Avec son nouvel arc-en-ciel accompagné du slogan «Ça va bien aller», Gilles Laplante espère que l'autobus des Olympiques deviendra un véhicule d’espoir aux yeux de tous en bordure de l’autoroute 417.
Avec son nouvel arc-en-ciel accompagné du slogan «Ça va bien aller», Gilles Laplante espère que l'autobus des Olympiques deviendra un véhicule d’espoir aux yeux de tous en bordure de l’autoroute 417.

L’autobus des Olympiques, véhicule d’espoir

Les 32 autocars de 417 Bus Lines sont garés depuis plus d’un mois dans la cour de l’entreprise de Casselman.

Ses autobus scolaires n’ont pas bougé depuis longtemps non plus. Période de confinement oblige, l’industrie du transport et du tourisme sont frappés durement par le virus de la Covid-19.

Copropriétaire de 417 Bus Lines et actionnaire des Olympiques de Gatineau, Gille Laplante avait le goût de lancer un message d’espoir en fin de semaine. Même si tout le monde vit dans l’inconnu, il anticipe des jours meilleurs dans la vie comme au hockey. Un jour, ses Olympiques reprendront la route pour se rendre aux quatre coins de la LHJMQ et tout va bien aller.

C’est pourquoi il a eu l’idée d’ajouter une couche de peinture à l’autobus officiel de l’équipe. Avec son nouvel arc-en-ciel accompagné du slogan «Ça va bien aller», il espère qu’il deviendra un véhicule d’espoir aux yeux de tous en bordure de l’autoroute 417.

«Nous sommes tous plongés dans l’ombre en cette période difficile. Nous avons besoin d’un vent de positivisme. Nous n’avons pas de sport. Nous ne parlons plus de hockey. Je pense que ça nous prend une bonne tape dans le dos», dit-il.

L’idée de retoucher l’autobus des Olympiques lui est venue après avoir rencontré un Québécois qui s’était arrêté à Casselman pour prendre quelques photos du véhicule officiel du club gatinois.

«J’ai vu sa plaque immatriculée au Québec. Il a piqué ma curiosité. Je suis allé le rencontrer. C’était un médecin de Laval qui était en route pour Ottawa. Il s’était arrêté pour prendre une pause. En voyant l’autobus, il a été frappé. Il me disait qu’il réalisait que notre période sans sport était d’une grande tristesse. Nous avons discuté longuement. Il a su ce que je faisais avec les Olympiques. Quand il est reparti, il m’a dit que notre rencontre allait sûrement être sa plus pertinente de la journée! Ça nous a fait du bien. Avant de partir, il a dit que cet autobus allait probablement faire plus de millage en pensées que sur la route dans les prochaines semaines.»

C’était de la musique aux oreilles du propriétaire. Il a aussitôt téléphoné à son neveu pour lui demander d’ajouter l’arc-en-ciel à l’autobus.

«J’espère que l’arc-en-ciel pourra rejaillir très loin. Nos joueurs saluent nos partisans sous l’arc-en-ciel. L’image est forte et remplie de signification ces temps-ci. Je veux que notre autobus servent à saluer nos partisans, nos joueurs, nos rivaux, notre ligue.»

417 Bus Lines, c’est 320 employés en arrêt de travail forcé. Les autobus ne roulent pratiquement pas. Cette semaine, il n’y a qu’un contrat à l’horizon. Trois autobus vont se rendre dans un hôtel d’Ottawa pour aller cueillir des Inuits du Nunavut qui viennent de terminer une période de confinement de 14 jours. Ils seront conduits à l’aéroport. Et la semaine dernière, les fourgonnettes de l’entreprise ont servi à livrer des ordinateurs portables à 350 élèves qui ne pouvaient pas faire d’école à distance.