Éric Landry a terminé le Défi mondial des moins de 17 ans au pied du podium avec Équipe Canada Blanc. Son meilleur compteur a été Graeme Clarke des 67’s d’Ottawa.

Landry reprend les rênes des Olympiques

Un visage qu’on n’avait pas vu depuis deux semaines au centre Robert-Guertin était de retour mardi matin.

Fraîchement revenu du Défi mondial des moins de 17 ans où il a été un des entraîneurs de l’équipe canadienne « blanche » qui a pris le quatrième rang de la compétition internationale à huit équipes, Éric Landry a repris les rênes des Olympiques mardi.

En son absence, Ron Choules et Francis Wathier ont mené l’équipe gatinoise à quatre victoires en six matches. Pas mal en considérant l’horaire de fou du club pendant une semaine de quatre matches en cinq jours.

« Je n’étais pas inquiet du tout. L’équipe était entre bonnes mains avec Ron et Francis. Nos gars forment une véritable équipe. Nos joueurs travaillent fort et ils sont maintenant habitués de jouer dans notre identité », a expliqué Landry.

Il a aussi noté que le club a réussi à gagner des matches et même dominer celui qu’il a perdu contre Val-d’Or (un vol du gardien Étienne Montpetit) alors que des éléments clés n’étaient pas dans l’alignement. 

« Il a manqué Shawn Boudrias, Métis Roelens, William Basque ainsi que Giordano Finoro et Gabriel Bilodeau pendant un match. Je suis content du travail accompli. Nous étions tellement occupés au Défi mondial que j’ai seulement eu le temps de regarder des petits bouts de matches. »

À Dawson Creek, à la frontière de la Colombie-Britannique et de l’Alberta et à 4000 kilomètres de Gatineau, Éric Landry a eu la chance de goûter à sa première expérience internationale dans un rôle d’entraîneur, mais le Gatinois de 42 ans était loin d’en être à sa première compétition à caractère international.

Retour à l’international

Lorsqu’il était un hockeyeur de profession, il a participé à quatre tournois de la Coupe Spengler, dont deux fois avec l’équipe nationale canadienne. Il a gagné cette coupe une fois dans l’uniforme du Dynamo de Moscou. Il a aussi disputé la Deutschland Cup à deux reprises en Allemagne avec l’équipe canadienne constituée de joueurs qui faisaient partie d’équipes professionnelles suisses.

Comme entraîneur dans le programme d’excellence canadien, il a été occupé du matin jusqu’au soir. « Tout est réglé au quart de tour, autant pour les joueurs que pour les entraîneurs. L’horaire est assez chargé, mais j’ai beaucoup appris et ça m’a donné le goût de poursuivre l’aventure. J’ai aimé travailler avec les jeunes et à Hockey Canada, nous sommes entourés de professionnels. C’est un environnement stimulant. »

Graeme Clarke au sommet

Landry était un des adjoints de Ryan Oulahen (Firebirds de Flint) et dit que la chimie a opéré immédiatement entre les entraîneurs canadiens. « Nous avons eu beaucoup de plaisir. Nos joueurs étaient très doués. Nos Québécois, Jakob Pelletier, Samuel Poulin et Nathan Légaré ont été très bons. Même chose pour Graeme Clarke des 67’s d’Ottawa. Il est excellent pour compléter les jeux. »

Clarke a été le meilleur marqueur des « Blancs » avec six points en six matches. Pelletier (Moncton) a été le meilleur franc-tireur avec quatre buts. Leur équipe s’est inclinée en demi-finale contre les Tchèques. « Nous avons pris deux buts de retard et même si nous avons complètement dominé la troisième période, nous n’avons pas pu revenir dans le match. Nous avions une équipe de travaillants. Nos meilleurs joueurs ont été nos défenseurs Braden Schneider et Jake Lee. Canada Rouge avait un peu plus de talent. »

L’argent pour Simoneau

Cette équipe dont parle Landry, c’était celle de Xavier Simoneau de Saint-André-Avellin. Elle a récolté la médaille d’argent en s’inclinant 6-4 en finale contre l’équipe ultra puissante des États-Unis. 

« Notre équipe a perdu 9-1 contre les États-Unis, dit Landry. Ils ont énormément de talent et ils forment une équipe dans la USHL. Ça paraît qu’ils ont l’habitude de jouer ensemble et qu’ils ont une structure de jeu. »

Simoneau a inscrit trois buts et quatre points dans la compétition. Parmi ses coéquipiers, il pouvait compter sur Alexis Lafrenière (Rimouski, six points) et Xavier Parent (Halifax, sept points). 

« Ils ont été des joueurs dominants là-bas », assure Landry.

De retour à Drummondville, Xavier Simoneau n’a pas pu s’entretenir avec les médias mardi. Son entraîneur, Dominique Ducharme, qui s’y connaît en matière de compétitions internationales puisqu’il est à la tête d’Équipe Canada junior, voulait qu’il s’offre une journée complète de congé mardi.