En 2017, l’Océanic de Rimouski avait choisi Alexis Lafrenière lors du premier choix du repêchage de la LHJMQ.
En 2017, l’Océanic de Rimouski avait choisi Alexis Lafrenière lors du premier choix du repêchage de la LHJMQ.

L’histoire rappelle qu’il n’y a rien de gagné

Avec près de 86 % des chances de gagner la loterie du repêchage de la LHJMQ, il faudrait vraiment un coup du sort pour que les Olympiques reculent d’un rang à l’issue du tirage de mercredi après-midi.

Malgré tout, les équipes favorites pour obtenir le premier choix ont souvent mordu la poussière depuis l’arrivée du système de loterie dans la LHJMQ en 2004 comme l’a noté Stéphane Leroux de RDS cette semaine. En 18 tirages au sort, les équipes aux plus fortes probabilités n’ont gagné que deux loteries!

D’ailleurs, le format actuel du repêchage élargi à cinq équipes en 2017 n’a jamais été remporté par l’équipe aux meilleures chances. En 2017, l’Océanic de Rimouski avait terminé 16e (comme les Olympiques cette année) pour ensuite gagner la loterie et ainsi repêcher Alexis Lafrenière. En 2018, les Saguenéens de Chicoutimi avaient pris le 15e rang, mais ils avaient gagné la loto pour repêcher le Gatinois Hendrix Lapierre. En 2019, les Sea Dogs de Saint-Jean avaient les plus faibles chances d’obtenir le premier choix, mais ils en ont quand même hérité pour choisir Joshua Roy.

Par contre, jamais une équipe n’a eu les mains aussi pleines que celles des Olympiques de 2020. Dans l’histoire récente de la LHJMQ, les Mooseheads de Halifax ont été la dernière équipe à pouvoir repêcher les deux premiers joueurs d’une séance de sélection. En 2016, ils avaient repêché le Gatinois Benoît-Olivier Groulx et Jared McIsaac. Ils ont fait une finale de la coupe du Président et une finale de la coupe Memorial avec ces deux joueurs.

Dans leur histoire, les Olympiques n’ont jamais eu le luxe de piger au premier rang, mais c’est arrivé à cinq occasions qu’ils ont sélectionné au deuxième rang. Trois de ces cinq joueurs ont ensuite marqué l’histoire du club.

En 1979, les Olympiques de Hull avaient choisi John Chabot au deuxième rang et Dan Miele au troisième rang. Miele avait poursuivi sa carrière aux États-Unis et ne s’était jamais pointé chez les Olympiques, mais John Chabot a connu une fulgurante carrière dans la LHJMQ et il a même joué plus de 500 matches dans la LNH en plus de diriger les Olympiques comme entraîneur adjoint et entraîneur-chef.

En 1981, Sylvain Turgeon avait été le deuxième joueur réclamé dans la LHJMQ après... Mario Lemieux. Après une saison de 163 points en 67 matches, il avait été repêché au deuxième rang du repêchage de 1983 dans la LNH et il avait fait le saut chez les Whalers de Hartford à 18 ans.

Jean Bergeron (1984) est probablement le moins connu des joueurs sélectionnés au deuxième rang par les Olympiques. Il a joué une saison avant d’être échangé à Shawinigan.

Martin Gélinas a suivi au deuxième rang en 1987. Son chandail est retiré au plafond du centre Robert-Guertin après avoir contribué à une coupe du Président. Il a aussi gagné la coupe Stanley avec les Oilers d’Edmonton.

Enfin, il a fallu attendre à 2014 pour que les Olympiques sélectionnent à nouveau au deuxième rang. Pascal Laberge n’a cependant pas fait long feu à Gatineau. Il a été échangé à Victoriaville avant même d’avoir 17 ans.

Notons aussi que Luc Robitaille, alias M. Olympiques, avait été le quatrième choix de la séance de 1983.