Choisi au neuvième rang de la première ronde du repêchage de 2018 par les Olympiques de Gatineau, Pier-Olivier Roy a noirci la feuille de pointage à 22 reprises à ses 27 derniers matches depuis le retour du congé de Noël.

Pier-Olivier Roy a pris son envol

Sans faire trop de bruit, le premier choix du repêchage 2018 des Olympiques de Gatineau commence à prendre ses aises à sa deuxième saison dans la LHJMQ.

Pier-Olivier Roy n’a pas connu plusieurs matches à points multiples, mais depuis le retour du congé de Noël le 28 décembre, l’attaquant de 17 ans a quand même récolté des points dans 22 des 27 derniers matches des Olympiques.

Pendant cette séquence, il a été parmi les joueurs les plus constants du club.

Après avoir inscrit sept buts et 26 points en 56 matches à 16 ans, Roy a déjà 11 buts et 32 points en 45 matches à sa deuxième saison avec les Gatinois. Son éclosion après le congé de Noël était quelque peu prévisible. Victime d’une entorse sévère de la cheville dès son premier match de la saison, Roy n’a jamais vraiment pu patiner à sa guise avant les Fêtes.

« J’ai raté plusieurs matches en début de saison et je n’étais vraiment pas à mon aise à mon retour. J’ai ressenti de la douleur pendant presque trois mois. Ma cheville était toujours enrubannée. J’avais perdu de la vitesse. C’est supposé être ma grande force. La pause de Noël a fait du bien. À mon retour, la douleur avait disparu. Je n’ai pas encore complètement repris ma vitesse de croisière. Je sais que je peux être encore meilleur que ça, mais je m’en vais dans la bonne direction », a expliqué le hockeyeur natif de Lac-Etchemin, qui fêtera ses 18 ans lundi prochain.

Son entraîneur, Éric Landry, a bel et bien remarqué que Roy patinait mieux depuis la fin décembre, mais pour lui, ce qui saute aux yeux, c’est son engagement sur la patinoire.

Un vétéran maintenant

« Tu vois qu’il a pris confiance en lui et que sa blessure ne le ralentit plus. Il veut être sur la glace et il veut faire la différence chaque fois qu’il embarque sur la patinoire. C’est à partir de là que j’ai pu dire qu’il était devenu un vétéran. »

Lorsqu’il est question de l’avenir des Olympiques, les noms de Zach Dean, Olivier Boutin et Manix Landry viennent immédiatement à l’esprit. Avec neuf buts et 24 points à ses 27 derniers matches, Pier-Olivier Roy a aussi démontré qu’il allait faire partie de l’équation.

« Il a près d’un point par match depuis le retour de Noël. Nos trois premières lignes ont marqué à peu près un but par match depuis ce temps-là et il fait partie de ce groupe-là. Nous avons deux unités sur le jeu de puissance, celui des jeunes et celui des vieux. Il est avec les jeunes et leur unité a régulièrement été capable de fournir des buts », ajoute Landry.

Récemment, avec la blessure à Evan MacKinnon, Landry a jumelé Roy à Zach Dean et Manix Landry. L’ancien des Chevaliers de Lévis apprécie l’expérience.

« Il se passe de belles choses quand nous jouons ensemble. Quand on regarde l’avenir du club, ça commence à être excitant. Nous avons de bons jeunes joueurs et nous allons en ajouter quelques-uns avec nos hauts choix au repêchage l’été prochain. Bientôt, nous formerons un des meilleurs clubs de la ligue sans oublier que le déménagement dans le nouveau centre s’en vient. »

D’ici là, Roy espère combler une partie du vide laissé après le départ d’Evan MacKinnon, qui produisait à plus d’un point par match depuis son arrivée en janvier.

« Evan avait amené de la stabilité sur nos trios. Ça paraît qu’il n’est plus là. Tout le monde doit en donner un peu plus, incluant moi qui joue du même côté à droite. »

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ENFIN UN CALENDRIER FAVORABLE

En plus d’avoir été coincés dans une tempête dans le nord-est du Québec, les Olympiques de Gatineau n’ont pas eu le calendrier le plus facile de la LHJMQ au cours des trois dernières semaines.

À leurs 11 derniers matches, ils ont disputé six duels contre des clubs qui peuvent sérieusement aspirer à la coupe du Président. Ils ont croisé les Saguenéens de Chicoutimi et l’Océanic de Rimouski à deux reprises en plus de se frotter au Phoenix de Sherbrooke et aux Eagles du Cap-Breton.

Même s’ils ont été dans le coup dans la majorité de ces matches contre l’élite du circuit Courteau, ils n’ont amassé qu’un point contre l’élite de la ligue durant cette séquence.

Les trois dernières semaines du calendrier régulier seront moins taxantes. 

Les Gatinois ont encore sept matches à l’horaire. Ils ont un dernier voyage en Abitibi et une courte excursion à Boisbriand à faire. Les quatre autres matches seront disputés au centre Robert-Guertin. À part le Phoenix de Sherbrooke et l’ancien capitaine Charles-Antoine Roy qui seront de passage samedi, les Olympiques n’affronteront plus de puissances de la LHJMQ.

Cinq de leurs sept dernières rencontres seront contre des équipes aux fiches inférieures à ,500.

Le Drakkar de Baie-Comeau sera le prochain visiteur vendredi. Les Tigres de Victoriaville et les Huskies de Rouyn-Noranda seront les autres visiteurs du « Vieux Bob » d’ici au 21 mars.

Avec une priorité de quatre points sur les Mooseheads de Halifax au 16e rang de la LHJMQ, les Olympiques ont un pied dans les séries, mais ils voudront accentuer cette avance au cours des prochains matches afin d’étouffer les espoirs des Mooseheads.

« Tous les matches seront importants. Ils sont bien éparpillés. Nous aurons du temps pour bien nous préparer. Nous avons montré contre Sherbrooke que nous pouvions gagner contre les meilleurs. Il faudra récolter le plus de points possible et ça va commencer contre Baie-Comeau vendredi », a expliqué le défenseur David Aebischer.

Le Suisse confirme que les dernières semaines ont été éprouvantes pour son équipe, surtout quand elle a dû passer une nuit à Tadoussac dans un motel pas trop confortable en raison des routes bloquées par une tempête.

« Nous avons mal dormi. Ce n’était pas plaisant. Nous n’avons pas eu les meilleures conditions pour jouer [à Drummondville vendredi]. Nous avons joué beaucoup de matches tout en faisant beaucoup de route. Là, nous aurons des matches contre l’Armada, les Huskies, les Foreurs. Ce ne sera pas des matches faciles. Ils se battent aussi pour remonter le classement, mais nous, il faudra ramasser des points », a-t-il ajouté.

Même s’il est tentant de regarder ce que font les Mooseheads, Aebischer rappelle que la balle est dans le camp des Olympiques, qui détiennent l’avance.

« Il ne faut pas tenir compte de ce que les Mooseheads font parce que ça va jouer dans nos têtes. Il faut jouer comme d’habitude en donnant le maximum. Le calendrier est optimal pour nous. Tout est là pour nous aider à aller chercher les points pour nous qualifier pour les séries. »