« Nous avons quelque peu modifié notre structure», a confié Vitalii Abramov.

Olympiques: des ajustements profitables

La fin de semaine est déjà arrivée pour les Olympiques de Gatineau.
Leur séquence de trois victoires sera mise à rude épreuve jeudi soir alors que les redoutables Huskies de Rouyn-Noranda seront de passage au centre Robert-Guertin. Puis, vendredi, ils disputeront déjà leur dernier match de la semaine en accueillant une équipe aux antipodes des Huskies (32-13-6).
Les Wildcats de Moncton (13-34-3) seront en ville. Faut-il le rappeler ? Ils occupent le dernier rang de la LHJMQ. L'équipe qui a éliminé les Olympiques au deuxième tour des séries éliminatoires l'an dernier n'est plus l'ombre d'elle-même. Elle a fait maison nette à la date limite des transactions et elle en paye chèrement le prix à court terme. Elle n'a pas gagné une seule fois à ses 17 derniers matches !
La troupe d'Éric Landry a relevé son dernier défi avec brio en prenant la mesure des Cataractes de Shawinigan samedi dernier. Pour répéter l'exploit contre un autre club du top-10 canadien, elle devra appliquer sa nouvelle recette gagnante. Le gardien Mathieu Bellemare a dévoilé une partie du secret des récents succès des Olympiques (22-26-4) après la victoire au centre Gervais Auto.
À la télévision, il a avancé que l'équipe était revenue à un système de jeu qui ressemblait plus à celui de Benoît Groulx l'an dernier. Un système avec lequel les joueurs des étaient plus familiers. Pourtant, les vétérans de la dernière saison n'ont pas été aussi loin lorsqu'ils ont été appelés à parler de ce changement dans le système de jeu.
Vitalii Abramov et Marc-Olivier Crevier-Morin ont plutôt parlé d'ajustements. « Nous avons quelque peu modifié notre structure, dit Abramov. La plus grande différence se trouve dans nos sorties de zone. Les défenseurs sont plus rapides pour nous passer la rondelle afin de nous permettre de sortir de notre zone en vitesse. Nous sommes moins désorganisés dans notre zone. On y gaspille moins d'énergie. Notre couverture de zone défensive est également un peu différente. »
Le capitaine Crevier-Morin tempère encore plus les propos du meilleur compteur du club. « J'aimerais vous dire que nous avons changé des choses, mais la réalité, c'est qu'à 20 matches de la fin de l'année, c'est difficile de changer un système de jeu. Nous avons apporté des ajustements. S'il y a un changement, c'est dans les entraînements. Éric (Landry)  des exercices qui ressemblent plus à ceux de Benoît Groulx. D'ailleurs, certains de ces exercices sont ceux qu'Éric avait amenés à Benoît. »
L'autre différence par rapport au régime de Mario Duhamel selon Crevier-Morin, c'est aussi dans les attentes placées envers les joueurs. « Éric est exigeant. Il n'y a pas eu une pratique facile à ce jour. Il nous prépare à aller à la guerre. C'est comme ça que nous allons devenir plus constants. Comme équipe, je dirais que nous en donnons davantage maintenant. »