Le Gatinois Derick Brassard se joint au groupe des propriétaires des Olympiques de Gatineau.
Le Gatinois Derick Brassard se joint au groupe des propriétaires des Olympiques de Gatineau.

Officiel: Derick Brassard se joint aux Olympiques

Le secret le moins bien gardé en ville peut enfin être levé.

Après des mois de spéculations, Derick Brassard se joint officiellement au groupe des propriétaires des Olympiques de Gatineau. Le club en a finalement fait l’annonce mercredi matin. Le Gatinois de 32 ans fait partie d’un groupe de trois personnes à acheter 10 % des parts du club. Le hockeyeur des Islanders de New York aura 5 % des parts de son groupe d’actionnaires. Le pharmacien Michel Quesnel et Yan Hébert, aussi associés au resto-bar La Drave, se partageront l’autre 5 % des actions. Pour Michel Quesnel, c’est un retour aux sources, lui qui avait déjà fait partie du groupe des actionnaires entre 1998 et 2002.

L’entente était ficelée depuis plusieurs semaines, mais le virus de la COVID-19 a ralenti l’approbation du dossier aux bureaux de la LHJMQ. La preuve, c’est que Brassard a joué un rôle important dans l’embauche du nouvel entraîneur-chef et directeur général Louis Robitaille. Il a notamment participé aux entrevues avec les candidats.

Joint par Le Droit mardi à St-Louis, Brassard a avoué que son travail auprès des autres actionnaires et de la nouvelle direction des opérations hockey l’avait beaucoup aidé à passer à travers les premières semaines de confinement, quand il était seul, dans son appartement sur Long Island.


« [...] J’ai passé beaucoup de vendredis et de samedis à Guertin. J’ai grandi en admirant plusieurs joueurs. »
Derick Brassard

Mordu de hockey, Brassard a profité des dernières semaines pour colliger toutes les informations possibles pour se mettre au parfum des activités rattachées au hockey junior. L’ancien des Voltigeurs de Drummondville pense patiner encore plusieurs années au hockey professionnel, mais il ne sera pas un actionnaire passif.

«J’embarque parce que j’aime ça. Veux, veux pas, les Olympiques ont eu une influence sur mon parcours dans le hockey. Je me souviens que mon père m’emmenait souvent voir l’équipe. Je ne me souviens pas exactement des années, mais je sais que j’ai passé beaucoup de vendredis et de samedis à Guertin. J’ai grandi en admirant plusieurs joueurs. Je peux dire qu’ils m’ont influencé dans mon choix de carrière.»

L’idée de s’impliquer auprès de l’équipe junior de son patelin a commencé à germer il y a environ deux ans.

«J’ai été approché, puis j’ai pris le temps d’y penser. Je vais m’impliquer, entre autres, parce que j’ai confiance en Louis (Robitaille). J’ai confiance en Martin (Raymond). Je trouve qu’ils viennent d’embaucher du bon monde. Je parle à beaucoup de gens, dans le petit monde du hockey, au Québec. Ces gens-là ont l’impression que notre organisation vient de gagner en crédibilité. Nous sommes sur le bon chemin.»

Ancien joueur de l’Intrépide de Gatineau, choix de première ronde dans la LNH et ancien joueur des Sénateurs, Brassard tenait aussi à revenir à ses racines en s’associant aux Olympiques et à la LHJMQ.

«J’ai passé du très bon temps à Drummondville. Mon gilet a été retiré par les Voltigeurs l’an dernier. J’ai tout le temps été un fan de hockey. J’aime regarder des matches pour analyser. J’aime regarder des matches de la LNH pour essayer de m’améliorer, moi-même, en tant que joueur. J’aime aussi regarder des matches à d’autres niveaux pour analyser les performances de tous les joueurs. Avec les Olympiques, nous sommes bien conscients que nous ne sommes pas dans la LNH. Nous allons quand même traiter nos joueurs du mieux qu’on peut. Louis a un bon plan en tête. Avec le nouvel aréna, nous serons bien installés. Serge Haché est là depuis plusieurs années. On va bien travailler, tout le monde, ensemble.»

Brassard ne connaissait pas vraiment Yan Hébert et Michel Quesnel avant de s’associer aux deux hommes d’affaires. Ceux-ci tenaient toutefois à faciliter la rentrée des joueurs de la région dans le groupe d’actionnaires.

«Il reste encore 10 % des parts à vendre. Nous aimerions que le prochain groupe voudra aussi s’associer à un joueur de la région ou un ancien des Olympiques. Ce qui est intéressant, c’est que nous sommes tous des gars de la région et nous voulons tous faire revivre les années de gloire du club à nos partisans», a raconté Yan Hébert, également bien connu à titre de professionnel du golf.