En deux matches contre les Olympiques de Gatineau, les 67’s d’Ottawa ont marqué neuf buts. Ils en ont accordé un seul.

Les 67’s étaient trop forts pour les Olympiques

Vendredi soir, au Centre Robert-Guertin, les Olympiques de Gatineau ont obtenu pas moins de six supériorités numériques. Durant ces supériorités numériques, ils ont tout fait, sauf marquer.

Dimanche après-midi, c’était le match retour de la série interprovinciale, à l’aréna de la Place TD. C’était serré jusqu’au troisième tiers, quand les 67’s d’Ottawa ont obtenu trois occasions d’envoyer leur attaque massive sur la patinoire.

Ils ont profité de ces trois occasions pour marquer trois buts.

C’est ainsi que les Ontariens ont pu gagner le deuxième match, 5-1.

À LIRE AUSSI: Andrée se dresse et blanchit les Olympiques [PHOTOS]

Au total, ils remportent la série, 9-1, au total des buts. La Coupe Alexandra, emblème de la suprématie régionale en matière hockey junior, passera une année de plus dans le Glebe.

« Cette série, c’est une question de fierté », soutient l’homme qui dirigeait les 67’s dimanche, Mario Duhamel.

« Nous représentons deux villes qui sont voisines. Il y a beaucoup de respect entre les deux organisations, mais nous voulons quand même sortir gagnants. »

Duhamel devait lui-même se sentir un peu plus motivé que d’habitude.

Il a brièvement dirigé les Olympiques, durant la saison 2016-17. Cette année-là, on lui a montré la porte après 47 parties.

« Je suis fier pour les gars », prétend-il.

« Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis ce temps-là. Ça fait quand même trois ans. La première année, c’était spécial. Il y avait, chez les Olympiques, plusieurs joueurs que j’avais côtoyés. Maintenant, à l’exception de Charlot Roy, tous les joueurs ont changé. Ça reste une affaire d’équipe. On veut gagner ensemble. »

Pour se donner de meilleures chances de gagner ce match, Duhamel a fait appel à son gardien de but numéro un, Cédrick Andrée.

Le Franco-Ontarien a encore bien fait. Cela dit, dans les 40 premières minutes de la partie, il n’a pas été le gardien le plus flamboyant sur la glace.

Creed Jones a multiplié les arrêts spectaculaires.

On se souviendra surtout d’une roulade dont Dominik Hasek aurait été fier, pour voler un but certain à l’attaquant américain Adam Varga.

Les responsables de l’écran géant de la Place TD se sont sentis obligés de nous montrer la séquence sous environ six ou sept angles différents, lors de l’arrêt de jeu qui a suivi. C’est tout dire !

Dix minutes de trop

« Il a joué avec l’énergie qu’on attend d’un gardien qui veut aider son équipe à gagner », commente l’entraîneur-chef gatinois, Éric Landry.

Pour ceux qui continuent à compter, les Olympiques ont perdu leurs neuf dernières parties.

Le coach, dans la tourmente, continue de chercher des solutions.

« Aujourd’hui, j’ai été satisfait de l’effort… pendant 50 minutes. Dans les 10 dernières minutes du match, les gars avaient l’air fatigués, mentalement. Ils ont commencé à faire des erreurs individuelles et ces erreurs ont fait en sorte que nous avons écopé de pénalités. »

Les gros canons d’Ottawa ont marqué les gros buts, quand ça comptait. Noel Hoefenmayer, Austen Keating et Marco Rossi ont fait mouche durant les supériorités numériques.

Mitchell Hoelscher et Jack Quinn ont été les autres marqueurs dans le camp vainqueur. Le jeune Zach Dean a répliqué pour Gatineau.

+

UN BON DERNIER TEST POUR KEVIN BAHL AVANT ÉQUIPE CANADA JUNIOR

Les 67’s tenaient à garder la Coupe Alexandra. Ils ont donc utilisé à outrance leur défenseur numéro un, dans les deux matches de la fin de semaine. Kevin Bahl a peut-être joué 60 minutes, en tout.

« Kevin a encore joué du gros hockey en fin de semaine, constate Mario Duhamel. Il a passé près de 30 minutes sur la patinoire dans les deux matches. Des minutes de qualité, en plus, dans des moments-clés. »

Kevin Bahl

Le colosse de six pieds et six pouces s’est retrouvé au cœur de la rivalité interprovinciale. Il était de presque toutes les batailles, entre les coups de sifflet.

« Je suis content, a-t-il déclaré, en fin de journée, dimanche. J’aime ça, jouer contre Gatineau. C’est toujours une belle expérience. Ce sont toujours des matches robustes. Ce sont toujours de bons matches. »

La série Ottawa/Gatineau a été placée au parfait endroit, dans le calendrier, pour Bahl. Il est sur le point de mettre en pause sa quatrième saison dans la LHOntario. Il quittera pour Toronto, dans les prochaines heures, afin de prendre part au camp de sélection d’Équipe Canada Junior (ÉCJ).

« Ce sera l’opportunité d’une vie, affirme l’espoir des Coyotes de l’Arizona. Tous les joueurs de hockey n’ont pas la chance de participer à ce camp. Tous les joueurs de hockey n’ont pas l’opportunité de se tailler un poste au sein de cette équipe. »

« Je suis à la fois honoré et fébrile. »

Bahl n’est pas assuré de son poste. Il a quand même de la chance. Cette année, ÉCJ est dirigée par des entraîneurs ontariens qui connaissent bien sa valeur.

Ses amis et coéquipiers, à Ottawa, sont convaincus qu’il possède tous les outils pour gagner sa place.

« Il n’y a jamais de descentes en surnombre quand il est sur la glace. Il n’y a pas de tirs dangereux, non plus. Je sais que tout va être correct quand il est sur la glace avec moi », dit le gardien Cédrick Andrée. 

« Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bonne chance, complète l’entraîneur Mario Duhamel. On lui souhaite vraiment de faire l’équipe. On souhaite ne pas le revoir dans le prochain mois, même si ce serait une grosse perte pour nous. »