Un groupe d’actionnaires des Olympiques souhaitent pousser Alain Sear vers la porte de sortie.
Un groupe d’actionnaires des Olympiques souhaitent pousser Alain Sear vers la porte de sortie.

Le règne d’Alain Sear contesté

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
La grogne derrière les insuccès des Olympiques de Gatineau n’atteint plus seulement les partisans.

Le pouvoir de l’actionnaire et du directeur des opérations hockey Alain Sear est maintenant contesté par au moins quatre des 10 actionnaires du club.

Selon ce que Le Droit a appris jeudi soir, ce groupe va demander à ce qu’il soit délogé de son poste mercredi prochain lors d’une rencontre avec tous les actionnaires. Le groupe de contestataires ne peut plus fermer les yeux et tolérer le climat de médiocrité qui s’est installé autant sur la glace qu’à l’extérieur de celle-ci. La crédibilité du club est en chute libre, tout comme les assistances.

Même si une reconstruction a été entamée il y a exactement deux ans avec les échanges de Vitaly Abramov, Mitchell Balmas et Will Thompson, le club croule toujours dans les bas-fonds du classement général de la LHJMQ. La reconstruction des Olympiques n’avance pas au rythme prévu.

« Nous sommes tannés de vivre tout le négatif qui accompagne l’équipe. Ça n’a pas rapport au hockey. Tant qu’il va être autour de l’équipe, il existera toujours un climat négatif. Nous voulons que notre club redevienne un club normal. Nous voulons revoir 2000-3000 spectateurs à nos matches. Pas pour l’argent. Pour le spectacle. Pour les jeunes. Ils n’ont aucune motivation de jouer devant une maigre foule comme celle de mercredi », a expliqué un des actionnaires, qui voudrait bien redorer l’image du club en mettant fin à l’immobilisme du groupe des propriétaires devant les échecs à répétition de l’organisation.

Selon cet actionnaire, Alain Sear aurait été mis au courant du mouvement de contestation jeudi soir, mais celui-ci aurait répliqué qu’il n’irait nulle part étant donné qu’il avait encore suffisamment de chums autour de la table du conseil d’administration.

Appelé à commenter les informations du Droit, Alain Sear a nié qu’il avait eu une conversation à ce sujet.

« Je n’ai jamais entendu parler de ça, alors je n’ai pas de réaction », a-t-il indiqué.

Parmi sa garde rapprochée, il y aurait Gérald Groulx, Martin Lacasse, Éric Pigeon, Paul Prégent et François Beaudry. Dans le groupe qui souhaite un vent de fraîcheur, il y aurait Gilles Laplante, Jocelyn Cayer, Louis Brisson et Daniel Gingras. Ceux-ci espèrent convaincre un ou deux actionnaires à changer de camp. Pour eux, Alain Sear est le dénominateur commun derrière les années de vaches maigres des Olympiques. Il est le seul membre de la direction à avoir été en place depuis plus de 15 ans. Il traverse sa troisième saison à titre de directeur des opérations hockey.

Selon des informations obtenues par Le Droit, la LHJMQ aurait manifesté son inquiétude par rapport aux photos des multiples bancs vides pendant le match de la 10e défaite de suite des Olympiques de mercredi au centre Robert-Guertin. Publiées sur les médias sociaux, elles ont suscité des centaines de réactions chez des partisans, journalistes et anciens joueurs de l’équipe. La LHJMQ serait troublée pour son image de marque. Pendant que toutes les équipes s’efforcent à vendre un produit de qualité, il y a une équipe qui traîne de la patte en se laissant aller.

À titre de directeur des opérations hockey des Olympiques, Alain Sear devrait normalement être au Saguenay cette semaine, là où 20 équipes participent au Challenge de la Ligue midget AAA du Québec. Tous les hommes de hockey sont réunis là-bas pour épier les joueurs admissibles au prochain repêchage de la LHJMQ. À l’heure actuelle, les Olympiques y détiennent notamment quatre choix en première ronde. Sear était toujours à Gatineau jeudi.