Capitaine des Olympiques, Jeffrey Durocher cherche l’étincelle qui va raviver la flamme de son club et ramener les partisans au centre Robert-Guertin.

Les Olympiques, méconnaissables depuis septembre

Où est passé l’enthousiasme débordant du début de saison des Olympiques de Gatineau ?

Le club vient de perdre ses trois derniers duels. Il ne revendique que trois victoires en 14 matches au centre Robert-Guertin, jadis un château fort.

Les partisans, présents en grand nombre pour le week-end d’ouverture de la LHJMQ, ont déserté le « Vieux Bob » et ce n’est pas juste parce qu’il approche la fin de sa vie utile. L’entraîneur-chef Éric Landry le répète après chaque défaite à domicile. Ses joueurs ne patinent pas assez, perdent trop de batailles à un contre un et sont souvent deuxièmes sur la rondelle. Bref, trop souvent, l’effort n’est pas là.


«  L’enthousiasme n’est pas parti. Et ce qui se dit sur les réseaux sociaux, c’est faux. Notre chambre n’est pas brisée.  »
Shawn Boudrias

Comme dans toute équipe en reconstruction, l’exemple doit venir des meneurs et quelques-uns d’entre eux ont démontré des signes de frustration pendant une séance d’entraînement intensive, axée sur le jeu sans la rondelle mardi avant-midi.

Alors, cet enthousiasme, où est-il passé ? Shawn Boudrias, le meilleur compteur du club était si emballé en début de saison qu’il avait même été jusqu’à prédire une place dans le top-6 du classement dans une entrevue télévisée. Les Olympiques (10-13-3) sont quatorzièmes en ce moment.

« L’enthousiasme n’est pas parti. Et ce qui se dit sur les réseaux sociaux, c’est faux. Notre chambre n’est pas brisée. Les boys, nous sommes comme des frères. C’est sûr que ça va mal sur la glace des fois, mais je vais me répéter. Nous avons une jeune équipe qui est censée être en reconstruction. Il faut juste travailler plus fort. »

Le capitaine Jeffrey Durocher a ajouté que l’équipe traversait une autre période creuse.

« Nous avons vécu ça une première fois en début de saison avec une séquence de six défaites de suite. Nous avions réussi à nous en sortir. Nous allons y arriver encore. Dans la chambre, nous avons encore du fun. C’est 100 % vrai. On s’entraide fort. On va débloquer. »

Quand on fait remarquer aux deux vétérans que les derniers visiteurs à Guertin, les Tigres de Victoriaville, forment aussi une équipe en reconstruction et qu’ils ont travaillé comme des forcenés pour vaincre les Olympiques dimanche, Boudrias répond que c’est la nature du hockey.

« Ça prend toujours un gagnant et un perdant. On ne peut pas gagner tous nos matches. »

Auteur de 23 points en 17 matches en septembre et octobre, Boudrias a connu une baisse de régime avec cinq points en neuf matches en novembre.

Bien à Gatineau

Son nom vient toutefois en tête de liste chez les joueurs des Olympiques qui pourraient changer de camp pendant la période des transactions. À ce sujet, Boudrias se défend d’avoir déjà la tête ailleurs.

« J’entends dire que je veux partir d’ici. Ce n’est pas vrai pantoute. Mes chums sont ici et j’adore ça jouer à Gatineau. Novembre a été difficile pour moi. Qui sait ? Je pourrais rebondir avec 20 points en 10 matches en décembre », souligne l’espoir du Wild du Minnesota.

Valeurs à retrouver

Pour Jeffrey Durocher, le problème des Olympiques n’est pas un manque d’enthousiasme sur la patinoire.

« Il s’agit de ramener les valeurs des Olympiques sur la glace et hors glace. Il faut travailler fort, jouer avec urgence et se concentrer sur les petits détails qui souvent, nous coûtent des matches. Il faut aussi régler notre indiscipline. Nous ne pouvons pas nous mettre les arbitres à dos à chaque partie. »

Les deux hockeyeurs de 19 ans ajoutent que les vétérans du club ont intérêt à ne pas se laisser traîner les pieds à l’approche de la période des transactions.

« S’il y en a qui veulent avoir l’occasion de gagner un championnat ailleurs, il leur faudra montrer qu’ils peuvent être de bons joueurs d’équipe ici avant tout. S’ils le font, ça va bien aller d’ici là. »

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EN BREF

Durocher suspendu 

Les Olympiques seront privés de leur capitaine pour deux autres rencontres après avoir posé un geste qui a blessé un joueur des Huskies de Rouyn-Noranda lors d’un match disputé au centre Robert-Guertin samedi.

Félix Bibeau avait possession de la rondelle le long de la rampe lorsque Jeffrey Durocher a essayé de le ralentir en le plaquant, puis en le retenant pour ensuite le projeter vers l’arrière à l’aide d’une jambette. Durocher a reçu une pénalité majeure de cinq minutes en plus d’être expulsé de la rencontre sur la séquence. Le joueur des Huskies a quitté la patinoire sur une civière.

Durocher a déjà purgé un match de suspension dimanche dans un revers contre les Tigres. Il ratera aussi le match à Drummondville vendredi et celui contre les Cataractes de Shawinigan au « Vieux Bob » samedi.

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Place à la coupe Alexandra 

En plus de pouvoir se vanter d’être le meilleur club de hockey junior majeur de la région outaouaise, le gagnant de la série de deux matches entre les Olympiques de Gatineau et les 67’s d’Ottawa au mois de décembre prochain pourra aussi soulever un nouveau trophée.

Les deux organisations impliquées dans la Bataille de la rivière des Outaouais lutteront pour inscrire leur nom sur la coupe Alexandra. En 2017, pour la première fois en 15 ans, les deux clubs de la région ont repris la compétition interligue dans une série qui a été comptabilisée au classement de la LHJMQ et de la Ligue de l’Ontario.

Les Olympiques avaient gagné le match extérieur à la Place TD 4-1, mais les 67’s avaient savouré une revanche de 5-0 au centre Robert-Guertin. Les duels de 2018 auront lieu les 7 et 8 décembre.

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Quatre étoiles des années ‘90 

Les Olympiques de Hull ont marqué les années ‘90 de la LHJMQ en gagnant la coupe du Président à deux reprises tout en devenant la meilleure équipe au Canada en 1997 avec leur conquête de la coupe Memorial.

Dans le cadre de son 50e anniversaire, la LHJMQ a récemment procédé à l’annonce de son équipe d’étoiles des années 1990 à 1999. Trois joueurs et un entraîneur des Olympiques font partie des 25 meilleurs éléments de cette décennie, dont les attaquants Pavel Rosa, Martin Ménard et Martin Gendron. Chez les entraîneurs, Claude Julien a été retenu avec Michel Therrien, son plus grand rival des Prédateurs de Granby.

À noter que l’attaquant gatinois Daniel Brière (Voltigeurs de Drummondville)  fait aussi partie du groupe des 13 meilleurs attaquants de la décennie.