Claude Giroux a été acclamé par les partisans des Olympiques venus en grand nombre pour saluer ses exploits des années 2005 à 2008.

Les Olympiques propulsés par l’énergie de Giroux

Soirée magique au «Vieux Bob» mercredi soir.

Stimulés par la visite de Claude Giroux dans leur vestiaire avant le retrait de son numéro 28, les Olympiques de Gatineau ont connu un départ canon comme c’était le cas à la dernière saison du Magicien franco-ontarien en 2007-08.

L’ambiance était électrisante. Les locaux filaient sur la patinoire même s’ils affrontaient une équipe plus puissante que la leur.

Métis Roelens a marqué le troisième but des Olympiques en fin de deuxième période.

Giordano Finoro et Darien Kielb ont fait bondir la foule de 2906 spectateurs avec des buts en fin de première période et malgré tous les efforts des Screaming Eagles du Cap-Breton pour renverser la vapeur, le mal était déjà fait.

Seul un ancien des Olympiques a pu déjouer Creed Jones dans ce match où un des meilleurs Olympiques de l’histoire était à l’honneur. Mitchell Balmas a marqué son 37e but de la saison en deuxième période, mais malgré un bombardement en règle dans le dernier vingt, les Gatinois ont remporté le match 4-1.

Les visiteurs ont dominé la rencontre 42-20 au chapitre des tirs. Métis Roelens a répondu au but de Balmas en l’espace de seulement 27 secondes en fin de deuxième période. Charles-Antoine Roy a quant à lui mis fin aux espoirs de remontée des Screaming Eagles en complétant dans une cage déserte.

Enflammé après avoir ouvert la marque dans le match, Giordano Finoro a indiqué que Claude Giroux avait touché une corde sensible avant le match.

«Il a donné le ton dans le vestiaire. Il nous a dit d’aller chercher la victoire. Quand un gars de sa trempe vous fait cette demande, vous voulez l’impressionner. C’était une soirée spéciale. Giroux nous a aussi dit qu’en écoutant nos entraîneurs et en achetant leur plan de match, de bonnes choses vont arriver. C’est ce qui s’est produit ce soir.»

Les Olympiques (21-31-5) ont sans doute été propulsés par les cris de «Giroux, Giroux, Giroux» qui fusaient comme au bon vieux temps où il faisait vibrer le «Vieux Bob» sur une base régulière.

Juste avant le dépôt de la rondelle, le capitaine des Flyers de Philadelphie avait pris la parole pour remercier beaucoup de monde, incluant sa famille, ses entraîneurs et ses anciens coéquipiers dont Jean-Philip Chabot, qui est rentré avec la coupe du Président. Timide de nature, il s’est exprimé avec fluidité.

«À Philadelphie, j’aime encore jouer la game comme quand j’étais petit à Hearst ou ici à Gatineau. Je serai toujours un Olympique.»

Giroux avait répété son discours toute la journée et il était soulagé quand tout a été terminé. Ça se voyait qu’il était heureux de rentrer au bercail.

«J’étais nerveux en prévision de mon discours, mais la réaction des partisans m’a détendu. C’était un bon feeling d’être sur la glace avec mes parents. J’ai senti l’énergie de l’époque. S’il y a un aréna où j’aimerais avoir la chance de jouer à nouveau, ce serait ici. C’est un sentiment particulier de jouer devant les meilleurs partisans de la ligue. C’est tellement intimidant pour l’adversaire quand il y a cette ambiance», a-t-il dit après les cérémonies d’avant-match.

Dès la séance de réchauffement, il semblait se passer quelque chose de spécial à Guertin. Tous les joueurs des Olympiques portaient le même chandail au numéro 28 avec le nom de Giroux dans le dos.

Ces chandails ont sans doute donné quelques pouvoirs magiques aux hommes d’Éric Landry qui ont renversé les Screaming Eagles (33-19-5) dont l’équipe misait aussi sur l’ex-Olympique Shawn Boudrias.

Malade, le gardien Kevin Mandolese a dû céder sa place à William Grimard mercredi. L’espoir des Sénateurs d’Ottawa connaît une excellente saison. Il a fait le réchauffement et il était sur le banc, mais il n’était pas apte à jouer.

À l’autre bout, Creed Jones aura effectué quelques vols pour s’assurer que la soirée Giroux se termine du bon pied.

+

COMPLICES À NOUVEAU?

La vie est parfois étrange. Tous les deux ignorés par les clubs de la Ligue de l’Ontario, Claude Giroux et Paul Byron ont fait vivre des cauchemars aux Cataractes de Shawinigan, Remparts de Québec, Mooseheads de Halifax et Huskies de Rouyn-Noranda lors de la conquête de la coupe du Président au printemps 2008.

Claude Giroux et Paul Byron auront l'occasion de s'affronter jeudi soir à Montréal.

Les deux membres de ce duo infernal sont aussi les seuls de la dernière édition championne des Olympiques à avoir pu faire carrière dans la LNH. Jeudi soir, à Montréal, Giroux et Byron s’affronteront justement dans un duel Flyers-Canadien, mais mercredi soir, ils étaient à nouveau réunis sur la patinoire du « Vieux Bob » pour le plus grand bonheur des partisans.

En 2007-08, l’entraîneur-chef Benoît Groulx avait mis du temps avant de promouvoir Byron sur le trio de Giroux. L’expérience avait été assez concluante. Maintenant rendus au début de la trentaine, pourraient-ils se retrouver tardivement dans la même équipe du circuit Bettman ?

Claude Giroux avoue qu’il aimerait relancer cette complicité.

« C’est dur de ne pas y penser ! Nous avons eu du succès ensemble. Paul est un joueur compétitif, qui va jouer pour ses coéquipiers. Tu veux un gars comme lui dans ton équipe. Nous avons créé des buts dans des moments clés. Quand tu gagnes beaucoup de matches avec un joueur, c’est sûr que c’est dur à oublier. »

Heureux à Montréal, Byron dit avoir entretenu l’idée de renouer avec Giroux quand sa carrière semblait stagner il y a trois ans.

« Je n’avais pas un bon contrat et j’étais dans une mauvaise situation. Nous avions parlé un peu de nous retrouver ensemble, mais je suis arrivé à Montréal et tout va bien. Je ne changerais rien de ça ! »