Mikaël Martel piaffe d’impatience à l’idée de jouer son premier match à Guertin dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ.
Mikaël Martel piaffe d’impatience à l’idée de jouer son premier match à Guertin dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ.

Mikaël Martel: l’éminent policier de l’Océanic

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Pour la première fois de la saison, les Olympiques de Gatineau ont déjà vendu plus de 2000 billets en prévision de leur prochain match au centre Robert-Guertin.

L’Océanic de Rimouski sera en Outaouais pour son unique visite et pour l’occasion, il disputera deux matches plutôt qu’un ce week-end.

Au sein de ce club aspirant à la coupe du Président, Mikaël Martel piaffe d’impatience à l’idée de jouer son premier match à Guertin dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ. Or, la recrue gatinoise sait très bien que la frénésie aux guichets est probablement stimulée par la présence d’Alexis Lafrenière, meilleur espoir du prochain repêchage de la LNH.

« C’est sûr que les billets ne partent pas rapidement juste pour moi », lance en riant celui qui a percé l’alignement de l’Océanic à 18 ans après avoir été préalablement repêché à 15 ans par le Cap-Breton.

Après 46 matches, l’ancien de l’Intrépide de Gatineau a un but et trois points à sa fiche. Son utilité ne se mesure pas avec des statistiques à Rimouski. Le rôle du colosse de 6’1’’ et 208 livres consiste à amener de l’intensité à son équipe grâce à ses percutantes mises en échec qui lui valaient souvent des pénalités dans la Ligue midget AAA du Québec.

« Le junior majeur est mieux adapté à mon style de jeu. Dans le midget AAA, dès que mes mises en échec faisaient trop de bruit, j’avais une punition. J’ai réalisé que le hockey junior était plus permissif quand j’ai joué avec les Flames de Gatineau l’an dernier. »

Martel se préparait justement à retourner chez les Flames cette année quand il a reçu un appel de l’Océanic à la fin de l’été. Au bout du fil, l’entraîneur-chef et directeur général Serge Beausoleil lui demandait s’il avait changé son style depuis le midget AAA.

« Il avait besoin d’un joueur comme moi. Je lui ai dit que je n’avais rien changé, mais que j’avais déjà amorcé des études en techniques policières à Gatineau. J’avais fait une croix sur le junior majeur. J’étais inquiet de changer de place, mais l’Océanic et mon agent ont fait un travail admirable pour me permettre de poursuivre mes études à Rimouski. »

Joueur étudiant par excellence de l’Océanic en janvier, Martel n’a jamais eu le temps de regretter son choix.

« Crime non ! D’Artagnan Joly m’avait dit de belles choses sur l’organisation cet été. Je n’ai pas été déçu. Les partisans sont fantastiques. Ils nous encouragent même en ville. Nous jouons presque toujours devant 3000 spectateurs et l’organisation nous traite comme des rois. »

Martel n’évolue pas dans le même trio qu’Alexis Lafrenière, mais le Gatinois l’a toujours à l’œil au cas où l’adversaire prendrait trop de libertés sur le joueur étoile.

« Mon rôle n’est pas facile à jouer. Les joueurs capables de protéger leurs coéquipiers et de livrer de grosses mises en échec sont devenus une denrée rare dans le hockey d’aujourd’hui. Je n’ai pas été obligé d’intervenir souvent. J’ai eu trois bagarres cette année, mais les gars me disent souvent qu’ils ont plus de place sur la glace quand je suis là. »

La glace, Martel la voit de plus en plus souvent aussi.

« Depuis les Fêtes, je fais partie d’un trio d’énergie avec Olivier Bourret et Maxime Collin. Mon temps de glace a doublé ! Serge [Beausoleil] a plus confiance en moi que moi ! Je ne pourrais pas être mieux tombé qu’à Rimouski, là où je me sens apprécié. »