Éric Landry s’envolera vers la Colombie-Britannique lundi à son retour de Rimouski.

Landry se prépare à laisser son club

Chicoutimi jeudi. Baie-Comeau vendredi. Rimouski dimanche.

Un long voyage vous dites ? C’est une balade comparée à ce qui attend l’entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau dès lundi.

Éric Landry sera encore ses valises pour plonger dans l’expérience du Défi mondial des moins de 17 ans à Dawson Creek en Colombie-Britannique.

Dans l’Ouest canadien, il agira à titre d’entraîneur-adjoint à Ryan Oulahen à la barre d’une des trois équipes canadiennes dans ce tournoi international qui regroupera six pays. Éric Landry fera partie de l’équipe canadienne « blanche » qui compte notamment dans ses rangs les attaquants Graeme Clarke des 67’s d’Ottawa et Samuel Poulin du Phœnix de Sherbrooke.

« J’ai déjà joué avec Patrick Poulin, le père de Samuel dans ma carrière de joueur. Ça va être enrichissant comme expérience. Nous avons des joueurs de partout au Canada dans les trois équipes. Ça va être une compétition éclair, mais ça va me faire étrange de laisser mon club jusqu’au 12 novembre à ma première année comme entraîneur-chef des Olympiques. »

Les Olympiques vont disputer six matches pendant son absence. Comme il l’a déjà fait en remplacement de Benoît Groulx à l’occasion, Ron Choules assurera l’intérim pendant l’absence de Landry.

« Ron est un entraîneur d’expérience. Sa venue à Gatineau a joué dans la balance quand j’ai décidé d’adhérer au programme d’excellence de Hockey Canada pour participer à ce tournoi. »

Plus souvent sur la route qu’à la maison depuis le début de la saison, les Olympiques vont enfin connaître une séquence de cinq matches sur six à domicile pendant l’absence de Landry. « Ça aussi, ça devrait aider nos entraîneurs adjoints », dit-il.

Deux autres équipes de la LHJMQ seront privées de leurs entraîneurs pendant deux semaines. Gilles Bouchard, des Huskies de Rouyn-Noranda, sera l’entraîneur-chef d’Équipe Canada Rouge de Xavier Simoneau (St-André-Avellin). Louis Robitaille, des Tigres de Victoriaville, sera un adjoint d’Équipe Canada Noire.

Le Défi mondial U17 a longtemps été disputé à la mi-décembre, mais depuis trois ans, il se tient plus tôt dans la saison. Ça prive plusieurs équipes de hockey junior de leurs entraîneurs et de leurs plus jeunes joueurs. Pourquoi si tôt dans la saison ? Éric Landry n’a pas la réponse, mais il a des hypothèses.

« Hockey Canada veut peut-être se donner du temps entre le Défi mondial et le Championnat mondial junior. Aussi, en début de saison, les joueurs de 16 ans ont souvent un peu plus de temps de glace. Quand la saison avance, les vétérans prennent plus de place. De mon côté, je trouve ça difficile de quitter mon équipe. Ça va me faire bizarre, mais quand j’ai postulé pour un job d’entraîneur avec Hockey Canada (HC), je n’étais pas encore entraîneur-chef des Olympiques. C’est un long processus. »

L’aventure de Landry avec HC avait commencé avec une simple formation à Calgary pour des entraîneurs spécialisés dans le développement des habiletés.

« C’était hautement professionnel. J’ai beaucoup appris et j’ai voulu m’impliquer dans le programme d’excellence par la suite. Le Défi mondial, c’est la porte d’entrée vers l’équipe nationale U18 et l’équipe nationale junior. On va voir où tout ça va me mener. »

À 42 ans, Éric Landry prend rapidement du galon comme entraîneur, mais l’entraîneur-chef de son équipe est encore plus jeune. Ryan Oulahen n’a que 32 ans. Ancien joueur professionnel, il entame sa deuxième année à la barre des Firebirds de Flint.