L’Ottavien Jacob LeGuerrier (8) tient Austen Keating (9) en échec sur cette séquence, mais l’attaquant de 20 ans des 67’s a marqué une fois en plus de préparer un but de Jack Quinn pour atteindre le plateau des 300 points en carrière dans la Ligue de l’Ontario. Ottawa a gagné 5-2 contre les Greyhounds de Sault Ste-Marie à la Place TD.

Plateau de 300 points pour Keating

Pendant un moment, Austen Keating a cru qu’il allait devoir attendre avant de célébrer son 300e point en carrière dans la Ligue de l’Ontario (LHO).

Sur une descente à deux contre zéro avec un filet désert, Marco Rossi a préféré prendre le tir pour inscrire le 30e filet de sa saison.

Keating attendait la passe. Elle n’est jamais venue. Il a fait de gros yeux au meilleur marqueur de la LHO. Après l’avoir fait languir en haussant ses épaules, il s’est ravisé pour aller lui donner l’accolade.

André Tourigny savait que Keating avait récolté son 299e point en marquant le premier but des 67’s d’Ottawa en première période. Quand les Greyhounds de Sault Ste-Marie ont choisi de garder leur gardien au banc malgré un déficit de 4-1, Keating est retourné sur la patinoire.

Cette fois, il a repéré Jack Quinn devant le filet. Quinn était devenu le premier marqueur de 40 buts de la Ligue canadienne de hockey en deuxième période. Il a ajouté son 41e filet sur le 300e point de Keating. Devant 4216 spectateurs à la Place TD, les 67’s ont signé une neuvième victoire de suite au compte de 5-2.

«Tenez Rossi loin de moi pendant la prochaine semaine! J’ai besoin de prendre une pause de lui. Ne mentionnez même pas son nom», a d’abord lancé Keating avec un gros sourire au visage.

Treizième joueur de l’histoire des 67’s à atteindre le plateau des 300 points, Keating a rapidement mis les pendules à l’heure par rapport à sa blague.

«Ce n’était pas une grosse affaire. Je suis content que Marco ait pu marquer son 30e but. Il a contribué à la majorité de mes 150 derniers points. Je lui en dois beaucoup! Je vais quand même lui faire la vie dure cette semaine. Comme leader, c’est mon rôle n’est-ce pas?!»

Vétéran de cinq saisons à Ottawa, Keating a réalisé l’exploit à son 293e match en carrière. Il a aimé que son entraîneur l’envoie à nouveau dans la mêlée avec l’occasion d’ajouter un autre but dans un filet désert. Choix de première ronde des 67’s en 2015, Keating tenait à atteindre le chiffre magique devant ses partisans.

«La plupart des joueurs vont vous dire qu’ils ne pensaient pas vraiment à atteindre certaines marques. Quand vous approchez un plateau important, la vérité c’est que ça vous trotte dans la tête. J’essayais de ne pas trop y penser, mais je me disais qu’en jouant de la bonne façon, je pouvais y arriver aujourd’hui.»

André Tourigny a connu Austen Keating quand il avait 18 ans. Il l’a vu s’épanouir sur la patinoire.

«Il mérite pleinement ce qui lui arrive. Je l’ai dit souvent. Il est la colle de notre club. Il apporte tellement d’énergie. Il fait tellement de bonnes choses. Il a amélioré son patin. Il n’avait pas de vitesse. Maintenant, il n’est pas un patineur élégant, mais personne ne joue avec autant de rapidité chez nous. Il saute sur toutes les rondelles libres. Il est de tous les échecs avant. Il n’arrête pas de provoquer des revirements. C’est dur de jouer contre lui.»

À part les buts de Quinn, Rossi et Keating, Noel Hoefenmayer a été l’autre 67 à déjouer Nick Malik, impliqué dans un duel de gardiens avec Cédrick Andrée. Les Greyhounds ont dominé le match 38-28 au chapitre des tirs.

Si Keating et Quinn (match de quatre points) ont retenu l’attention en attaque, Andrée a été la véritable vedette des 67’s dimanche. Le Franco-Ontarien a multiplié les arrêts spectaculaires, particulièrement pendant les avantages numériques des visiteurs. Zack Trott, sur une descente à deux contre zéro, et Cullen McLean ont été les seuls à pouvoir le battre.

Enfin, c’était une formalité, mais les 67’s (39-7-0) ont été les premiers à se qualifier pour séries de la LHO avec cette 26e victoire à leurs 27 derniers matches.