Simon Tardif-Richard (32), trône au sommet des marqueurs de la LHJMQ.

Les séries allument Simon Tardif-Richard

Ralenti par les blessures en saison régulière, le Gatinois Simon Tardif-Richard pète le feu depuis le début des séries éliminatoires.
Il a touché le fond du filet à quatre reprises et il totalise sept points pour partager la tête du classement des compteurs de la LHJMQ avec son coéquipier Martin Reway et Jonathan Drouin des Mooseheads d'Halifax.
Comme il a marqué plus de buts que les deux autres, c'est son nom qui apparaît au premier rang des compteurs sur le site web de la ligue. L'attaquant de 20 ans devrait peut-être prendre une capture d'écran! Après tout, Reway est repêché par le Canadien de Montréal alors que Drouin a été le troisième choix du dernier repêchage de la LNH (Tampa Bay).
Faut-il rappeler que Tardif-Richard n'est pas repêché et qu'il évoluait dans la Ligue junior AAA du Québec il y a un an et demi?
N'empêche, il n'en est pas à ses premiers succès durant les séries éliminatoires. L'an dernier, il avait amassé 11 points en 10 parties pour prendre le deuxième rang des compteurs des Olympiques.
L'arrivée du printemps semble allumer une flamme chez Simon Tardif-Richard.
«Il y a beaucoup d'excitation dans les séries. La façon d'aborder un match est différente. Tu n'as qu'une seule chose en tête et c'est de gagner. Dans la saison régulière, ça doit être la même chose sauf qu'il y a un tas de trucs qui t'empêche de te préparer aussi bien. Là, on se bat pour notre survie chaque match.»
Son entraîneur, Benoît Groulx, trouve que l'attaquant de 20 ans n'a pas pu se faire justice en saison régulière. «Les blessures ont ralenti sa production offensive. Si nous avons décidé de le garder à la date limite des transactions, c'est que nous avions confiance en lui. Nous savions qu'il était capable de jouer de gros matches. Il a été bon l'an dernier dans les séries. Simon se démarque par son esprit compétitif et dans sa préparation.»
Son deuxième but du match vendredi a valu le prix d'entrée à lui seul. Spectaculaire, il avait ensuite complété son premier tour du chapeau en carrière dans le dernier vingt.
En avance 2-0, Tardif-Richard a saisi le message de son entraîneur hier. «Nous avons gagné par de grosses marges, mais les pointages ne reflètent pas vraiment l'allure des parties. Nos deux matches ont été serrés avant les troisièmes périodes. Chaque match est différent. Les pointages ne comptent plus. Nous avons juste été plus opportunistes qu'eux.»
Comme le reste de ses coéquipiers, Tardif-Richard était bien content de monter à bord d'un avion pour se rendre au Cap-Breton hier. La dernière fois qu'ils sont revenus de Sydney, ils avaient roulé pendant 24 heures en autocar. «Ça va nous donner plus de temps pour nous reposer et mieux nous préparer pour les prochains matches.»
Jfplante@ledroit.com