Louis Robitaille a quitté les Tigres de Victoriaville pour accepter la direction des Olympiques de Gatineau.
Louis Robitaille a quitté les Tigres de Victoriaville pour accepter la direction des Olympiques de Gatineau.

LHJMQ : les projecteurs seront braqués sur les Olympiques et Robitaille au repêchage

Seulement deux mois après son arrivée à la tête des Olympiques de Gatineau, Louis Robitaille aura l’occasion de poser son empreinte sur l’équipe.

Les Olympiques possèdent trois des quatre premiers droits de parole au repêchage de la LHJMQ, ainsi que le 13e choix. Robitaille, qui a quitté son poste d’entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville pour accepter le double rôle de directeur général et entraîneur-chef des Olympiques, espère en profiter pour poser des fondations solides pour les prochaines années.

« Nous avons l’occasion d’ajouter des jeunes de qualité à un noyau déjà très jeune, a-t-il dit lors d’un récent entretien avec La Presse canadienne. Les partisans ont hâte. C’est la première fois que les Olympiques ont le premier choix et je pense que ce sera une soirée mémorable. »

Robitaille insiste pour dire qu’il n’aurait pas laissé son poste avec les Tigres si l’offre d’une autre équipe ne le plaçait pas dans une situation idéale. Il a raconté qu’il a vite développé des atomes crochus avec les dirigeants des Olympiques lors de rencontres et a finalement pris la route vers l’Outaouais, le 8 avril.

Il franchira une première étape dans l’application de son plan d’avenir le week-end prochain, avec la présentation du repêchage de la LHJMQ. La première ronde sera présentée vendredi, puis les 13 autres rondes auront lieu samedi.

« Nous voulons bâtir via le repêchage et non les transactions, a affirmé Robitaille. Nous allons pouvoir réclamer trois des quatre meilleurs espoirs et les greffer à un groupe qui compte déjà de bons jeunes comme Zach Dean, Olivier Boutin, Pier-Olivier Roy et Manix Landry. Ce qui sera bien pour les jeunes choisis, c’est qu’ils savent qu’ils auront une place importante, que nous allons vouloir bâtir une culture gagnante avec eux, en les encadrant. »

Robitaille a noté qu’il y avait plusieurs défenseurs parmi les meilleurs espoirs. Il a également affirmé qu’il y avait une belle profondeur du côté des gardiens et qu’il s’attendait à voir des attaquants très intéressants être encore disponibles vers la fin de la première ronde et au début de la deuxième.

Le meilleur espoir selon la Centrale de soutien au recrutement (CSR) de la LHJMQ est le défenseur Tristan Luneau, des Estacades de Trois-Rivières.

« Tristan a un gros gabarit (six pieds un pouce et 182 livres), mais il est mobile et dynamique, a analysé Robitaille. Il a la maturité d’un gars de 19 ou 20 ans. Il est un pro, un leader. Il a été capitaine de son équipe à 15 ans et a évolué aux Jeux du Canada à 14 ans. Il a du vécu. Il a bien sûr des choses à améliorer, mais il est un défenseur de haut niveau. »

Luneau s’est toutefois engagé l’an dernier à poursuivre éventuellement son apprentissage à l’Université du Wisconsin, dans la NCAA. Sans peut-être vouloir vendre la mèche, Robitaille a mentionné qu’il devait parler à Luneau pendant la semaine menant au repêchage afin de confirmer ses intentions.

Des jeunes heureux

La situation des Olympiques ne fait pas seulement plaisir à l’équipe et à ses partisans. Elle est aussi intéressante pour les jeunes espoirs qui se retrouveront au sein de l’équipe l’automne prochain.

« C’est un peu bizarre comme situation, mais c’est bien parce que trois gars vont déjà se connaître, a dit l’attaquant Antonin Verreault, classé deuxième meilleur espoir par la CSR. Honnêtement, nous sommes tous des amis dans le top-10. »

« Nous avons joué des tournois élites ensemble où les équipes sont mélangées », a expliqué le défenseur Michael Mastrodomenico, classé troisième.

Mastrodomenico, du Rousseau-Royal de Laval-Montréal, s’entraîne même l’été avec Verreault, des Vikings de Saint-Eustache.

« Ce serait particulier d’aboutir avec deux autres gars chez les Olympiques, a admis Mastrodomenico, qui aime comparer son jeu à celui de Ryan Ellis, des Predators de Nashville. Je pense que nous serions plus à l’aise à notre arrivée au sein de l’équipe et que ça nous pousserait encore plus à nous dépasser pour gagner un poste. »

Verreault, dont l’idole est Johnny Gaudreau, des Flames de Calgary, et Mastrodomenico ont affirmé qu’ils auraient aimé se rendre à Sherbrooke pour le repêchage, qui aura finalement lieu en ligne en raison de la pandémie. Ils le suivront donc dans le confort de leur domicile familial.

Les deux jeunes hommes seraient sûrement heureux d’aboutir ensemble chez les Olympiques, mais les Sea Dogs de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, pourraient mêler les cartes au troisième rang. Les Remparts de Québec ont ensuite le cinquième choix.

« Honnêtement, je vais être heureux, peu importe quelle équipe me choisit », a conclu Mastrodomenico.