Jérémy Rainville a donné un dur coup aux Cataractes en comptant un but en désavantage numérique sur cette séquence où il avait réussi à s’échapper avec Kieran Craig en fin de deuxième période.

Les Olympiques signent une quatrième victoire de suite en s'imposant à Shawinigan

SHAWINIGAN — C’est le monde à l’envers. Les Olympiques ne perdent plus. Les Cataractes ne gagnent plus.

Vendredi soir, à Shawinigan, les Gatinois ont étiré leur séquence victorieuse à quatre matches avec un gain de 4-1 sur les Cataractes, battus dans un cinquième match de suite malgré l’ajout de Maxime Trépanier, un ex-olympique qui a été finaliste de la LHJMQ avec les Mooseheads de Halifax au printemps dernier.

Arrivés en Mauricie la veille du match dans l’espoir de se donner toutes les chances possibles d’amasser le plus de points dans un week-end crucial de trois matches en trois jours qu’ils vont terminer à Québec samedi et dimanche, les Gatinois sont sortis en force.

Métis Roelens et Charles-Antoine Roy (20e but) ont donné une priorité de 2-0 aux visiteurs dès le premier tiers, puis au moment où les locaux montraient des dents en deuxième période après avoir réduit l’écart à 2-1 sur un but de Jordan Lepage, les Olympiques (11-23-3) ont donné le coup de grâce.

Kieran Craig a récolté son deuxième point du match en passant la rondelle à Jérémy Rainville, qui a déjoué Antoine Coulombe pour redonner un coussin de deux buts aux Gatinois pendant un désavantage numérique.

En troisième période, après quelques attaques massives infructueuses des Cataractes (18-19-0) grâce aux prouesses de Creed Jones (31 arrêts) et de plusieurs tirs bloqués en défensive, Pier-Olivier Roy a mis fin au débat en comptant dans une cage déserte.

D’un seul trait, les Olympiques se sont rapprochés à six points des Remparts de Québec et du 16e rang du classement général de la LHJMQ.

Les deux prochains matches du week-end seront déterminants.

« Nous savions avant de commencer la fin de semaine que nous voulions y aller pour les six points. Ça va être de gros matches à Québec », a expliqué Kieran Craig.

Le match à Shawinigan a été ponctué de quatre combats. Depuis le retour de la pause de Noël, les Olympiques ont livré sept combats en quatre matches. Quatre victoires.

« C’est l’effet Tyler Boivin et Vincent Martineau, dit Craig, première étoile du match. Ils nous apportent cette confiance physique que nous n’avions pas. Tout le monde est prêt à se battre l’un pour l’autre, pas seulement au sens figuré, mais en bloquant des tirs et en récupérant des rondelles. »

Dans leur séquence de 12 revers consécutifs, les Gatinois ont souvent laissé filer des avances. Depuis le retour du congé de Noël, ils ont une confiance renouvelée. Ils parviennent à protéger leurs avances. « Éric (Landry) gère bien les lignes. Nous avons plus de ressources. Nous sommes moins fatigués en troisième période », a ajouté Craig.

Pour Éric Landry, les nombreux combats de ses équipiers sont un signe évident d’un esprit d’équipe bien soudé.

« Notre équipe veut miser sur son talent avant tout, mais on voit que les gars veulent se protéger entre eux. Ils ne reculent devant rien. Les Cataractes ont été physiques ce soir. Les joueurs se sont tenus », a dit celui qui dit avoir couché à Shawinigan la veille d’un match pour la première fois depuis qu’il est avec les Olympiques.

Dans la victoire, il a perdu les services de Manix Landry et Vincent Martineau, mais les deux joueurs feront le voyage à Québec et seront évalués samedi.

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AMBIANCE MÉTAMORPHOSÉE

SHAWINIGAN — C’est le jour et la nuit dans le vestiaire des Olympiques de Gatineau depuis qu’un ménage a été effectué au deuxième étage de l’organisation.

De petits gestes ont été posés par la nouvelle direction en place pour remettre le sourire sur les visages des joueurs, qui se sentent valorisés en plus de retrouver leur sentiment d’appartenance envers l’équipe.

Un exemple ? Les Olympiques ont voyagé vers Shawinigan jeudi soir pour affronter les Cataractes vendredi. Ils ont dormi à l’hôtel en plus de tenir une séance d’entraînement au centre Gervais Auto en matinée. Habituellement, les Olympiques voyageaient toujours le jour d’un match pour aller à Shawinigan. Ils débarquaient avec les fameuses «jambes d’autobus» et un peu moins d’énergie.

Un autre exemple ? Pour la première fois en cinq ans, les joueurs vont enfin recevoir de véritables manteaux d’hiver frappés du logo de l’équipe.

«Ça vient créer des effets positifs. C’est comme un nouveau départ. Ça s’est vu sur la patinoire. Les nouveaux dirigeants nous ont dit qu’ils voulaient améliorer notre sentiment d’appartenance. Ils ont commencé à penser à de petites attentions. C’est très apprécié des joueurs. Nous avons hâte d’essayer les nouveaux manteaux ! Ça donne le goût de jouer pour le logo», a expliqué le capitaine Charles-Antoine Roy.

Ce dernier dit que le message du nouveau président, Norm MacMillan, a été bien reçu dans le vestiaire.

«Il est débarqué avec d’autres membres de la nouvelle direction pour nous dire que le passé, c’était derrière nous. Il fallait regarder de l’avant et faire un reset. Il nous a annoncé que les joueurs allaient maintenant passer en premier. Les exemples sont déjà perceptibles. Quand Éric (Landry) nous a dit que nous partions à Shawinigan jeudi au lieu de vendredi, nous avons été très surpris ! Ça va faire une différence et nous allons tout faire pour montrer à la direction qu’ils ont bien fait de nous offrir ce privilège.»

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Enfin, Roy admet que la pause de Noël a aussi été bénéfique pour tout le monde chez les Olympiques.

«Nous étions dans une séquence interminable de 12 défaites. Il fallait décrocher. Quand nous sommes revenus, les joueurs avaient retrouvé leur enthousiasme, le goût de jouer et de gagner. Nous avons immédiatement joué avec plus de sentiment d’urgence et nous avons gagné nos trois derniers matches de 2019.»