu’ils ont décidé de sacrifier le meilleur compteur de la LHJMQ à la mi-novembre, l’équipe s’est mise à gagner davantage. Elle a même connu une séquence de 10 victoires consécutives au mois de décembre.

Il y a presque un an, Landry avait également redressé les Olympiques après le congédiement de Mario Duhamel.

Parce que son club a effectué plusieurs transactions dans le cadre d’un plan à long terme, le directeur des opérations hockey des Olympiques, Alain Sear, a tenu à assurer une stabilité à son organisation en octroyant une prolongation de contrat de deux ans à son entraîneur-chef.

Éric Landry était sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2018-19. Il pourra maintenant manoeuvrer jusqu’en 2020-21, après la rentrée prévue dans un nouvel amphithéâtre.

«La décision a été assez facile à prendre. Quand j’ai approché le conseil d’administration avec le désir d’offrir une extension de contrat à Éric, je souhaitais nous offrir une stabilité à long terme. J’étais tanné de voir le va-et-vient au sein de notre organisation. Éric a prouvé qu’il était capable de mener cette équipe avec succès. Cette organisation a été bâtie par la qualité de ses entraîneurs. Il y a une harmonie et une chimie qui s’est installée entre tous les membres de l’organisation et la prochaine étape sera de retenir les services de nos autres entraîneurs», a mentionné Alain Sear pendant une conférence de presse au centre Guertin mardi.

De son côté, le principal intéressé n’avait qu’à contempler un mur dans son bureau pour montrer son appréciation devant sa prolongation de contrat.

Éric Landry fixait les photos de Pat Burns, Claude Julien et Alain Vigneault devant lui quand il a lancé ceci.

«Comment un Gatinois ne peut-il pas être motivé en regardant ces photos ? Benoît Groulx n’y est pas encore, mais il y sera éventuellement. Cette équipe a toujours eu du succès avec des entraîneurs locaux. Au niveau junior, c’est un job de rêve pour un gars de la place. Cette prolongation de contrat est une belle marque de confiance étant donné qu’il me restait encore un an et demi.»

Ce qu’il compte faire d’ici la fin prévue de son mandat ?

«Faire le mieux possible pour cette équipe et développer des joueurs pour le prochain niveau. Quand tu regardes les Alex Breton, Alexandre Landreville, Jeffrey Durocher et Gabriel Bilodeau, tu te dis qu’ils ont été formés ici et qu’ils sont taillés dans le moule de l’Olympique ultime.» Landry a gagné beaucoup de matches à sa première saison complète aux commandes des Olympiques, mais il souligne que rien de tout ça ne pourrait se produire sans l’appui de ses adjoints.

«Ron Choules, c’est la clé. Il est expérimenté. Il a été entraîneur-chef dans cette ligue. Il connaît bien notre ligue. C’est un excellent communicateur et son travail avec les défenseurs est reconnu. Francis Wathier, c’est un nouveau coach. C’est un ancien joueur qui a joué et gagné la coupe ici. Il est facile d’approche avec les jeunes alors que Stéphane Proulx excelle à développer nos gardiens. Je ne pourrais pas demander mieux comme soutien. Tout le monde est excellent dans son rôle et nous prenons les décisions ensemble dans l’intérêt fondamental de l’équipe.»