Maxime Talbot portera une attention particulière sur le repêchage virtuel de la LHJMQ
Maxime Talbot portera une attention particulière sur le repêchage virtuel de la LHJMQ

Maxime Talbot ne sera jamais bien loin des Olympiques

C’est le début d’une des semaines les plus importantes de l’histoire des Olympiques de Gatineau.

Vendredi soir, au repêchage virtuel de la LHJMQ, l’équipe outaouaise détiendra trois des quatre premiers choix de la séance de sélection. Elle possède aussi le 13e choix du premier tour.

Maxime Talbot, un des joueurs à avoir rendu le #25 célèbre chez les Olympiques avec Martin Ménard, portera une attention particulière sur cette soirée historique.

«C’est un bon temps pour être un partisan des Olympiques. Nous assistons à une période excitante avec tous les changements qui sont survenus dans la direction de l’équipe. Sur la glace, l’avenir, commence vendredi! J’espère que cette période va permettre à l’équipe d’aller chercher de nouveaux partisans et récupérer ceux qui sont partis dans les dernières années», a dit celui qui a gagné deux fois le trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries de la LHJMQ en 2003 et 2004.

Vous l’avez appris cette semaine dans Le Droit. En raison de son affiliation à l’agence de joueurs CAA, Maxime Talbot n’a pas le droit de rejoindre l’équipe à titre de propriétaire. Afin d’éviter de se placer en situation de conflits d’intérêts, il lui est aussi interdit d’occuper un poste rémunéré au sein de l’organisation où il a grandi.


« Que je sois propriétaire ou non, il y a des gens autour de la table des Olympiques que j’aime beaucoup. C’est l’équipe qui m’a formé en tant que jeune athlète. »
Maxime Talbot

Maxime Talbot aurait bien aimé revenir dans le giron des Olympiques quand l’organisation battait de l’aile l’hiver dernier. L’équipe traversait une crise interne. Elle ne gagnait pas sur la patinoire et les gradins se vidaient. Talbot a voulu aider et il était allé droit au but en appelant directement le commissaire Gilles Courteau.

«Je voulais en avoir le coeur net. J’étais prêt à m’impliquer. J’avais eu beaucoup de discussions avec des gens au sein de l’organisation comme Jocelyn Cayer (actionnaire) et même avec Brass (Derick Brassard). Son arrivée vient d’être officialisée, mais ça fait plusieurs mois qu’il est dans le décor. J’ai donc appelé M. Courteau pour connaître la réglementation et voir les rôles que je pouvais jouer au sein de l’équipe. Finalement, il n’y a vraiment pas beaucoup d’options quand tu travailles dans une agence de joueurs...»

L’appel de Robitaille

Champion de la coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh, Talbot ne peut donc pas être un membre officiel des Olympiques, mais il ne sera jamais bien loin de son alma mater.

«Une des premières choses que Louis Robitaille a faites en devenant entraîneur-chef, c’est de m’appeler pour me dire qu’il voulait ramener des anciens dans l’entourage de l’équipe. J’ai répondu que je ferais n’importe quoi pour aider pourvu que ce soit légal! Ça va me faire plaisir. Je suis là pour aider Brass aussi. Notre agence le représente. Je serai toujours un Olympique.»

Maxime Talbot salue d’ailleurs la rentrée de Derick Brassard chez les Olympiques.

«Ça fait longtemps qu’on se connaît. Nous avons plusieurs amis communs. Brass, c’est un bon chum. L’équipe a posé les bons gestes depuis le remaniement. Elle a analysé ses besoins. Louis Robitaille est un bon gars de hockey. C’est un passionné. Il veut bien faire. Il veut ramener la passion. Il se souvient très bien d’avoir joué à Guertin contre nous. Nous avons eu de bonnes batailles. Il veut amener les fantômes dans le nouvel aréna. Il a de grandes ambitions. Il est prêt pour le défi.»

Aide de transition

Officiellement, «Mad Max» n’a pas de poste au sein des Olympiques. Officieusement, il a quand même aidé son ancienne équipe en conseillant l’actionnaire Jocelyn Cayer quand il n’y avait pas vraiment de maître à bord après les démissions du directeur des opérations hockey Alain Sear et du président Martin Lacasse. Ses suggestions ont coïncidé avec une série de victoires.

«Que je sois propriétaire ou non, il y a des gens autour de la table des Olympiques que j’aime beaucoup. C’est l’équipe qui m’a formé en tant que jeune athlète. Pour moi, le hockey junior a été une école de vie extraordinaire. J’ai la réputation d’être un Penguin, mais j’ai joué dans quatre équipes de la LNH et deux autres en Russie. J’ai appris à m’intéresser à la gestion des équipes. Quand j’ai parlé avec M. Cayer, j’ai parlé avec mon coeur. Les joueurs avaient besoin de se sentir appréciés. Ils avaient besoin de développer un sentiment d’appartenance. Ce sont souvent des petits détails. Rien d’extravagant. Les Olympiques ont été très réceptifs. J’étais bien traité pendant mes années à Gatineau. J’étais moins impliqué dans les dernières années, mais j’avais entendu des histoires... Aujourd’hui, je sens que la direction veut donner les outils à Louis (Robitaille) pour redorer le blason de l’équipe.»

À défaut d’être actionnaire ou encore d’être assis à la présidence du club, Maxime Talbot sera toujours qu’à un coup de tenir de pouvoir venir en aide.