Le capitaine des Olympiques Taylor Burke assure que l'équipe fera fi de la fatigue ce soir alors qu'elle affronte les Wildcats de Moncton.

Les Olympiques doivent oublier la fatigue

Ils ont beau être jeunes et fringants, les joueurs des Olympiques ressentaient toujours les effets des 24 heures passées en autocar en pleine tempête de neige entre Sydney samedi et Gatineau dimanche.
Habituellement, une équipe de la LHJMQ bénéficie de cinq journées complètes avant de reprendre l'action après un voyage dans les Maritimes. Ce ne sera pas le cas des Olympiques qui devront trouver une façon de puiser au fond de leur énergie pour affronter les Wildcats de Moncton au centre Robert-Guertin ce soir.
Ces derniers auront également une longue balade dans le corps lorsqu'ils sauteront sur la glace ce soir, mais les Wildcats (30-25-3) étaient déjà à Gatineau hier avant-midi. Ils se sont même entraînés à Guertin après les Olympiques (34-19-4).
Chez les hommes de Benoît Groulx, le capitaine Taylor Burke assurait que l'équipe devait faire fi de la fatigue et aller de l'avant.
«Nous amorçons une séquence importante de quatre matches consécutifs à la maison. Il faut sortir en force. L'excuse de la fatigue ne tient pas. C'est le temps de retourner au travail.»
Lorsqu'on lui demande s'il avait déjà vécu pareille expérience en autobus, Burke admet toutefois qu'il s'agit d'une première.
«Je n'avais jamais passé une aussi longue période dans un autobus de ma vie! Tu viens qu'à avoir des impatiences dans les jambes. Le bas du dos fait mal. À un moment donné, j'étais endormi. Quand je me suis réveillé, on n'avançait pas. Je me suis aperçu qu'on était accoté sur le bord du chemin et qu'on ne pouvait pas poursuivre à cause de la tempête. C'était décourageant. Au matin, je me suis réveillé à nouveau, seulement pour apprendre que nous étions cinq heures en retard sur l'itinéraire prévu.»
Retrouver ses sens
Quand même, le capitaine affirmait se sentir mieux hier. «J'ai vraiment eu une bonne journée de repos lundi», a ajouté celui qui avait obtenu congé d'entraînement hier tout comme quelques autres vétérans les plus utilisés par Benoît Groulx dans le dernier voyage.
Si Burke avait retrouvé son aplomb, ce n'était pas le cas pour tout le monde. Michaël Beauregard se sentait plus fatigué hier que lundi.
«Il y a quelques joueurs qui ont mal partout et qui sont fatigués. Certains sont grippés. Nous avons les jambes lourdes alors on fait tout ce qu'on peut pour retrouver nos sens.»
Quant à lui, Frank Schumacher était du petit groupe de joueurs qui sont venus se délier les muscles lors d'un entraînement hors glace lundi. «Je me sens correct aujourd'hui. Mon entraînement d'hier a aidé à réactiver mon corps. Ce voyage dans une tempête n'a pas été très plaisant. C'était dur.»
Le duel face aux Wildcats offrira tout de même une chance aux Olympiques de mettre un terme à une séquence de deux défaites. Les Gatinois n'avaient pas été vaincus à leurs huit derniers matches en temps réglementaire avant les échecs à Halifax et au Cap-Breton, mais Taylor Burke trouvait que les Olympiques auraient mérité un meilleur sort. Malgré les défaites, il croit fermement que les Olympiques sont encore sur leur lancée des dernières semaines.
«Récemment, nous avons prouvé à tout le monde ce que nous étions capables de faire. Il n'y a pas de doutes que nous finirons le dernier droit en force.»
Pour s'y faire, les Gatinois devront d'abord s'occuper du dynamique duo russe d'Ivan Barbashev et Vladimir Tkachev, deux des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LNH. Le vétéran Alex Dubeau est également capable de voler un match devant le filet des Wildcats.
Jfplante@ledroit.com