Un juge de ligne sépare Frank Schumacher, des Olympiques, et Marcus Power, des Huskies, qui ont eu maille à partir en première période.

Les Olympiques laissent deux points sur la table

La deuxième meilleure foule de la saison était rassemblée au centre Robert-Guertin samedi pour saluer les Olympiques de Gatineau dans leur dernier match de la saison régulière.
Malheureusement pour les 3300 partisans, le match n'avait aucune incidence sur le classement final des Olympiques aux yeux de l'entraîneur-chef Benoît Groulx. Ce dernier a préféré jouer la carte de la prudence afin d'avoir une équipe en santé à l'approche des séries éliminatoires. Six de ses meilleurs joueurs ont donc regardé la défaite de 5-1 contre les Huskies de Rouyn-Noranda à partir des estrades. Devant le filet, Robert Steeves avait également laissé sa place à Anthony Brodeur.
Mathématiquement, les Olympiques avaient toujours une chance de rattraper les Remparts de Québec au septième rang à la veille du match contre les Huskies. Par contre, Benoît Groulx avait déjà procédé au rappel de trois joueurs de la Ligue midget AAA du Québec pour entreprendre le dernier duel de la saison régulière.
Des partisans déçus
Les Olympiques étaient encore en période de réchauffement samedi quand les Remparts ont sécurisé leur septième place. Cependant, dans les gradins du «Vieux Bob», plusieurs partisans étaient déçus de ne pas pouvoir admirer les prouesses d'Émile Poirier, Martin Reway, Simon Tardif-Richard, Alexis Pépin, Alexandre Carrier et Jean-Simon Deslauriers.
«J'ai mon billet de saison depuis 26 ans. Si je voulais voir du midget AAA, j'irais au Complexe Branchaud-Brière. Je me sens floué», a indiqué un homme en s'approchant du représentant du Droit.
Si Martin Reway s'était «fait sortir le genou» dans un match sans signification et qu'il était absent vendredi prochain, est-ce que ce même partisan aurait apprécié?
Après le match, Benoît Groulx a expliqué la raison qui l'avait incitée à reposer autant de joueurs de qualité.
«Nous avons beaucoup de joueurs qui soignent des petites blessures. Nous voulions leur donner une journée de repos dans un match qui ne voulait rien dire au classement. Chaque année nous reposons des joueurs dans le dernier match, tout simplement.
La santé d'abord
«Si ce match valait quelque chose pour les gens, ce n'était pas notre cas. Pour nous, finir sixièmes, septièmes, huitièmes ou onzièmes, aujourd'hui, ça ne valait rien. Le plus important, c'est d'avoir nos joueurs en santé. Nous en avons fait jouer un. Vincent Dunn a joué avec aplomb et il s'est coupé au visage. Il n'a pas fini le match. Ça m'importune beaucoup.»
Dunn a été l'unique marqueur des perdants. Il a été coupé à une joue en fonçant vers le filet en fin de troisième période. Marqueur de neuf buts à ses cinq derniers matches, Dunn n'est pas revenu au jeu.
Malgré l'absence du noyau de l'équipe, les Olympiques ont eu le meilleur 36-32 au chapitre des lancers, mais Alexandre Bélanger a été très solide devant la cage des visiteurs.