Zack MacEwen s'est entendu sur les termes d'un contrat de trois ans des Canucks de Vancouver.

MacEwen choisit les Canucks

À 17 ans, la Ligue nationale n'était qu'une illusion pour Zack MacEwen.
À sa première année d'admissibilité au repêchage, il était une recrue dans un quatrième trio qui avait récolté 14 points en 50 matches chez les Ramblers d'Amherst dans la Ligue junior A des Maritimes. À 19 ans, il était encore une recrue. Cette fois dans la LHJMQ avec les Wildcats de Moncton où il a récolté 10 buts et 40 points en 66 matches dans un rôle plus défensif.
Un transfert à Gatineau a tout changé pour l'attaquant de 6'4'' et 212 livres. Dans un rôle offensif, il a explosé avec 27 buts et 62 points en 59 matches. Dans le monde du hockey, on appelle ça un late bloomer : un talent qui éclot tardivement.
Soudainement, plusieurs clubs de la LNH se sont intéressés à cet agent libre. Ottawa, Tampa Bay, Arizona, Toronto, Montréal et Vancouver ont été les plus insistants. Le géant de l'Île-du-Prince-Édouard avait maintenant l'embarras du choix. Vendredi, il a préféré l'offre des Canucks de Vancouver.
MacEwen s'est entendu sur les termes d'un contrat de trois ans. S'il joue dans la LNH, il fera 700 000 $ US à sa première année, puis 732 500 $ US à sa deuxième année et 832 000 $ US à sa troisième année. S'il évolue dans la Ligue américaine, il aura un salaire de base de 70 000 $ US, mais son contrat est venu avec un boni à la signature de 92 500 $ US ainsi qu'une panoplie d'autres bonis reliés aux performances.
Si on lui avait dit à 17 ans qu'il signerait un jour un véritable contrat de la LNH, MacEwen ne l'aurait pas cru. « J'étais dans le junior A et je n'avais pratiquement pas de temps de jeu. J'embarquais sur la glace quelques fois par période. J'étais très loin de la LNH, mais j'ai eu une poussée de croissance significative à ma première année midget où je suis passé de 5'10'' à 6'2''. Aujourd'hui, je suis rendu à 6'4'' et j'ai eu la chance de trouver un agent qui avait confiance en mon potentiel à 18 ans et qui m'a ouvert des portes. »
MacEwen dit avoir toujours été concentré sur le hockey. Ce n'est qu'après avoir été approché par les Wildcats de Moncton qu'il a commencé à élever son jeu au niveau où il est rendu aujourd'hui. Ce qui séduit les recruteurs de la LNH cette année, c'est qu'ils ont l'impression que MacEwen a encore une grande marge pour s'améliorer.
« On pense que s'il était dans le repêchage cette année, il serait sélectionné en fin de première ronde », a mentionné le recruteur d'une équipe qui courtisait le joueur des Olympiques récemment.
Au cours des dernières semaines, MacEwen a traîné ses valises un peu partout. Il a même visité les installations des Canucks à Vancouver en plus d'aller faire des saucettes à Phoenix et Tampa Bay. « Je suis un peu fatigué. C'est un peu taxant, mais il faut admettre que ce sont de bons voyages à faire ! »
MacEwen dit avoir arrêté son choix sur Vancouver parce que les Canucks ont besoin de jeunes espoirs. « Il y a plus d'ouvertures pour percer l'alignement là-bas. Ils ont également un programme d'entraînement exceptionnel. J'aurai de l'aide supplémentaire pour continuer à développer mon talent. Je l'exprime mieux cette année parce que je suis plus confiant. J'ai gagné du respect à travers la ligue et je suis excité à l'idée de poursuivre ma progression à présent que la question du contrat est réglée. »
Finalement, MacEwen se considère chanceux d'avoir été ignoré par toutes les équipes de la LNH alors qu'il aurait pu être repêché plus tôt. « J'ai pu choisir l'équipe qui satisfaisait mes besoins, mais cette signature ne me changera pas. Ma tête va rester concentrée sur le hockey et ce que je peux faire pour aider mon équipe actuelle. »