À la retraite depuis 2015 en tant que joueur, Pavel Rosa a été entraîneur-adjoint pendant deux saisons avec une équipe junior suisse, mais l’ancien des Olympiques deviendra entraîneur-chef la saison prochaine.

Pavel Rosa devient entraîneur-chef en Suisse

Ancienne gloire des Olympiques de Hull et champion de la coupe Memorial en 1997, Pavel Rosa a franchi une autre étape vers une carrière d’entraîneur dans les rangs professionnels.

Après deux saisons comme entraîneur-adjoint de l’équipe junior des Dragons de Fribourg-Gottéron de la Ligue nationale A suisse (LNA), le Tchèque prendra le relais de Kari Martikanen en 2018-19. Ce dernier retournera chez lui, en Finlande, l’année prochaine. La direction des Dragons a donc annoncé cette semaine que Rosa serait son remplaçant.

«Je me sentais prêt. Quand le poste s’est ouvert, j’ai dit à la direction que si elle voulait me considérer, j’étais intéressé», a raconté l’ancien champion compteur de la LHJMQ au Droit jeudi.

Les dirigeants n’ont pas été difficiles à convaincre. Christian Dubé, son ancien coéquipier des Olympiques, est le directeur général de toute la structure des Dragons.

«C’est sa troisième année dans l’organisation. Je suis arrivé ici à cause de lui», a ajouté celui qui revient toujours en Outaouais pendant l’été pour profiter du chalet familial.

Son épouse est native de «Hull» et même si la famille Rosa est heureuse en Suisse, un retour au Canada reste dans les cartes.

«La vie est belle ici. Ma femme et les enfants sont contents. Je suis en train de faire mes classes chez les juniors et c’est sûr que j’aimerais devenir entraîneur-chef dans la LNA, mais j’ai un plus grand rêve encore. Je voudrais devenir un entraîneur dans la LNH. Pour y arriver, je devrai sans doute passer par le hockey junior canadien. Un retour dans la LHJMQ est toujours envisageable à plus long terme», a dit l’ancien choix des Kings de Los Angeles âgé de 40 ans.

D’ailleurs, même s’il a disputé son dernier match avec les Olympiques il y a 20 ans, Rosa continue de surveiller ce qui se passe chez son alma mater. Il a remarqué qu’Éric Landry faisait du bon boulot à la tête du club.

Natif de Gatineau, Landry n’a jamais joué pour les Olympiques avant d’accéder au poste d’entraîneur-chef, mais il a joué en Suisse pendant une bonne partie de sa carrière professionnelle. Rosa, lui, a joué deux saisons avec les Olympiques avant de poursuivre sa carrière en Europe.

«On se connaît. On a joué l’un contre l’autre en Suisse et en Russie. On se parle à l’occasion. Je suis content qu’il ait la chance de coacher chez lui.»

La ligue junior élite suisse où Rosa fera ses débuts comme entraîneur-chef est très différente de la LHJMQ, dit-il.

«La Suisse est un petit pays. Notre ligue professionnelle compte 12 équipes. Chacune est responsable de construire sa propre structure à partir des tout-petits. Chez les juniors, le côté commercial est absent. Nous existons pour développer des joueurs pour le grand club. Nous ne vendons pas de billets. Il n’y a pas de repêchage, pas d’échange. Il n’y a pas foule à nos matches. Peut-être 50 personnes, mais c’est du hockey excitant.»

Pavel Rosa a laissé sa marque chez les Olympiques où il a récolté 269 points en seulement 129 matches. Martin Ménard était son principal complice. Des blessures ont mis fin prématurément à son parcours dans la LNH où il n’a disputé que 36 matches. Il a amassé 18 points avec les Kings.