Rémi Poirier et Charles-Antoine Roy ont été deux rouages importants d’une victoire de 5-2 sur le Phoenix de Sherbrooke au centre Robert-Guertin vendredi soir. Ici, le gardien félicite l’attaquant après un but sur un tir de pénalité en première période.

Poirier brille dans une victoire des Olympiques

Après trois victoires convaincantes contre les Olympiques de Gatineau plus tôt cette saison, le Phœnix de Sherbrooke semblait encore parti pour la gloire vendredi soir au centre Robert-Guertin.

Dans les 11 premières minutes de jeu, les visiteurs menaient 11-1 au chapitre des tirs au but, mais un Olympique natif de l’Estrie a eu son mot à dire pour garder son équipe dans le coup. Le gardien Rémi Poirier bloquait absolument tout. Puis, pendant un jeu de puissance du Phoenix, Charles-Antoine Roy a créé un revirement pour s’échapper. On l’a fait trébucher. Il a soutiré un tir de pénalité. Il a déjoué Thommy Monette. C’était 1-0 pour les Olympiques, qui soudainement, avaient de la vie.

Poirier n’a cédé que sur le 25e tir du Phoenix en troisième période, celui de Bobby Dow. Le gardien recrue a ainsi permis aux locaux de filer vers une victoire de 5-2. Il a effectué 33 arrêts contre 26 pour Monette.

Dans les trois premiers duels, le Phoenix avait facilement triomphé par des marques de 7-1, 7-3 et 5-2.

« J’avais perdu mes deux premiers matches contre eux et ça n’avait pas été facile pour moi. Sherbrooke a un club qui tire beaucoup. Je m’attendais à ce qu’ils sortent en force comme ça. J’essayais de ne pas penser aux résultats de mes autres matches contre eux, mais c’était difficile ! J’étais content de faire beaucoup d’arrêts tôt dans le match parce que ça m’a permis de me réchauffer rapidement », a raconté le jeune homme de Farnham, première étoile de la rencontre.

Les Olympiques (22-31-5) ont repris des forces après une première période où ils venaient d’être dominés 17-7 dans les tirs.

Ils ont marqué les trois buts du deuxième engagement. Connor LePage a d’ailleurs mis fin à une séquence de 30 matches sans but en s’emparant d’un retour d’une autre échappée, celle d’Émile Hegarty-Aubin. LePage avait marqué cinq buts à ses quatre premiers matches dans l’uniforme des Olympiques en novembre, mais depuis, c’était le calme plat.

Pier-Olivier Roy a accentué l’avance pendant le premier avantage numérique des Gatinois et Charles-Antoine Roy a saisi un autre retour accordé par Thommy Monette pour faire 4-0. Les locaux ont dominé cet engagement 17-5 dans les lancers au but.

Bobby Dow a brisé la séquence d’arrêts de Poirier à la cinquième minute de la troisième période, mais Giordano Finoro et Alex-Olivier Voyer se sont échangés des buts en fin de rencontre.

« Nous avons manqué d’opportunisme en première période, a dit l’entraîneur-chef du Phoenix Stéphane Julien. Poirier a été excellent. Nous avons eu de bonnes chances de compter, mais Gatineau a compté sur son quatrième lancer. En deuxième période, nous nous sommes assis comme si nous pensions que nous allions dominer encore. Nous avons arrêté de patiner et ce sont les Olympiques qui ont fini par avoir une période comme la nôtre en première. En troisième, nous avons mis les efforts pour revenir, mais ce fut la même histoire. Poirier était solide. »

Ce qui est intéressant avec le nouveau format des séries éliminatoires par conférence de la LHJMQ, c’est qu’il est plus facile de prévoir son adversaire du premier tour. Pour Sherbrooke, ce sera probablement Gatineau ou Val-d’Or. Pour Les Olympiques, ce sera Sherbrooke ou Victoriaville.

Pour Rémi Poirier, cette victoire contre le Phoenix (34-22-2) était donc importante afin d’effacer tout complexe d’infériorité.

« Nous savons maintenant que nous sommes capables de les battre. Cette victoire contre le club de ma région est spéciale pour moi. Je connais plusieurs joueurs de l’autre côté. Ça va me faire du bien de les agacer un peu. »

Victorieux dans un deuxième match de suite où leurs gardiens ont dû se signaler, les Olympiques auront une autre grosse commande dimanche. Le Drakkar de Baie-Comeau sera le visiteur.

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EN BREF

Tournoi Royal-Brassard : Outaouais 10, visiteurs 1

Quatre des cinq équipes outaouaises inscrites à la 23e édition du tournoi bantam Royal-Brassard ont le vent dans les voiles. Après les deux premières journées de compétition, elles ont cumulé une fiche de 10-1, mais malheureusement pour les Mariniers d’Aylmer, leur revers en fusillade contre le Titan de la Rive-Nord a été fatal vendredi soir. Les quatre autres équipes outaouaises sont bien en vie et peuvent aspirer à chacun des trois titres dans les catégories AAA, AAA-relève et AA. L’Intrépide AAA a d’ailleurs signé un deuxième gain en autant de jours en déclassant les Voyageurs de l’Académie canadienne et internationale de Rockland 5-1. De leur côté, les favoris de la catégorie AAA relève ont disposé des Dynamiques du Collège Charles-LeMoyne 6-2 dans leur match d’ouverture. Justin Julien a inscrit un tour du chapeau alors qu’Alexis Bourque a fourni un doublé. Francis Woods a marqué l’autre but. Dans la catégorie AA, les Ambassadeurs de Gatineau ont eu raison des Sénateurs de Laval 4-2. Les Voisins de Papineau ont gagné deux fois : 5-3 contre le West Island et 4-3 contre le Frontenac de Québec. Les Mariniers avaient doublé le Royal Est 4-2 en matinée avant d’être surpris par le Titan de la Rive-Nord dans le dernier match de la soirée.

La séquence victorieuse des 67’s prend fin

Une mauvaise sortie du gardien Michael DiPietro a permis aux Frontenacs de Kingston de mettre fin à leur séquence de 15 matches sans victoire vendredi soir au Leon’s Center. Malgré un net avantage de 39-13 au chapitre des tirs au but, les 67’s d’Ottawa se sont inclinés 3-2. Paradoxalement, cette première défaite des 67’s (44-10-5) en temps réglementaire en 15 matches survient contre la pire équipe de la conférence de l’Est de la Ligue de l’Ontario. Ryan Cranford, un patineur d’Embrun, a inscrit le but de la victoire à mi-chemin en troisième période. Adrian Beraldo avait donné un coussin de deux buts aux Frontenacs (13-44-2) en marquant deux fois pendant des avantages numériques. Graeme Clarke, lui aussi sur le jeu de puissance, avait réduit l’écart à 2-1 et Kody Clark avait égalé la marque 2-2 en deuxième période, mais le gardien Brendan Bonnello n’a rien cédé par la suite. DiPietro n’a effectué que 10 arrêts. L’espoir des Canucks de Vancouver n’avait pas été convaincant non plus lundi dans un gain de 8-3 contre North Bay où il n’avait bloqué que huit tirs. L’équipe d’André Tourigny aura une semaine pour se remettre de cette défaite et rare victoire des Frontenacs. Ils n’ont pas d’autres matches à l’horaire ce week-end.