Patrick Leblond, recruteur en chef des Screaming Eagles du Cap-Breton

Les «Aigles» font confiance aux yeux Gatinois

Ils n’ont aucun lien de parenté, mais depuis quelques années, Jacques Carrière (Cap-Breton) et Mario Carrière (Shawinigan) étaient les deux recruteurs-chefs natifs de Gatineau dans la LHJMQ.

Quand Jacques Carrière a enfin obtenu une promotion chez les Screaming Eagles, il s’est aussitôt tourné vers un autre Gatinois pour assurer sa succession.

Patrick Leblond est un Gatinois d’adoption. Il vient de Val-d’Or, mais il est venu s’établir en Outaouais afin de pouvoir y travailler dans sa profession.

Au hockey, c’est Jacques Carrière qui lui a offert son premier emploi. Ensemble, ils ont travaillé deux ans à Val-d’Or. Quand Carrière a suivi Marc-André Dumont à la suite de son embauche au Cap-Breton, Leblond a suivi lui aussi.

Il a été recruteur pour les Screaming Eagles pendant cinq ans avant d’aller travailler avec le Centre de soutien au recrutement (CSR) de la LHJMQ cette saison.

Parce qu’il souhaitait de l’avancement dans le hockey et qu’il était coincé derrière son mentor au Cap-Breton, Leblond est allé tenter sa chance ailleurs, mais il est rentré au bercail rapidement quand Carrière est devenu directeur général des Screaming Eagles.

«Je savais que je ne tasserais jamais Jacques, mais mes chances d’avancement étaient limitées au Cap. Le CSR m’a offert une belle visibilité. J’allais faire mon premier repêchage quand Jacques m’a demandé de le remplacer ! J’ai été son bras droit pendant longtemps et j’attendais cette occasion depuis un moment. C’est une première étape pour moi parce que mon but, c’est de vivre uniquement du hockey en faisant ce que j’aime. Dans ces conditions-là, tu n’as pas l’impression de travailler.»

perles sur le tard

Jacques Carrière lui a toujours donné de la latitude comme recruteur.

À Val-d’Or, c’est lui qui a été responsable de la sélection de Shawn Ouellet-St-Amant, un ancien joueur de l’Intrépide de Gatineau sélectionné en 12e ronde, mais qui a eu beaucoup de succès dans la LHJMQ pour ensuite faire le saut chez les professionnels. Il a aussi sélectionné l’excellent gardien Étienne Montpetit en huitième ronde.

«On avait besoin d’un gardien. Jacques m’avait dit : ‘Go, laisse-toi aller !’ Au Cap-Breton, j’ai insisté pour sélectionner Phélix Martineau en sixième ronde. Il a été un rouage important chez nous.»

Les rondes éloignées, c’est la spécialité de Leblond. C’est aussi devenu une philosophie.

«Je dis toujours que tu perds un repêchage dans les premières rondes et que tu le gagnes dans les dernières rondes. Dans les trois ou quatre premières rondes, l’écart est mince entre les joueurs. Des équipes se plantent dans ces rondes-là et elles en ont payé le prix. Tu peux toutefois te racheter en repêchant bien dans les dernières rondes.»

À Québec samedi, les Screaming Eagles détiennent actuellement les 12e, 33e, 40e et 48e sélections dans les trois premières rondes, mais on sent déjà que Leblond a hâte de s’aventurer dans son terrain de jeu et trouver des perles oubliées. Il semblerait qu’il pourrait même y en avoir en Outaouais cette année.