Émile Poirier.

Poirier signe son premier contrat de la LNH

Émile Poirier va se souvenir longtemps de son réveillon du jour de l'An 2014.
Deux semaines après avoir célébré ses 19 ans, il a posé sa griffe au bas d'un premier contrat de la LNH. Le choix de première ronde des Flames de Calgary s'est assuré de souligner l'événement en payant la traite à ses coéquipiers des Olympiques dans un établissement du Vieux-Hull.
«Nous avons passé une soirée mémorable hein?», a-t-il dit en pointant vers son coéquipier Alexandre Carrier jeudi matin.
Le 31 décembre, Émile Poirier a signé un contrat standard réservé aux choix de première ronde de la LNH. Repêché au 22e rang, l'attaquant des Olympiques s'est vu offrir le même pacte qu'Anthony Mantha (20e, Détroit) et Frédérik Gauthier (21e, Toronto). L'entente est d'une durée de trois ans où il touchera le salaire maximal de 925000$ réservé aux recrues s'il évolue dans la Ligue nationale. Il gagnera le maximum de 70000$ par année s'il joue dans la Ligue américaine. Le contrat, qui prenait effet le 31 décembre, est assorti d'un boni annuel à la signature de 92500$. Les Flames ont également consenti de lui offrir la clause du «salaire junior» de 10500$ pour l'année en court.
Voilà qui devrait aider à payer l'addition salée du party du Nouvel An!
«C'était un de mes objectifs de signer ce premier contrat avant la fin de l'année. Je suis très content. Ça devrait me servir de coup de fouet pour compléter la saison! J'ai vu plusieurs autres choix de première ronde signer leur contrat depuis le début de l'année. J'étais confiant que mon tour allait venir. Je veux gagner ma vie en jouant au hockey et c'est ce que je vais pouvoir faire», a expliqué celui qui a récolté 53 points en 36 matches à sa troisième saison avec les Olympiques.
L'ailier droit montréalais croit pouvoir commencer la prochaine saison dans la Ligue américaine, mais il préfère ne pas trop y penser pour le moment. Le club-école des Flames est situé à Abbotsford, en Colombie-Britannique. C'est loin de la maison.
«Mon objectif premier est d'amener les Olympiques le plus loin possible en séries éliminatoires.»
D'ici là, il pourra sûrement se permettre un autre luxe. Il conduit une Infiniti 2005 depuis que sa Kia a été accidentée cet été. «Je vais sûrement la changer pour un modèle plus récent, mais peut-être pas tout de suite!»