Iaroslav Likhachev a répondu aux attentes en étant directement responsable de deux buts dans une victoire de 6-5 en prolongation des Olympiques sur le Phoenix de Sherbrooke dimanche soir à Gatineau.

Likhachev s’offre en spectacle

Un seul match aura suffi à Iaroslav Likhachev pour combler les attentes des partisans des Olympiques de Gatineau.

Le Russe âgé de 17 ans a rapidement démontré qu’il aura plus d’un tour dans son sac pour les divertir au cours de la prochaine saison de la LHJMQ.

Ses compagnons de trio, Charles-Antoine Roy et Métis Roelens, ont été les premiers bénéficiaires de ses qualités de passeurs.

Ils ont chacun marqué un but dans une victoire de 6-5 en prolongation des Olympiques sur le Phoenix de Sherbrooke dimanche soir au Complexe Branchaud-Brière.

« Honnêtement, c’est incroyable de jouer avec lui. Vous avez tous vu en prolongation à trois contre trois comment il pouvait contrôler la rondelle. Des fois, tu as l’impression qu’il ne te voit pas, mais tu reçois quand même une passe sur la palette. Il rend le jeu tellement plus facile », a dit Charles-Antoine Roy avec une teinte d’émerveillement après le match.

« Je te l’avais dit qu’il pouvait déjouer le même joueur plusieurs fois », a ajouté l’entraîneur-chef Éric Landry au sujet des manœuvres hors de l’ordinaire de son premier choix européen pendant la prolongation. Grâce à ses mains agiles, Likhachev avait pu circuler à sa guise en zone du Phoenix pour décocher deux tirs de suite contre le gardien Brendan Cregan.

Quelques secondes plus tard, Kieran Craig a mis fin au match en comptant son deuxième but de la rencontre pour venir réparer plusieurs pots cassés par les locaux en troisième période.

Les Olympiques avaient pris les devants 5-1 après 40 minutes de jeu, mais les visiteurs ont répliqué avec quatre buts sans riposte en troisième période pour pousser le match en prolongation.

« Nous avons une équipe jeune et il nous reste encore beaucoup à apprendre, a indiqué Éric Landry. Dans les deux premières périodes, nous avons su profiter de nos occasions de marquer. Ça avait fait la différence. À 5-1, les joueurs ont peut-être pensé que ça allait être facile. Nos recrues doivent tirer la leçon. Un match junior majeur peut changer vite. Même en jouant à 92 % de nos capacités, l’autre équipe peut nous punir subitement. »

À part Craig, Roy et Roelens, les buts des vainqueurs ont été marqués par William Basque et l’autre nouvel Européen David Aebischer.

Olivier Okuliar, Alex-Olivier Voyer, Natael Roy, Bailey Peach et Félix Robert ont assuré la réplique du Phœnix contre le gardien Tristan Bérubé, qui effectuait un premier départ en matches préparatoires.

Les locaux ont eu le meilleur 34-25 au chapitre des tirs.

Boudrias de retour
Débarqué au camp des Olympiques avec une blessure mineure, Shawn Boudrias était déjà de retour du camp d’entraînement du Wild du Minnesota dimanche. Il n’avait pas apporté son équipement au Minnesota.

« Ils ont fait des tests. Ça ne valait pas la peine d’embarquer sur la glace et risquer d’aggraver ma blessure. Mieux vaut guérir. Je vais recommencer l’entraînement mardi », a-t-il dit.

Les vétérans Chris McQuaid, Pier-Olivier Lacombe et Maxim Trépanier ont aussi eu congé contre le Phoenix afin d’offrir une vitrine supplémentaire à d’autres nouveaux joueurs comme le défenseur Zachary Fortin et l’attaquant Jakob Fortier, qui avait été blessé pendant le camp des recrues. Fortin, 17 ans, arrive en prêt des Wolves de Sudbury. Il est encore à l’essai.

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Le Gatinois Charles-Antoine Roy semble prêt à exploiter son plein potentiel à sa deuxième saison avec les Olympiques.

CHARLES-ANTOINE ROY EST TRANSFORMÉ

Simple joueur invité au camp des Olympiques en 2016, le Gatinois Charles-Antoine Roy commence à prendre ses aises à son troisième camp d’entraînement dans la LHJMQ.

Après une bonne saison recrue où il a amassé 10 buts et 21 points, Roy s’est vu confier un rôle plus offensif depuis le début des matches hors-concours.

Il a répondu avec deux buts et trois points en trois matches. Pour l’entraîneur-chef Éric Landry, il est clair que ce produit local est en voie d’atteindre son plein potentiel.

«On voit tout de suite qu’il est plus à l’aise cette année. Il a commencé à jouer dans la ligue à 18 ans. Il s’est entraîné fort tout l’été. Il a pris du poids. À 19 ans, ça se voit dans sa façon de jouer qu’il est plus confiant.»

Roy a d’ailleurs survécu au mouvement jeunesse des Olympiques qui ont retranché quelques joueurs de 19 ans et même un vétéran de 20 ans durant le camp. Il faisait partie des «jeunes vétérans» que le club voulait garder.

«La première chose qui saute aux yeux avec Charlot, c’est sa vitesse. Il l’utilise autant en offensive qu’en défensive. Il peut battre ses adversaires à un contre un à cause de cette vitesse. C’est aussi un joueur intelligent que nous pouvons utiliser à différentes sauces. Son lancer l’aide aussi beaucoup», a expliqué Landry.

À sa deuxième saison avec les Olympiques, Roy admet se sentir différemment cette année.

«Je n’ai pas pris congé d’entraînement de l’été. Quand je suis arrivé au camp, j’avais donc confiance que les choses se passeraient bien. J’ai ajouté une douzaine de livres. Je me suis entraîné hors glace avec Alexandre Picard et Mathieu Gagnon, deux joueurs de la région qui évoluent en Europe. Sur glace, je me suis entraîné avec des joueurs des 67’s d’Ottawa et de la Ligue de l’Ontario ainsi que des joueurs plus âgés. Ça m’a aidé. Je suis arrivé au camp en sentant que j’avais acquis de l’expérience. Je n’étais pas stressé ni nerveux comme l’an dernier. J’avais du fun sur la glace durant les entraînements et dans les matches.»

Le statut de vétéran pourrait avoir changé sa perception par rapport à sa place dans l’équipe, mais Roy pèse ses mots quand on lui attribue ce statut.

«Je n’aime pas employer le mot vétéran. J’ai 19 ans avec une seule saison d’expérience. Je ne suis pas le joueur le plus doué, mais nous avons une équipe jeune et je veux donner l’exemple en travaillant fort. Je veux leur montrer ce que c’est de jouer pour les Olympiques.»

Même s’il semble évident que les points s’accumuleront cette saison, Roy ne veut pas s’imposer de pression en chiffrant ses objectifs.

«Si je patine à toute vitesse et que je fonce au filet, de bonnes choses vont m’arriver. C’est comme ça que j’ai marqué aujourd’hui.»