Maxim Trépanier célèbre le but qui allait donner la victoire aux Mooseheads de Halifax contre le Storm de Guelph dimanche au tournoi de la coupe Memorial.

Maxim Trépanier explose à Halifax

Déjà bien nantis pour viser la coupe du Président et la coupe Memorial en 2019, mais aussi en 2020, les Mooseheads de Halifax n’ont fait qu’une seule transaction majeure après le dernier congé de Noël.

Ancien joueur des Olympiques de Hull devenu directeur général à Halifax, Cam Russell est venu puiser chez son alma mater en versant un choix de premier tour ainsi que le Gatinois William Dagenais afin d’ajouter Maxim Trépanier (et un choix de quatrième ronde), le morceau manquant à son casse-tête.

Avec un peu de patience, l’attaquant de 19 ans aura valu son pesant d’or aux Mooseheads. Limité à huit matches (sept points) en raison de blessures en saison régulière, Trépanier est devenu le deuxième marqueur des Mooseheads pendant les séries éliminatoires sur un pied d’égalité avec Arnaud Durandeau. Ses 20 points en 22 matches lui ont permis de terminer les séries de la coupe du Président parmi les 10 meilleurs compteurs de la ligue en plus d’aider les « Orignaux » à atteindre la finale contre les Huskies de Rouyn-Noranda.

À la coupe Memorial, où les Mooseheads sont les hôtes du tournoi, l’ancien de l’Océanic de Rimouski et des Olympiques a porté son jeu offensif à un autre niveau en récoltant cinq points pour contribuer aux deux premières victoires des siens. Après deux matches, il partageait le sommet du classement des compteurs avec Sean Durzi du Storm de Guelph. Trépanier a justement inscrit le but vainqueur des Mooseheads contre le Storm, tombeur des 67’s d’Ottawa dans la finale de la Ligue de l’Ontario.

Meilleurs moments

C’est une évidence. Maxim Trépanier traverse les meilleurs moments de sa carrière junior.

« Je n’apprendrai rien à personne que la confiance en soi joue un rôle capital à ce temps-ci de l’année. Dès le début des séries, j’ai été placé dans une situation favorable avec Arnaud Durandeau et Keith Getson, puis Benoît-Olivier Groulx au retour de sa mononucléose. On m’a fait jouer avec des joueurs talentueux et je n’avais qu’à les suivre en amenant ma propre touche offensive », a-t-il expliqué au Droit mardi, en attendant le prochain match des Mooseheads contre les Huskies de Rouyn-Noranda mercredi soir.

À Halifax, où toute la ville vibre au rythme des Mooseheads, Trépanier s’abreuve de la frénésie créée par les partisans.

« C’est différent de partout où j’ai joué avant. Pendant les séries, nous n’avons jamais joué devant moins de 8000 spectateurs. C’est presque toujours plein au Scotiabank Center. Nos partisans étaient électrisants durant les séries, mais ils le sont encore plus pendant la coupe Memorial. Je m’amuse comme jamais et notre esprit d’équipe est à son mieux. »

Le parcours des Mooseheads jusqu’à la finale de la LHJMQ et le tournoi de la coupe Memorial s’avèrent aussi une vitrine pour permettre à Trépanier de préparer son avenir, autant au hockey junior qu’au hockey professionnel. Les Mooseheads alignent 12 joueurs âgés de 19 ans cette saison. Seulement trois pourront revenir l’an prochain. Tout ce beau monde est en audition afin de faire partie d’une autre formation qui pourra aspirer au championnat.

« Je n’ai aucune idée des plans du club. Ça va venir à la fin de la saison dans nos rencontres avec la direction, mais si on m’offre de revenir, je vais le faire en courant ! J’ai aussi une super bonne famille de pension. »

En pleine éclosion, Trépanier espère aussi que ses exploits sur la glace vont retenir l’attention des recruteurs de la LNH.

« La coupe Memorial, c’est le meilleur tremplin pour se faire voir, mais encore là, je ne veux pas trop y penser. J’ai déjà fait l’erreur de penser à mon repêchage quand j’étais dans le midget AAA et ça m’a mal servi. Pour le moment, nous essayons d’éviter toutes les distractions. Nous avons tous supprimé nos comptes de réseaux sociaux. Nous n’avons qu’un objectif en tête et c’est la coupe Memorial. »

Avec la santé retrouvée, Trépanier arrive enfin à exploiter son potentiel immense, lui dont le chemin a été parsemé d’embûches depuis son entrée dans la LHJMQ.

« J’ai toujours eu confiance en moi. J’ai été blessé souvent. J’ai été échangé deux fois aux Fêtes. J’ai dû m’adapter, mais je vois que mon travail acharné porte fruit », a conclu celui qui était le meilleur compteur des Olympiques au moment d’être échangé à Halifax le 27 décembre dernier.