Le premier choix des Olympiques de Gatineau, Pier-Olivier Roy

Pier-Oliver Roy : « Dostie avec plus de fougue »

Quand les Olympiques ont fait une transaction pour améliorer leur rang de sélection au repêchage 2018 de la LHJMQ, c’était dans le but de réclamer Pier-Olivier Roy.

Leur souhait s’est réalisé samedi alors qu’ils ont pu sélectionner le dynamique attaquant des Chevaliers de Lévis au neuvième rang de la période ronde.

« Nous l’avons aimé dès le Challenge midget AAA à Gatineau en décembre. C’est un joueur qui joue dans l’identité recherchée par notre équipe. Il est rapide, talentueux et il travaille sans relâche. On le compare à Alex Dostie avec plus de fougue. Nous pensons qu’il va faire beaucoup de points pour nous », a lancé le directeur des opérations hockey des Olympiques, Alain Sear.

À 15 ans, Pier-Olivier Roy a inscrit 50 points en 40 matches avec les Chevaliers. Fabricant de jeu hors pair, Roy devrait faire le saut dans l’alignement des Olympiques dès la saison prochaine.

« Gatineau, c’est un bon endroit pour moi. Ils reconstruisent. Ils vont miser sur la jeunesse l’an prochain. Ils avaient déjà mon nom sur mon chandail quand je suis arrivé sur l’estrade. C’est bon de savoir qu’ils tenaient à moi ! »

À Lévis, il a vécu son moment fort en gagnant le tournoi de la coupe Dodge avec son frère Alexandre, un espoir des Screaming Eagles du Cap-Breton.

Natif du Lac-Etchemin, il connaît déjà l’entraîneur-chef des Olympiques Éric Landry.

« Nos styles sont similaires. Il jouait avec un grand niveau de compétition. Comme moi, il n’était pas le plus gros sur la glace, mais nous n’avons pas peur de la circulation lourde », a expliqué le centre de 5’9’’ et 155 livres, considéré 11e meilleur espoir du repêchage selon le Centre de soutien au recrutement de la LHJMQ.

La comparaison avec Dostie, un choix de première ronde des Olympiques en 2013, est flatteuse. Il a inscrit 188 points en 202 matches avec les Olympiques avant d’être sélectionné par les Ducks d’Anaheim.

Manix Landry a été le choix suivant des Olympiques, puis ils ont mis la main sur le défenseur Justin Gosselin en quatrième ronde. Un vol selon Sylvain Brunelle, directeur du recrutement des Gatinois.

« Il était beaucoup plus haut sur notre liste », a-t-il dit au sujet du coéquipier de Roy à Lévis.

William Paré, un défenseur robuste, l’a suivi en sixième ronde.

« Nous avons réclamé des joueurs de caractère. Nous cherchions à créer une identité. Sans dénigrer le talent des joueurs repêchés, nous cherchions surtout des joueurs combatifs et je crois que nous avons réussi », a avancé Brunelle, qui a également réclamé les attaquants Olivier Gervais-Daigneault et Zachary Gravel de même que le défenseur Xavier Brisebois et le gardien Alexis Giroux dans les 11 premières rondes.

RIXTE POUR UN CHOIX DE DEUXIÈME RONDE

Le commissaire de la LHJMQ devra ouvrir une enquête afin de dénouer une impasse entre les Olympiques de Gatineau et le Drakkar de Baie-Comeau au sujet d’un choix de deuxième ronde qui n’aurait pas été versé à l’équipe outaouaise à la séance de sélection de samedi.

Le malentendu est relié à une sous-entente qui serait survenue entre les deux clubs à la suite de l’arrivée du défenseur Nicolas Meloche à Gatineau en décembre 2015.

Benoît Groulx, le directeur général de l’époque aurait négocié une compensation pour les Olympiques. Celle-ci demeure floue quand on interroge le directeur aux opérations hockey Alain Sear. Par contre, le successeur de Groulx, Marcel Patenaude, était venu à s’entendre avec le directeur général du Drakkar Steve Ahern à la séance de sélection 2017.

Ce dernier avait indiqué au Droit qu’il pouvait obtenir un choix de troisième ronde en 2017 ou un choix de deuxième ronde en 2018.

Gatineau avait choisi la deuxième option, mais Steve Ahern a refusé d’honorer cette entente à l’amiable samedi à Shawinigan, privant ainsi les Olympiques d’un choix de deuxième ronde qu’ils croyaient obtenir.

«Nous avons des preuves écrites de cette entente. Gilles Courteau nous a demandé de lui fournir un affidavit de mes deux prédécesseurs pour régler le dossier. Nous tenons à ce que nos droits soient respectés. C’est un manque d’honnêteté. Tous les clubs négocient des ententes à l’amiable dans des transactions. Le Drakkar dit qu’il n’y a pas de preuves écrites de cette transaction. Nous en avons et M. Courteau recevra une lettre d’ici deux semaines», a indiqué Sear.

Celui-ci s’attend à ce que le dossier soit réglé d’ici le prochain repêchage de 2019.

«De notre côté, nous avons respecté notre parole en envoyant un choix de deuxième ronde pour Alex Dostie à Charlottetown. Pensez-vous que ça me tentait d’offrir cette compensation? Le manque de loyauté du Drakkar a déstabilisé nos plans. Nous avons été obligés de faire d’autres transactions pour obtenir des choix.»