La CCHL2 est revenue à son ancien nom et logo la semaine dernière. La Ligue de hockey junior B de l’Est ontarien revient à ses racines.
La CCHL2 est revenue à son ancien nom et logo la semaine dernière. La Ligue de hockey junior B de l’Est ontarien revient à ses racines.

Le junior B reprend le contrôle de sa ligue

Terminé la CCHL2. La Ligue de hockey junior B de l’Est ontarien (LHJBEO) coupe ses liens avec la Ligue centrale junior A (CCHL) et revient à ses racines, mais surtout à son indépendance.

Au cours des cinq dernières années, le circuit était étroitement lié à la Ligue centrale. Les deux ligues avaient le même commissaire. Kevin Abrams portait les deux chapeaux. Cette époque est révolue.

Hockey Canada est intervenu pour briser cette constitution qui était devenue la source de plusieurs plaintes, surtout au niveau de sa ligue de Hockey Eastern Ontario (HEO) des moins de 18 ans.

Abrams va demeurer commissaire de la CCHL, mais c’est Sean Marcellus qui supervisera les activités de la LHJBEO. Les cinq clubs juniors B affiliés à ceux de la CCHL ont obtenu une clause de droits acquis pour garder leurs affiliations, mais les 11 autres équipes du circuit vont continuer d’opérer à titre d’équipes indépendantes.

Quand la CCHL2 avait été créée en 2015, le commissaire Abrams avait formulé le souhait d’affilier toutes les équipes de la CCHL à une équipe de la CCHL2. La saison dernière, Brockville, Renfrew, Wesport, Carleton Place et Whitewater avaient des associations avec des clubs de la CCHL.

«Ce qu’il faut retenir des récents changements, c’est que nous avons séparé les deux ligues et que Kevin Abrams ne sera plus le commissaire de ces deux ligues. La CCHL2 était administrée de la même façon que la CCHL. Ce ne sera plus le cas. Nous sommes en train de réécrire notre constitution et le livre des règlements. C’est un exercice onéreux. Nous reprenons le contrôle de notre ligue, mais nous continuerons notre partenariat avec la CCHL et la Ligue de hockey junior de la capitale nationale (junior C)», a indiqué le président des Vikings de Casselman Sylvain Dignard.

Ce dernier est également le président du conseil d’administration de la LHJBEO auprès de Hockey Canada. L’organisme qui chapeaute toutes les ligues fédérées au pays vient de régler un dossier qui lui occasionnait des maux de tête dans l’Est ontarien depuis quelques années.

«La majorité des plaintes au Canada venait de la région d’Ottawa. Hockey Canada a donc décidé de plonger dans le dossier. Il a constaté des irrégularités chez HEO et a décidé d’y remédier. Hockey Canada va exiger plus de transparence. Il est en train de changer la gouvernance à HEO. Il va probablement attaquer un autre dossier chaud, celui de la ligue des moins de 18 ans, qui est aussi associé à la CCHL. Tout le modèle bantam et midget AAA pourrait être revu», ajoute Sylvain Dignard.

Retour du midget AAA?

Contrairement au reste de la province, il n’y a plus de ligue midget AAA dans l’Est ontarien, ce qui est une source de frustration pour plusieurs parents. Comme les hockeyeurs de 15 ans (midget mineur) ne peuvent pas participer aux plus gros tournois de l’Ontario comme la Gold Cup en l’absence d’une ligue midget AAA, certains sont forcés de déménager dans la région de Toronto afin d’évoluer contre des joueurs de leur âge.

Bref, Hockey Canada voudrait que HEO harmonise sa structure avec le reste de la province.

Quant à la LHJBEO, elle vise un retour au jeu en septembre avec un calendrier de 44 matches, mais tout va dépendre de l’évolution du virus de la Covid-19.

«Tout le monde souhaite de commencer à jouer en septembre, mais il faudra préparer d’autres scénarios en cas d’une seconde vague du virus. Les prochaines années seront difficiles pour notre ligue et nos équipes. Nous vivons quelque chose d’inhabituel. Nous misons beaucoup sur des joueurs d’autres régions qui viennent au collège ou à l’université à Ottawa. Si l’école se fait à distance en septembre, est-ce que nos joueurs vont revenir? Si la frontière est fermée aux États-Unis, les équipes juniors A vont manquer de joueurs. Est-ce qu’ils vont venir les chercher chez nous? Il reste encore plusieurs questions sans réponse», conclut M. Dignard.