Manix Landry a déjoué Jacob Leblanc pour créer l’égalité 1-1 sur cette séquence, dimanche, au centre Marcel-Dionne.

Les Olympiques renaissent

Le coup de balai au deuxième étage des Olympiques de Gatineau avant Noël semble avoir redonné vie à l’équipe de hockey sur la glace.

La troupe d’Éric Landry a profité de la fusillade pour vaincre l’équipe numéro un au pays devant plus de 2200 spectateurs au centre Robert-Guertin samedi. Énergisée et beaucoup plus nombreuse qu’au début du mois de décembre, la foule a même pu scander ses traditionnels « Go Hull Go » pendant la victoire de 4-3 contre le Phoenix de Sherbrooke, qui mettait fin à une interminable séquence de 12 revers consécutifs.

Comme si ce n’était pas assez, les Olympiques ont signé un deuxième gain de suite dimanche à Drummondville dans un duel où seuls des patineurs de la région d’Ottawa/Gatineau ont fait secouer les cordages. Xavier Simoneau, de St-André-Avellin, avait rapidement placé les Voltigeurs en avance 1-0 à l’aide de son 20e but de la saison, mais c’est la seule fois où le gardien Rémi Poirier a cédé. Première étoile du match, Poirier a effectué 39 arrêts pour mener les Gatinois à un gain de 3-1.

Manix Landry, de Gatineau, Kieran Craig, d’Alexandria, et Charles-Antoine Roy, lui aussi de Gatineau, ont touché la cible pour les vainqueurs. Le but d’assurance du capitaine Roy a été inscrit dans une cage déserte. Pier-Olivier Roy a récolté des passes sur les buts contre le gardien Jacob Leblanc.

« La pause de Noël a été bonne pour tout le monde, a souligné l’entraîneur-chef Éric Landry, qui est lui-même allé se détendre au Mexique. Dans nos deux victoires, j’ai vu une équipe qui jouait avec plus d’urgence, avec plus d’émotion et qui gagnait plus de bataille en deuxième moitié de match. Nous avions disputé de bons matches sans être récompensés par des victoires avant Noël. Nos défaites à répétition nous avaient enlevé de l’énergie avant les vacances de Noël. Nous perdions des avances en troisième période. Cette énergie est revenue maintenant. »

Dans la victoire contre le Phœnix de Sherbrooke, les Olympiques (9-23-3) ont été en mesure de revenir de l’arrière pour effacer des déficits de 0-2 en première période et de 2-3 en troisième période. Zach Dean, le nouveau venu Tyler Boivin et Émile Hegarty-Aubin ont marqué en temps réglementaire. Charles-Antoine Roy et Manix Landry ont ensuite déjoué le gardien Thomas Sigouin en fusillade dans un match que le Phoenix (27-5-4) avait dominé 34-21 au chapitre des tirs malgré l’absence de neuf joueurs réguliers. Creed Jones a cependant changé la donne pour signer sa deuxième victoire de la saison.

Dimanche, c’est Rémi Poirier qui a fait la différence dans une partie dominée 40-22 par les Voltigeurs (21-15-0) au chapitre des lancers.

Éric Landry ne pouvait pas dire si les démissions du directeur des opérations hockey Alain Sear et du président Martin Lacasse avaient pesé dans la balance dans les succès de son équipe en fin de semaine. Samedi, les partisans ont certainement lancé un message en revenant en grand nombre vers le « Vieux Bob » après l’avoir déserté à des niveaux records au début du mois de décembre, mais Landry voulait s’en tenir à l’aspect hockey.

« J’ai tout simplement vu une approche différente chez nos joueurs dans les deux derniers matches. J’ai vu des joueurs qui voulaient gagner et qui étaient prêts à se mettre devant des lignes de tir pour bloquer des lancers. Nous avons récupéré plus de rondelles, plus de retours », a dit celui qui a pu compter sur le retour de son adjoint Ron Choules, revenu d’un congé de maladie.

À présent qu’ils ont renversé la vapeur face à deux bonnes formations de la LHJMQ, les Olympiques tenteront de terminer l’année 2019 en beauté en recevant les Foreurs de Val-d’Or au centre Robert-Guertin dans un rare match du 31 décembre présenté en après-midi.

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DÉBUTS RÊVÉS POUR TYLER BOIVIN À GATINEAU

Acquis des Tigres de Victoriaville à l’ouverture de la période des transactions dans la LHJMQ, Tyler Boivin n’a pas mis de temps à s’affirmer dans son nouvel uniforme.

L’attaquant natif d’Orléans, mais qui habite maintenant à Rockland a marqué un but dès son premier match samedi contre le Phoenix de Sherbrooke. C’était son premier but de la saison et seulement son quatrième en carrière dans le circuit Courteau. Le moment était plutôt bien choisi. Environ 50 membres de sa famille avaient pris place dans les gradins du centre Guertin pour être témoins de ce nouveau départ.

« C’est l’fun de compter dès mon premier match après un échange. Ça me fait surtout beaucoup de bien de compter un but après avoir été absent du jeu pendant deux mois en raison d’une mononucléose. C’était le scénario rêvé d’être capable de marquer mon premier but contre une grosse équipe comme le Phoenix à mon premier match à Gatineau », a dit l’attaquant de 19 ans, qui avait été limité à une passe à ses 11 premiers matches de la saison avec les Tigres.

L’ancien des Hawks de Hawkesbury midget AAA et junior A a crédité ses compagnons de trio Carson MacKinnon et Zach Dean pour son but qui avait créé l’égalité 2-2 en deuxième période samedi.

« Ils ont fait tout le travail sur le jeu. Je n’ai fait que foncer au filet pour la mettre (la rondelle) dedans. »

Obtenu des Tigres en échange d’un choix conditionnel de neuvième ronde, Boivin dispose de six matches d’essai pour démontrer son utilité à l’équipe. Si les Olympiques ne retiennent pas ses services, ils vont récupérer leur choix au repêchage, mais après deux matches, le Franco-Ontarien a déjà fait bonne impression auprès de l’entraîneur-chef Éric Landry.

« Tyler et Vincent Martineau ont apporté une dimension qui manquait à l’identité de notre équipe. Ils sont plus vieux, plus robustes et ils amènent beaucoup d’énergie. Tyler a eu un impact positif dès son premier match et je pense que nos deux nouveaux joueurs peuvent influencer la façon de jouer de nos autres joueurs. »

Compagnon de trio de Kieran Craig chez les Hawks midget AAA et junior A, Boivin n’entend pas s’imposer trop de pression avec son essai de six matches.

« Je n’ai qu’à montrer ma façon de jouer et ça va bien aller. Je suis une peste sur la patinoire et je suis aussi récompensé pour l’énergie que j’apporte. »

En 73 matches dans la LHJMQ, Boivin totalise 10 points et 61 minutes de punition.