Gabriel Bilodeau a fait sa marque chez les Olympiques, après avoir été repêché par les Foreurs de Val-d’Or.

Les coups de cœur du capitaine Bilodeau

Sans crier gare, Gabriel Bilodeau aura marqué l’histoire des Olympiques de Hull/Gatineau à sa façon.

Acquis par les Olympiques à mi-chemin de la saison de ses 16 ans, l’ancien choix de première ronde des Foreurs de Val-d’Or va dépasser Stéphane Richer et Cam Russell au chapitre des matches joués en carrière dans l’uniforme gatinois le week-end prochain en Abitibi. À moins d’une blessure, Bilodeau reviendra de ses matches à Val-d’Or et Rouyn-Noranda avec 242 matches au compteur. Parmi tous les défenseurs de l’histoire de la franchise, ça va le placer sur un pied d’égalité avec Alexandre Carrier au troisième rang.

Meilleur compteur d’un club en reconstruction en 2018-19, le Lavallois de 20 ans devrait aisément trouver sa place dans le top-10 de plusieurs catégories offensives chez les défenseurs qui ont joué pour les Festivals et pour les Olympiques depuis 1973. Il lui reste encore 20 matches pour aller chercher un but, sept passes et 10 points pour se hisser dans le top-10 de chacune de ces catégories.

Il reste encore quelques mois à sa carrière dans la LHJMQ. Il compte profiter de chaque moment. Avant que les lumières s’éteignent, Le Droit l’a rencontré pour établir la liste de ses coups de cœur.

3 endroits préférés pour jouer :

1 Québec parce que c’est grandiose. Je vais toujours me souvenir du stress qui m’habitait avant de disputer mon premier match au centre Vidéotron ! J’étais encore jeune. Il y avait beaucoup de monde dans les estrades. C’est tellement impressionnant.

2 Halifax pour les mêmes raisons que Québec. L’an dernier, pendant notre passage, il y avait beaucoup de partisans qui scandaient à tue-tête : « We want the cup. » Tout le monde le criait. C’était vraiment intimidant !

3 Boisbriand parce que ça brasse toujours contre l’Armada. Là-bas, j’évolue devant ma famille et mes amis.

3 plus grandes influences

1 Je dois commencer par mes parents. Ils sont là depuis le début. Même quand j’étais à Val-d’Or, ils venaient me voir. Depuis que je suis ici, mon père essaie de venir à chaque match. Il arrange son horaire de travail en fonction de venir me voir.

2 Comme coéquipier, je ne pourrai jamais oublier Alexandre Carrier. Mes parents et mon agent me disaient toujours de regarder le meilleur défenseur de mon club afin d’avoir un modèle. « Carr », c’était notre meilleur joueur, notre capitaine et la meilleure personne dans le vestiaire. Il a eu une grande influence sur moi. Vraiment choyé de l’avoir eu comme coéquipier et ami encore aujourd’hui.

3 Marc et Céline de ma famille de pension ainsi que mon entraîneur Ron Choules, qui a cru en moi dès le premier jour. Il me pousse à chaque pratique, chaque match. Il a été un mentor pendant toute ma carrière. Il a toujours été là pour me supporter moralement, même dans les moments difficiles. Je suis très reconnaissant de l’avoir croisé.

3 moments forts

1 Tout part du repêchage où j’ai été sélectionné en première ronde. C’est un gros spectacle et je m’en souviens comme si c’était hier. C’était stressant comme moment, mais je suis tellement content d’avoir pu vivre ça. C’est sûr que c’est parmi mes plus beaux moments à vie. J’ai eu un sentiment de fierté.

2 Mon premier but avec les Foreurs. Je l’ai compté contre l’Armada à Boisbriand devant mes amis et ma famille. J’ai compté en première période. J’avais juste 16 ans et c’était mon premier match là-bas !

3 Ma nomination de capitaine. Ça s’est fait tardivement après l’échange de Jeff (Durocher), mais je pourrai dire toute ma vie que j’ai déjà été le capitaine des Olympiques de Gatineau. J’ai joué pour ce logo-ci pendant quatre ans et demi et j’en suis fier.

3 choses qui vont lui manquer

1 La camaraderie avec les gars. La LHJMQ, c’est un style de vie. On se voit chaque jour. On passe plus de temps ensemble qu’avec notre famille ou nos amis à la maison. On en profite tellement, mais en même temps, quand la fin approche, on se demande toujours si on en a profité assez !

2 Le hockey pur et simple. C’est le centre de notre vie. Je ne pense pas revivre ça à moins de jouer chez les professionnels. Si je vais à l’université l’an prochain, les études vont prendre le dessus. L’école est importante ici aussi, mais toute notre routine est construite autour du hockey.

3 Faire partie du spectacle junior majeur. Divertir les foules dans de grands amphithéâtres. Cette entrevue me rend déjà nostalgique !

+

Carrier suit encore les Olympiques en attendant l’appel des Predators

Le temps file rapidement. En fin de semaine prochaine, Alexandre Carrier sera rattrapé par son ancien coéquipier Gabriel Bilodeau au troisième rang des défenseurs qui ont disputé le plus de matches dans l’histoire des Olympiques. Même s’il roule sa bosse chez les professionnels depuis trois ans déjà, Carrier suit encore un peu ce qui se passe chez son alma mater. « Moins souvent qu’avant, car je connais de moins en moins de gars, mais j’ai vu le but de Bilodeau en prolongation contre Drummondville mardi ! », a-t-il raconté au Droit jeudi.

L’ancien capitaine des Olympiques est tombé dans une excellente organisation de la Ligue nationale lorsqu’il a été repêché, puis mis sous contrat par les Predators de Nashville jusqu’à la fin de la saison 2019-20. Le problème, c’est qu’il s’agit probablement de l’organisation qui a le plus de profondeur en défensive et Carrier doit faire preuve de patience à Milwaukee, dans la Ligue américaine.

Il a goûté à la LNH dès son année recrue où il a disputé deux matches, mais depuis, il continue de faire ses classes avec les Admirals, là où il a joué 191 matches.

« Il y a de la congestion en haut. Le top-4 des Predators est spectaculaire avec Roman Josi, Mattias Ekholm, Ryan Ellis et P.K. Subban. Nous avons perdu Anthony Bitetto qui vient d’être réclamé au ballottage par Minnesota. Ça va créer un peu d’espace, mais ils ont sept bons défenseurs dans la LNH et il y en a des bons à Milwaukee aussi. »

Les sept défenseurs des Predators ont entre 28 et 36 ans. Carrier lui, n’a que 22 ans.

« Je suis encore jeune. Il me reste du temps en masse. C’est sûr que tout le monde veut jouer dans la LNH, mais ce n’est pas un processus qui se fait du jour au lendemain. J’ai eu une excellente saison recrue, puis une deuxième année décevante. J’ai acquis beaucoup d’expérience maintenant et ça se passe super bien cette saison où j’ai beaucoup de minutes de jeu. »

L’important, c’est que Carrier sent qu’il a amélioré son jeu dans son ensemble et qu’il est près du niveau de jeu requis pour jouer dans la LNH. « Comme à Gatineau, je ne fais rien d’extravagant, mais je m’assure de faire les choses correctement. »