Jacob Brennan réussit l'arrêt devant Alexis Pépin des Olympiques en deuxième période. Les locaux ont bombardé le filet adverse, obtenant 49 tirs, contre 12.

Les Olympiques plus forts que le Titan

Le Titan d'Acadie-Bathurst n'a pas établi de nouvelle marque de médiocrité, mais il n'a quand même pas été de taille pour les Olympiques de Gatineau hier soir au Centre Robert-Guertin.
Les hommes de Benoît Groulx n'ont fait qu'une bouchée de ceux de l'ex-Olympique Ron Choules dans une victoire facile de 6-2 devant 2615 amateurs.
Pour le Titan, il s'agissait d'une septième défaite consécutive, mais petite victoire morale pour eux; Ils n'ont pas été blanchis pour une quatrième fois de suite et une 10e fois cette saison, ce qui aurait égalé un record de la LHJMQ.
Le gardien des Olympiques Robert Steeves a fait un cadeau à son ancienne équipe alors que sa mauvaise sortie a permis à Simon Fortier de marquer en désavantage numérique à 13:33 du premier vingt. Un filet qui mettait un terme à une séquence de 210: 54 minutes sans but des visiteurs, qui menaçaient le record peu enviable de 223: 04 appartenant aux Saguenéens de Chicoutimi de 2003-2004.
Nette domination
Vincent Dunn et Taylor Burke avaient marqué auparavant pour les Gatinois, et Alexis Pépin, Derek Sheppard et Simon Tardif-Richard ont accentué cette avance en deuxième période pour chasser le gardien partant Jacob Brennan de la rencontre après qu'il ait fait face à 34 tirs.
Émile Poirier a complété au cours d'un troisième vingt qui n'était qu'une formalité en déjouant le substitut Miguel Sullivan du revers en échappée.
La domination des Olympiques a été bien illustrée par le chiffre des lancers, 49 contre 12, soit exactement quatre tirs par période.
L'ancien Olympique Alexandros Soumakis a ajouté un deuxième filet pour les visiteurs avec moins de trois minutes à jouer.
«Nous sommes sortis très fort, sans l'ombre d'un doute, a dit l'entraîneur des Olympiques Benoît Groulx après coup. Ce que j'ai aimé, c'est qu'on veut que notre club passe la rondelle et challenge les défenseurs adverses. C'est certain qu'on a joué contre une équipe qui se cherche, il n'y a pas de doute. Mais on a bien fait ce qu'on avait à faire... Dans l'ensemble, c'est dur de ne pas être satisfait. Les gars ont travaillé fort et ont fait de bons jeux.»
Son vis-à-vis Ron Choules demeure en quête d'un premier gain après avoir pris la relève de Danny Dupont la semaine dernière. C'était son quatrième match depuis son retour derrière le banc de la formation acadienne et ils lui ont au moins offert deux buts, cette fois.
«Les gens font un gros plat de cette histoire de record, mais je m'en balance pas mal. Who cares? J'ai bien plus de travail à faire que de m'inquiéter d'un record. Nous avons un gros défi devant nous, on l'accepte, on va se mettre au travail. Il y a eu des coins qui ont été coupés trop ronds ici et il faut s'assurer de se mettre au travail. Il y a des problèmes, mais on va trouver des solutions», a confié Choules.
Dans la victoire des siens, Dunn a complété un tour du chapeau à la Gordie Howe, un but, une passe et un combat. Il a laissé tomber les gants en fin de première contre Nicolas Dumulong, qui venait de frapper son coéquipier Jonathan Bourcier par-derrière, écopant d'une mineure pour instigateur et d'un 10 minutes d'inconduite, en plus de sa majeure pour s'être battu.
«J'ai aimé ça, oui et non. Oui parce que dans notre équipe, il n'y a pas de question à savoir, 'Est-ce qu'on va défendre un joueur?', ça fait 10 fois qu'on le fait. Mais quand ça se produit, Vincent Dunn, qui avait commencé le match très fort, se retrouve 17 minutes sorti, alors que notre joueur s'est fait frapper dans le dos. C'est un beau geste, mais on veut l'avoir sur la glace», a commenté Groulx, qui fêtera son 46e anniversaire de naissance aujourd'hui.
Les Olympiques auront certes une meilleure opposition à leur prochain match, demain à Drummondville contre les Voltigeurs.
Mbrassard@ledroit.com