Manix Landry a tellement hâte de commencer le camp d’entraînement des Olympiques qu’il se présenterait au nouvel entraîneur-chef Louis Robitaille demain matin s’il le fallait.
Manix Landry a tellement hâte de commencer le camp d’entraînement des Olympiques qu’il se présenterait au nouvel entraîneur-chef Louis Robitaille demain matin s’il le fallait.

Landry et Dean soulagés

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Rien ne bat l’ambiance survoltée d’un centre Robert-Guertin bien plein, mais entre disputer la prochaine saison à huis clos ou ne pas jouer du tout, l’option est facile à choisir pour Manix Landry et Zachary Dean.

Les deux hockeyeurs de 17 ans des Olympiques de Gatineau attaquent leur année de repêchage dans la LNH, tout comme le défenseur Olivier Boutin d’ailleurs.

Ils n’ont jamais vraiment eu peur que la saison en 2020-21 soit en péril, mais ils ont pensé pendant un moment que la pandémie leur arracherait une fraction de cette saison importante pour la suite de leurs carrières.

«Dans ma tête, je n’ai jamais pensé que nous n’aurions pas de saison. Je m’attendais à ce que nous commencions en retard, mais là, je suis vraiment excité de pouvoir commencer tout de suite alors que la OHL et la WHL vont attendre au mois de décembre. Nous sommes la première ligue à commencer. Nous allons avoir beaucoup d’attention. Nous serons surveillés davantage», a indiqué Manix Landry, auteur de 15 buts et de 40 points en 59 matches la saison dernière.

Considéré au titre de recrue par excellence de la LHJMQ en 2019-20 après avoir amassé 46 points en 57 matches à 16 ans, Zach Dean a aussi accueilli l’annonce d’un début de saison le 1er octobre comme une bouffée d’air frais.

Zach Dean

«Je ne m’attendais pas à ce que nous débutions le 1er octobre pour vrai. Je suis excité au plus haut point, surtout que les deux autres ligues de la CHL ne commenceront pas à jouer avant une couple de mois. C’est un boni», a dit celui qui devrait être un des meilleurs espoirs de la LNH au repêchage de 2021.

Pour la première fois de sa carrière dans la LHJMQ, Manix Landry n’évoluera pas sous les ordres de son père la saison prochaine. Éric Landry sera l’entraîneur-chef des Rockets de Ticino en deuxième division suisse cette saison. Il est d’ailleurs déjà là-bas avec son jeune frère Lukas. Pour sa part, Manix Landry est resté en ville avec sa mère qui poursuit sa carrière de policière et sa soeur Fée Ann, une des meilleures patineuses artistiques de son groupe d’âge au Canada.

Sa stratégie d’entraînement aura été la bonne pour se présenter à Louis Robitaille dans sa forme optimale.

«Le début de saison du 1er octobre est parfait. J’ai travaillé en fonction de cette date tout l’été. J’avais un programme d’entraînement de 12 semaines qui m’amenait jusque là. Je me suis entraîné avec William Dagenais et Samuel Emery, qui sera à l’essai à notre camp. Il y avait aussi Xavier Simoneau. Il a récolté 89 points l’an dernier en plus d’avoir gagné le prix du joueur humanitaire au Canada. C’est un bon exemple à suivre. Je n’ai pas ajouté énormément de poids. Je suis simplement plus fort par rapport à mon poids. J’ai grandi un peu aussi. Je suis prêt. La dernière saison s’est terminée abruptement alors j’ai le couteau entre les dents.»


« J’ai tellement hâte que je recommencerais à jouer demain! »
Manix Landry

Aujourd’hui, Landry s’entraîne avec un objectif bien précis en vue.

«Dans les premières semaines de la pandémie, nous étions dans le brouillard. Il y avait beaucoup d’incertitude, mais parce que c’est l’année de mon repêchage, j’ai poussé encore plus fort à l’entraînement. C’est un élément de motivation supplémentaire.»

Désavantage pour Dean et les confinés

De son côté, Zach Dean aura un désavantage lorsqu’il se présentera au camp le 30 août. Il aura été confiné pendant deux semaines sans avoir pu toucher à la glace.

«Je suis en grande forme. Je me suis entraîné fort tout l’été, mais je suis en quarantaine à Gatineau maintenant. Je continue de m’entraîner avec ce que je peux faire, mais ce n’est pas comme patiner. Ça va me prendre quelques séances pour retrouver la pleine forme sur la glace, mais ça devrait me revenir bien assez vite.»

Enfin, comme tout le monde, Landry espère que la pandémie pourra être contenue au point de permettre l’intégration des partisans en cours de route, mais il est surtout de soulager de pouvoir reprendre la compétition.

«J’ai tellement hâte que je recommencerais à jouer demain! C’est sûr que ça va être différent de jouer sans spectateurs, mais nous allons finir par nous ajuster et nos partisans seront bien contents de nous appuyer l’année suivante quand nous serons dans le nouvel aréna.»