Maxime Talbot était intéressé à accéder à l'actionnariat des Olympiques de Gatineau, mais son travail avec l'agence CAA va l'empêcher d'occuper un poste officiel dans l'organisation.
Maxime Talbot était intéressé à accéder à l'actionnariat des Olympiques de Gatineau, mais son travail avec l'agence CAA va l'empêcher d'occuper un poste officiel dans l'organisation.

Maxime Talbot ne pourra pas imiter Brassard

Mine de rien, Derick Brassard est le premier joueur de la LNH à devenir copropriétaire des Olympiques de Hull/Gatineau depuis Wayne Gretzky.

Aux quatre coins de la Ligue canadienne de hockey (LCH), les joueurs ou les anciens du circuit Bettman sont de plus en plus nombreux à revenir à leurs racines en s’impliquant auprès d’équipes de hockey junior.

Chez les Olympiques, on espère que l’arrivée de Brassard pourra stimuler l’intérêt d’autres hockeyeurs connus de la région à joindre à l’organisation. Quand une crise a secoué le deuxième étage du club en décembre dernier, plusieurs noms avaient été évoqués pour aider l’équipe à rebâtir sa crédibilité.

Luc Robitaille a réfléchi longuement à la possibilité d’investir auprès de son équipe junior. Finalement, le temps lui manquait et il a été obligé de repousser ce projet à plus tard.

Maxime Talbot, un autre grand de l’organisation, avait aussi démontré de l’intérêt à redonner à son équipe junior. L’idée de joindre les Olympiques en même temps que Luc Robitaille le séduisait.

Malheureusement, les Olympiques ont aussi dû faire une croix sur ce scénario parce que Talbot est maintenant associé à l’agence de joueurs CAA de Patrice Brisson. Le règlement de la LHJMQ est bien clair à cet effet. Afin d’éviter tout conflit d’intérêts avec les joueurs d’une équipe, un propriétaire ne peut pas faire partie d’une agence.

«Maxime a le logo du club tatoué sur le coeur, mais il n’a pas le droit d’investir ou même d’avoir un poste dans notre club tant qu’il sera associé à une agence. Il a toutefois offert de nous aider d’une façon ou d’une autre si le besoin s’en faisait sentir», a expliqué l’actionnaire Jocelyn Cayer, le représentant des Olympiques à l’assemblée des membres de la LHJMQ.

Le double champion de la coupe du Président et champion de la coupe Stanley aurait fait passer la crédibilité du club à un autre niveau, mais il ne peut pas se retrouver sur la liste de paye du club dans la position où il se trouve en ce moment.

Il reste encore 10 % des actions du club à vendre. D’autres anciennes gloires sont sur le radar des propriétaires. José Théodore est encore dans les parages. Une autre perche a été tendue vers Jean-Gabriel Pageau. Les noms de Claude Giroux et de Paul Byron vont revenir constamment sur le tapis, mais tout comme Pageau, ils sont encore concentrés sur leurs carrières actives dans la LNH. De toute façon, les propriétaires des Olympiques ne précipiteront aucun geste.

«Nous aimons mieux prendre notre temps pour choisir les bonnes personnes avec les actions qui restent à vendre. Il n’y a rien de pressant. Quand la bonne combinaison sera possible, nous irons de l’avant, mais c’est sûr que nous aimerions avoir d’autres anciens joueurs avec nous», a ajouté Jocelyn Cayer.

Chez les Olympiques, c’est le président du conseil d’administration François Beaudry qui gère le dossier des nouveaux actionnaires. Sans entrer dans les détails, il croit en ses chances de convaincre au moins un autre gros nom d’acheter les actions qui sont encore disponibles.

«Nous négocions avec plusieurs différents groupes. Les discussions sont toujours en cours. L’arrivée de Derick est une autre action positive. La rentrée dans le nouvel amphithéâtre approche. Nous aurons bientôt un solide club sur la glace. Nous nous attendons donc à annoncer d’autres bonnes nouvelles dans un avenir rapproché, même si la Covid-19 vient compliquer les choses», dit-il.