Parmi ces gens qui travailleront en arrière-plan, on retrouve l'ancien joueur des Olympiques Marc Saumier, qui a gagné la coupe du Président avec eux en 1988.

Lacasse et Saumier travailleront «en équipe»

Il a beaucoup été question de travail d'équipe au cours de la conférence de presse de nomination d'Alain Sear et Martin Lacasse.
Ce dernier a remercié celui qui l'a précédé au poste de président, et qui prendra la relève de Marcel Patenaude en tant que directeur des opérations hockey, pour «avoir pris la pôle» et avoir été le principal porte-parole de l'organisation des Olympiques au cours de ses 14 années en tant qu'actionnaire du club.
«Merci d'avoir amené le club où il est rendu maintenant», a-t-il déclaré en faisant référence en particulier à l'entente que les Olympiques ont avec la Ville de Gatineau pour déménager éventuellement au futur complexe de quatre glaces qui doit être construit dans le quartier avoisinant la Maison de la Culture et le Centre sportif, après une décennie de discussions quant à l'avenir du vétuste aréna Robert-Guertin.
Lacasse, un homme d'affaires bien connu en Outaouais, ne s'inquiète pas de voir les partisans de l'équipe se révolter contre cette nomination comme principal homme de hockey du club qui ne fera certes pas l'unanimité.
«Il va toujours y avoir des détracteurs dans toute organisation, ça j'en suis fort convaincu. Toutefois ce qu'il faut remarquer dans cette nouvelle structure, c'est que ce n'est pas Alain Sear tout seul. C'est Martin Lacasse, c'est Daniel (Gingras, le nouveau gouverneur) et les gens qui sont en arrière. On a vraiment mis de l'avant une structure d'équipe pour épauler notre club... Auparavant, Alain était le principal interlocuteur comme propriétaire et comme président. Mais là, on s'est donné une structure d'équipe, ce n'est plus juste une personne, mais bien d'autres coactionnaires qui prennent la relève, ce qui fait en sorte qu'on va être capables de regarder vers l'avenir», souligne le nouveau président des Olympiques.
Parmi ces gens qui travailleront en arrière-plan, on retrouve l'ancien joueur des Olympiques Marc Saumier, qui a gagné la coupe du Président avec eux en 1988.
Il est rapatrié dans le giron du club en tant que conseiller spécial au président et ambassadeur, après avoir travaillé pour le Titan d'Acadie-Bathurst lors des sept saisons précédentes.
«Je rentre au bercail et je suis très content. J'ai travaillé sept ans pour Bathurst, dont six comme recruteur et l'an dernier comme entraîneur adjoint. Ils voulaient me ravoir cette année, mais des choses familiales sont arrivées et je ne pouvais pas y retourner. Là, travailler avec les Olympiques, c'est un rêve. Je suis bien content qu'ils me donnent la chance de travailler dans mon patelin», a confié Marc Saumier, un membre du Temple de la renommée de la LHJMQ.
«Une bonne nouvelle pour l'équipe»
Benoît Groulx a confiance qu'Alain Sear est prêt à prendre le flambeau qui lui est tendu comme principal homme de hockey des Olympiques.
Joint par le Droit à Bratislava, en Slovaquie, où il suit son fils Benoît-Oiivier avec Équipe Canada au tournoi commémoratif Ivan-Hlinka pour les moins de 18 ans, l'ancien entraîneur-chef et d.g. des Olympiques était content de voir son ancien patron prendre la succession de Marcel Patenaude.
«Je pense que c'est une bonne nouvelle pour l'équipe, a-t-il affirmé après le gain de 6-1 du Canada sur la Slovaquie. Dans le contexte, il fallaiet quelqu'un qui connaît le fonctionnement de l'équipe à l'interne, qui connaît les joueurs et l'entraîneur. Si tu amènes un d.g. de l'extérieur, qui ne connaît pas la philosophie de l'équipe et la façon de faire, ça peut être désastreux. De cette façon, ça apporte de la stabilité, ce qui a toujours été une des forces des Olympiques.»
Pour l'avoir côtoyé pendant plusieurs années, dont ses quatre dernières saisons où il a été son adjoint, l'entraîneur du Crunch de Syracuse pense que Sear a les connaissances requises pour faire le travail. «S'il n'avait pas eu les connaissances de hockey, il n'aurait pas travaillé avec moi, c'est aussi simple que ça. Il sait très bien qu'il doit bien s'entourer et avec Éric Landry et Sylvain Brunelle, il a de bons hommes de hockey pour l'appuyer. Connaissant Alain, ce ne sera pas un 'one-man-show'», a-t-il ajouté, reprenant une expression utilisée par Sear en matinée.
Groulx est d'accord avec ce dernier que les Olympiques doivent dorénavant mettre plus l'accent sur le repêchage et le développement de leurs joueurs.
«C'était l'idée quand je suis revenu (de Rochester), mais on a dévié de cette philosophie. On a été trop gourmands, tu veux toujours gagner, gagner, gagner. Aujourd'hui, c'est la façon de faire, sans pour autant dire que tu veux terminer dernier au classement tous les trois ans pour repêcher les meilleurs joueurs, ce qu'il est trop facile de faire», mentionne Groulx.
L'autre homme de hockey cité par Alain Sear comme source de confiance qu'il est prêt à occuper de si grands souliers, André Tourigny, pense qu'il était temps pour celui-ci d'aller de l'avant.
«Quand j'étais avec les Huskies (de Rouyn-Noranda), j'ai souvent eu l'occasion de discuter de hockey avec Alain lors des rencontres des gouverneurs de la LHJMQ. C'est un gars qui est passionné de hockey et avec l'expérience qu'il a acquise sous Benoît Groulx, il est rendu au point où chaque fois que quelqu'un d'autre prenait une décision relative au hockey, il devait se dire, 'Moi, j'aurais fait les choses comme ci ou comme ça'. À un moment donné dans une carrière d'homme de hockey, tu dois faire le saut. S'il ne le faisait pas, il se demanderait toujours s'il ne ferait pas les choses différemment (à la place d'un autre d.g.)», a dit celui qui est maintenant l'entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey des 67's d'Ottawa.
Lors du premier départ de Groulx vers les rangs professionnels, Tourigny se souvenait d'ailleurs d'avoir conclu une transaction avec le comité hockey dirigé par Sear afin de mettre la main sur le défenseur Steven Delisle, alors capitaine des Olympiques, pour la deuxième moitié de saison.
En retour, les Gatinois avaient obtenu le défenseur Nicolas Deslauriers la saison suivante, et il avait aidé l'équipe à atteindre la finale contre Saint-Jean.
«Ça a été un bon échange pour les deux équipes», s'est rappelé Tourigny, qui pense que Sear fait bien de parler de rebâtir l'équipe en mettant l'accent sur le repêchage.
«Les Olympiques ont été des précurseurs dans tout, les 'Euros', les Américains, les agents libres de l'Ontario... Mais dans le hockey de nos jours, il n'y en a plus de tiroirs qui ne sont pas ouverts», ajoute-t-il.
L'actuel entraîneur-chef des Olympiques, Éric Landry, voit d'un bon oeil l'entrée en scène de Sear comme directeur des opérations hockey, lui qui l'appuiera dans ce rôle tout comme le dépisteur-chef Sylvain Brunelle.
«Ça fait six ans que je suis avec l'organisation et il a toujours été dans le giron de la direction. Je ne vois pas Alain comme un d.g. qui n'a pas d'expérience. Je vois plutôt l'implication qu'il a eue au cours des autres années avec Benoît, où il a participé vivement à toutes les discussions, à tous les échanges. À ce titre-là, il est très qualifié pour avoir une bonne voix», estime-t-il.