Manix Landry a gagné un demi-pouce et ajouté 12 livres à sa charpente au cours de l’été. À 16 ans, il frôle les 5’11’’ et pèse 173 livres. Il est déjà plus grand et plus costaud que son père Éric à ses débuts dans la LHJMQ à l’âge de 18 ans qui mesurait 5’8’’ et pesait 168 livres avec le Laser de Saint-Hyacinthe en 1993-94.

Manix Landry en pleine croissance chez les Olympiques

Au hockey junior, la métamorphose la plus spectaculaire d’un joueur de hockey se produit généralement entre le moment où il vide son casier au printemps et son retour au camp d’entraînement l’été suivant.

Chez les Olympiques de Gatineau, Manix Landry était encore un gamin quand il a quitté le centre Robert-Guertin en avril. Difficile de faire autrement. Né à la fin du mois de novembre, il était le plus jeune joueur de la LHJMQ en 2018-19. Quand il est revenu à son deuxième camp à la mi-août, il était devenu un homme. Il avait gagné un demi-pouce et ajouté une douzaine de livres à sa charpente.

L’impact s’est rapidement fait sentir sur la glace.

« J’ai plus de confiance avec la rondelle. Avec la dernière année d’expérience, j’ai aussi plus de temps avec celle-ci. Puis, au niveau physique, je me fais moins tasser dans les coins », a indiqué celui qui est encore âgé de 16 ans en ce moment.

Landry a touché la cible à ses deux derniers matches hors-concours contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Deux matches où le Gatinois a assurément pris ses aises sur la patinoire.

Francis Wathier suit de près le fils de l’entraîneur-chef des Olympiques depuis trois saisons. L’ancien joueur de l’organisation des Stars de Dallas a dirigé Manix Landry à l’Académie canadienne et internationale de Rockland à son année midget AAA. Comme il est aussi l’adjoint d’Éric Landry à Gatineau, il est bien placé pour constater l’évolution du choix de troisième ronde des Olympiques en 2018.

« À Rockland, il avait commencé l’année sur notre troisième trio. À Noël, il avait été promu sur la première unité et il était parmi nos trois meilleurs attaquants. »

Lancer foudroyant

Pour Wathier, la progression la plus marquée de Landry s’est effectuée au cours de l’été 2019.

« Le Manix de l’an dernier et celui de cette année, ce n’est même pas proche. Il est extrêmement plus fort. Il y a aussi son tir. L’an dernier, il avait un lancer de midget. Maintenant, il a un lancer foudroyant qui ressemble à celui d’un pro ! C’est devenu un joueur du junior majeur. Si quelqu’un me disait qu’il n’est pas à sa place, j’irais à la guerre n’importe quand ! Il est sérieux. Il ne vit pas une situation facile parce que son père est coach, mais il réagit bien. Quand il est réprimandé, son langage corporel reste bon et il retourne s’essayer. »

C’est justement à l’aide d’un laser que Landry a marqué son premier but du calendrier préparatoire vendredi dernier. Pour améliorer cet aspect, le jeune hockeyeur a mis le paquet à l’entraînement cet été.

« Je me suis entraîné au gymnase de Guertin tout l’été avec Xavier Simoneau, Charlot (Charles-Antoine Roy) et Dagger (William Dagenais). J’ai travaillé ma technique de patin avec mon père et un entraîneur en power skating. À Guertin, il n’y avait pas de glace, mais quand Charlot et moi avions terminé le gymnase, on mettait une plaque sur le ciment et on tirait pendant 90 minutes à deux heures. On se faisait des compétitions. Les résultats, je les sens maintenant », a dit celui qui est passé de 5’7’’ à son année midget AAA à presque 5’11’’ au début de sa deuxième saison dans la LHJMQ. À son premier camp avec les Olympiques, il pesait 161 livres. Il est arrivé à 173 livres cette année.

« C’est dur pour moi de gagner du poids. Je n’ai pas un gros appétit, mais je mange quatre à cinq fois par jour. Je suis toujours le dernier à finir mon assiette ! L’année dernière, j’avais aussi gagné plusieurs livres, mais je les avais perdues durant l’année. Je vais essayer de garder mon poids cette saison. »

Landry devra patienter jusqu’à 2021 avant d’être admissible au repêchage de la LNH, mais il s’est fixé des objectifs pour sa deuxième saison.

« C’est sûr que j’aimerais faire plus de points, mais je veux surtout apporter davantage à l’équipe en campant un rôle plus important. Nous aurons quatre bonnes lignes cette année et je veux m’assurer de devenir indispensable. »

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LES OLYMPIQUES REVIENNENT À GUERTIN

Après quatre semaines à s’entraîner au frais au Complexe Branchaud-Brière (CBB), les Olympiques de Gatineau sont revenus à leur quartier général du centre Robert-Guertin mardi.

L’entraîneur-chef Éric Landry dirigera une jeune équipe en 2019-2020 et même les vétérans ne sont pas familiers avec les lieux. Âgés de 20 ans, Carson MacKinnon et Matthew Grouchy débarquent chez les Olympiques et les deux prochaines semaines vont permettre à tout le monde de s’adapter à leur nouvel environnement.

« À part Chris McQuaid, Charles-Antoine Roy et Métis Roelens, personne n’a disputé plus d’une saison chez nous, a indiqué Éric Landry. Les deux prochaines semaines vont permettre à nos joueurs d’apprivoiser les lieux. On retrouve nos affaires, notre vestiaire, notre patinoire et notre gymnase. C’est plaisant à Branchaud-Brière, mais c’est l’fun de rentrer dans nos choses aussi. »

Les Olympiques vont bien disputer un dernier match à Branchaud-Brière contre les 67’s d’Ottawa dimanche prochain, mais les navettes entre les secteurs Gatineau et Hull sont terminées.

Question d’éviter les dernières chaleurs du mois de septembre, les Gatinois vont commencer leur saison régulière à l’étranger en jouant à Drummondville et Sherbrooke les 20 et 21 septembre avant de renouer avec leurs partisans les 27 et 28 septembre contre le Drakkar de Baie-Comeau et les Saguenéens de Chicoutimi d’Hendrix Lapierre, un des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LNH.

La météo clémente des derniers jours a d’ailleurs offert une belle surprise aux hockeyeurs des Olympiques mardi.

« La glace était super belle quand j’ai patiné ce matin », a expliqué Métis Roelens, qui ne s’est pas entraîné avec le reste du groupe afin de soigner une blessure
au dos.

Le vétéran de troisième saison était surtout content de reprendre sa place dans le vestiaire à Guertin parce qu’il habite à Aylmer.

« Guertin, c’est bien plus proche et ça devrait être plus central pour tout le monde en pension. Je pense que tout le monde est content. Nous avons plusieurs joueurs qui vont découvrir le Vieux Bob pour la première fois », a ajouté le géant de 6’5’’ pendant qu’il faisait du vélo stationnaire.

Les Olympiques ont amorcé leurs trois derniers camps d’entraînement dans les installations neuves du CBB parce qu’au vétuste centre Guertin, au milieu du mois d’août, l’amphithéâtre était souvent envahi de brouillard.

La glace molle avait aussi tendance à provoquer des blessures à l’aine.

Éric Landry compte profiter des deux prochaines semaines pour continuer à implanter ses stratégies d’équipe tout en mettant l’accent sur les habitudes de travail et l’identité de son équipe.

Un autre camp au CBB

Même si leur nouveau domicile est en construction, les Olympiques devront disputer un dernier camp d’entraînement au CBB l’an prochain. Le nouveau Guertin ne sera pas prêt avant le mois de novembre 2020, mais tout indique que les travaux avancent rondement pour le moment.