C’est le week-end des rivalités dans la LHJMQ. Les Olympiques vont affronter l’Armada deux fois ce week-end, mais rien n’égale une rivalité qui se développe dans les séries éliminatoires selon Tristan Bérubé.

Les rivaux naturels s’amènent à Guertin

Les Olympiques de Gatineau ont retrouvé la colonne des victoires juste à temps pour le week-end des rivalités dans la LHJMQ.

Pendant cette fin de semaine, des rivaux naturels du circuit Courteau s’affronteront à deux reprises dans une série aller-retour. Pour les Gatinois, c’est l’Armada de Blainville-Boisbriand qui forme son rival de proximité à l’autre bout de l’autoroute 50.

Même si cette rivalité est loin de ressembler à celle entre les Olympiques de Hull et le Titan de Laval d’une autre époque, le gardien Tristan Bérubé affirme qu’il y a quand même un « petit quelque chose qui se forme » à force de croiser la même équipe aussi souvent dans une saison.

« On ne veut jamais perdre contre l’Armada. C’est l’équipe la plus près de chez nous. On la connaît très bien. On apprend à la détester. On est habitué de jouer chez eux. Je suis confortable dans leur aréna. Ce n’est pas comme dans les Maritimes où nous jouons une fois par année. »

Pour le gardien de 19 ans, les rivalités se forment souvent à partir des chocs qui surviennent en séries éliminatoires.

« Pour moi, ma première série dans la LHJMQ a été contre le Cap-Breton. Ça s’est rendu en sept matches. Je n’oublierai jamais cette série-là. Même aujourd’hui, quand je joue contre eux, c’est plus intense. L’an dernier, nous avons été éliminés par les Tigres de Victoriaville et j’ai trouvé que ça avait paru dans le match de mercredi. Il y avait encore de l’animosité. Moi, je n’ai jamais joué contre l’Armada en séries. Ça me manque pour passer la rivalité au prochain niveau. »

Si la concurrence entre les deux clubs tarde à lever, ce n’est pas parce que Benoît Groulx n’a pas essayé. En septembre 2011, lors de la toute première visite de l’Armada, l’entraîneur-chef avait montré son irritation envers le choix de couleurs de ses adversaires.

« Le noir et blanc, ce sont nos couleurs. Notre identité. Ça m’agace de voir une équipe copier nos couleurs exactes. La ligue aurait pu faire preuve de discernement en autorisant les couleurs de l’Armada. On dirait que tout le monde veut être habillé en noir et blanc maintenant », avait-il lancé après un match au centre Robert-Guertin.

Aujourd’hui encore, Tristan Bérubé se souvient de cette boutade.

« J’étais jeune à l’époque, mais dans un sens, il avait entièrement raison. Ça manque d’originalité quand l’équipe la plus proche de la tienne a les mêmes couleurs d’uniforme ! »

Peu importe, la couleur d’un uniforme n’a jamais fait gagner des matches de hockey. La preuve, c’est que les Olympiques ont gagné leur dernière coupe avec des uniformes orange et mauve en 2008 ! Ce qui compte, c’est qu’avec une victoire vendredi, les Gatinois pourraient devancer l’Armada d’un point au classement malgré leurs difficultés évidentes à domicile dans les sept premiers matches de la saison.

« Cette victoire de mercredi a fait du bien, surtout après la mauvaise séquence que nous avons vécue. On dirait que l’équipe revit au grand complet. Nous avions vécu la sensation des victoires sur la route, mais ça en prenait une à la maison pour que ça débloque », souligne le vétéran gardien.

Celui-ci sait bien que son club n’est pas encore sorti de l’auberge malgré cette première victoire à domicile contre les Tigres.

« Nous avons du travail à faire. Peu importe qui tu affrontes dans cette ligue, tu ne peux jamais t’asseoir sur tes lauriers. Ce que j’ai aimé dans le dernier match, c’est que nous sommes revenus forts après une première période difficile. Il suffisait d’y croire, de se présenter et de montrer de la fierté. C’était l’fun d’offrir une première victoire à nos partisans. On est conscient que ça n’a pas été facile pour eux. Faudrait leur en offrir une autre vendredi. »