Marc Saumier

Le numéro 32 de Saumier sera retiré

Dans les amphithéâtres de hockey d’Amérique du Nord, on voit rarement le numéro 32 suspendu au plafond. Il ne s’agit pas, à la base, d’un dossard qu’on remet aux grandes vedettes.

Les Capitals de Washington ont retiré le 32 en l’honneur de Dale Hunter, à l’hiver 2000. C’est à peu près tout.

Les Olympiques de Gatineau s’apprêtent à retirer ce numéro à leur tour. Une cérémonie visant à honorer Marc Saumier sera organisée le 5 janvier prochain, avant un match contre le Titan d’Acadie-Bathurst au Centre Robert-Guertin.

Curieusement, il existe un lien entre les deux hommes.

« Quand j’ai fait mes débuts avec les Olympiques, je portais le numéro 77, raconte Saumier. Quand on m’a échangé à Longueuil, en 1985, les Chevaliers étaient dirigés par Guy Lapointe. Quand je suis arrivé là-bas, il m’a dit que j’étais un peu son Dale Hunter. Il m’a donc remis le numéro 32. »

M. Lapointe connaissait bien Hunter, à l’époque. Il avait eu la chance de travailler directement avec lui, lorsqu’il avait occupé un poste d’entraîneur-adjoint chez les Nordiques de Québec.

« J’avais pris ce compliment dans le bon sens ! Je n’ai que bonnes choses à dire au sujet de Guy Lapointe. Il m’a beaucoup aidé. Je ne serais pas devenu le même joueur sans lui. »

Saumier a continué de porter le numéro 32 quand il est revenu chez lui, à Hull, pour compléter son stage dans les rangs juniors. En 242 matches de saison régulière dans la LHJMQ, il a récolté 380 points.

Il a complété son parcours en force, en obtenant 48 points en 19 parties durant les séries de la Coupe du président de 1988.

Saumier a toujours cherché à porter le numéro 32, par la suite, durant sa carrière professionnelle. Il a porté les couleurs de sept différentes équipes des ligues mineures entre 1988 et 1995.

À l’aube de la cinquantaine, l’ancien joueur est de retour chez lui, en Outaouais. Depuis un peu plus d’un an, il a rejoint l’organisation des Olympiques. Il remplit un mandat double, à titre de conseiller spécial et d’ambassadeur de l’organisation.

Il épaule surtout le directeur des opérations hockey, Alain Sear, dans ses opérations quotidiennes.

« Moi, dans ma vie, j’ai tout le temps voulu jouer pour cette organisation-là. Je suis un gars de Hull. Un gars du Vieux-Hull, en fait. Tout jeune, je me rendais à pied à Guertin pour voir les matches des Festivals, puis ceux des Olympiques », explique-t-il.

M. Sear lui a fait savoir il y a un certain temps, déjà, qu’on songeait à retirer son chandail.

La décision, qui a été officiellement prise dans les dernières heures, l’a quand même un peu déstabilisée.

Les Olympiques ont déjà retiré huit numéros. La bannière de Saumier ira rejoindre celles de Martin Gélinas, Sam Lang, Jean Poulin, Luc Robitaille, Guy Rouleau, Maxime Talbot et José Théodore au plafond du Vieux-Bob.