Mathieu Bizier est un des joueurs clés des Olympiques de Gatineau cette saison. Malgré la maigre récolte offensive des cinq derniers matches, il est convaincu que l’attaque ne sera pas le point faible de son club.

Les Olympiques à la recherche de buts

Flamboyante dans le premier week-end de la saison régulière de la LHJMQ, l’attaque des Olympiques de Gatineau a perdu tout son lustre par la suite.

Les Gatinois ont touché la cible 11 fois à leurs deux premières sorties sur la route. Les signes encourageants du camp d’entraînement avaient été reproduits dans des matches officiels. Cette explosion offensive cachait toutefois certaines carences.

Les Olympiques ont été limités à huit buts dans les cinq matches suivants. À forces égales, ils n’ont placé que quatre rondelles derrière les gardiens adverses. Que s’est-il passé au juste entre les deux premiers matches et les cinq qui ont suivi ?

« C’est sûr que nous avons marqué bien des buts en début de saison, mais nous avons aussi accordé 52 et 43 lancers dans ces deux matches. Il fallait rectifier la situation et resserrer notre défensive pour ne pas trop exposer nos gardiens », a indiqué l’entraîneur-chef Éric Landry.

En tentant de corriger un problème, le club en a créé un autre.

« Nos joueurs ont commencé à moins tricher. Soudainement, nous avions moins de joueurs laissés seuls. Ç’a fait une différence, mais autant nous étions contents d’avoir gagné la première partie, autant j’ai mieux aimé notre dernier match contre les Cataractes samedi. Pour la première fois de la saison, nous avons tiré plus souvent sur le filet adverse et nous avons créé plus de chances de marquer. Nous n’avons simplement pas été récompensés pour ce travail. »

Contre les Cataractes de Shawinigan, les Olympiques ont tout fait sauf marquer dans la troisième période qu’ils ont dominé 17-4 dans les tirs. Landry espère donc construire sur ce match parce qu’il commence à avoir hâte de goûter à sa prochaine victoire.

« Nous ne sommes pas contents. Ça fait quatre matches qu’on ne récolte pas de point au classement. Nous avons très bien terminé notre dernier match, mais nous pouvons être meilleurs. »

Les Olympiques auront l’occasion de redémarrer la machine le week-end prochain avec une série de trois matches en trois jours. Parmi les joueurs à la recherche d’un premier but, il y a le vétéran de 20 ans Carson McKinnon. Au moins, il a compensé avec une récolte de sept passes en sept matches. Manix Landry, auteur de quatre buts à ses trois derniers matches hors-concours, tente lui aussi d’effacer le zéro à sa fiche dans la colonne des buts.

Pas une faiblesse

Meilleur compteur des Olympiques après son acquisition de l’Océanic de Rimouski la saison dernière, Mathieu Bizier reconnaît que les joueurs ciblés pour marquer des buts devront commencer à faire la différence.

« Je demeure convaincu que nous avons quatre trios bien équilibrés. Les entraîneurs ont fait un bon travail pour répartir l’attaque sur tous les trios. Cependant, nos gros joueurs devront amener plus d’offensive comme au début de la saison. Nous savons que nous avons une bonne offensive. Ça ne sera pas notre faiblesse cette année. Nous l’avons démontré en début de saison », a dit celui qui montre une fiche de deux buts et cinq points après sept matches.

L’inertie de l’attaque gatinoise a fait plonger l’équipe au 16e rang du classement général de la LHJMQ. Les Olympiques (1-4-2) sont sur une séquence de six revers consécutifs, dont cinq par la marge d’un seul but.

Dans une ligue où la ligne est mince entre la victoire et la défaite, Mathieu Bizier a une bonne idée de ce que son équipe doit faire pour renverser la vapeur.

« Je pense que notre début de saison nous a donné une confiance trop rapide sur le plan offensif. Il y a eu un relâchement par la suite. Nous avons été une équipe moins engagée. Nous avons eu de la difficulté à marquer dans les moments clés. Il faut simplement revenir à la base en travaillant plus fort. Ça va finir par rentrer. »

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Alexandre Hogue a récolté un point à chacun de ses trois premiers matches avec les Olympiques de Gatineau.

ALEXANDRE HOGUE A FAIT SA PLACE

Si l’attaque des Olympiques est en panne sèche depuis cinq matches, ce n’est pas le cas du défenseur Alexandre Hogue.

Inséré dans la formation mercredi dernier contre les Wildcats de Moncton, l’ancien du Sting de Sarnia a trouvé le moyen de se démarquer en inscrivant des points dans chacun de ses trois premiers matches dans la LHJMQ. En fait, il a participé à 60 % des buts des Olympiques dans la dernière semaine. Chaque fois, il a alimenté un coéquipier pendant une supériorité numérique.
Dans une brigade défensive congestionnée avec huit défenseurs en santé, le Franco-Ontarien semble avoir gagné sa place dans le top-6 de l’équipe d’Éric Landry.

« Il prend de plus en plus de place. Il prend de l’assurance aussi. Il a réussi à faire ses points sur l’attaque massive. Il relance bien le jeu. Il excelle pour faire progresser les jeux offensifs. De la manière dont il joue, il a assez bien fait pour faire partie de notre top-6 », a expliqué l’entraîneur-chef des Olympiques mardi.

Chaque match, deux défenseurs doivent être rayés de l’alignement. Justin Gosselin est celui qui doit le plus prendre son mal en patience depuis le début de la saison où il a été limité à deux matches. Zachary Fortin et Braeden Virtue, deux autres défenseurs ontariens de 18 ans, ont été les autres joueurs laissés de côté pour faire place au défenseur d’Embrun.

Aebischer sur patins

D’ici quelques semaines, ils pourraient être trois à regarder les matches à partir des gradins. David Aebischer, le défenseur numéro un des Olympiques, a patiné en solitaire pour la première fois mardi après-midi. Son retour au jeu est anticipé dans deux à quatre semaines.

D’ici là, Alexandre Hogue compte profiter de toutes les occasions qui lui seront offertes, surtout en l’absence de l’autre défenseur offensif.

« Ça va super bien jusqu’à présent. Chaque pratique, je vais de mieux en mieux. Plus je joue des matches, plus j’ai du temps de jeu, plus je me sens à l’aise sur la patinoire. Ils me donnent la chance de jouer et c’est tout ce que je veux. Chaque match est comme un essai. Je dois continuer si je ne veux pas me faire sortir de l’alignement. En même temps, nous formons une équipe. Tu veux que tout le monde fasse bien et que tout le monde gagne. Ce sera à moi d’être constant dans mon jeu pour conserver ma place. »

Après deux saisons à jouer dans la Ligue de l’Ontario, Hogue a déjà noté certaines différences entre son ancienne ligue et la LHJMQ.

« Je crois que le jeu est une coche plus rapide ici, mais les joueurs sont plus petits et ça frappe moins qu’en Ontario. À part ça, c’est pas mal semblable », a dit l’ancien choix de deuxième ronde du Sting.

Joueur de 20 ans des Olympiques l’an dernier, Giordano Finoro avait dressé le même constat après avoir disputé ses deux premières saisons de hockey junior majeur avec les Colts de Barrie. Chez les Gatinois, on estime que le style de jeu de la LHJMQ sera mieux adapté à celui du défenseur offensif de 18 ans.