L’ancien des Olympiques de Gatineau, Maxime Talbot, continue de s’impliquer dans le monde du hockey, lui qui a annoncé sa retraite en juin dernier.

La retraite occupée de Maxime Talbot

Maxime Talbot a annoncé qu’il prenait sa retraite en juin dernier, mais le vieux cliché voulant qu’il ait accroché ses patins ne s’applique pas à lui pour autant.

L’ancien des Olympiques de Gatineau et des Penguins de Pittsburgh les chausse encore souvent, notamment dans ses nouvelles fonctions au niveau du développement des joueurs avec l’agence CAA.

Il s’en allait aussi disputer un match avec d’anciens professionnels jeudi lorsque joint par Le Droit, et il sera à un match organisé pour la fondation de son ami Kristopher Letang dimanche, ce qui l’empêchera de participer au match des anciens Olympiques prévu au Complexe Branchaud-Brière.

« Je joue encore et je m’entraîne encore à fond, a-t-il confié. Mais je me concentre surtout sur mon travail pour Pat Brisson. Après le repêchage à Vancouver, où j’ai parlé à certains jeunes qu’on représente, je suis allé à notre camp de développement à Los Angeles, travaillant avec Jim Hugues (père du premier choix Jack) avec des jeunes de 16-17 ans surtout. Dans 10 jours, j’en ai un autre dans le coin de New York pour des espoirs plus âgés. J’aime bien ça jusqu’à maintenant, j’apprends beaucoup. »

Ayant mis un terme à une carrière de 15 ans chez les professionnels après avoir passé les trois dernières campagnes en Russie, Talbot est serein alors que les camps d’entraînement se mettent branle en Europe. Il était prêt à passer à une autre étape de sa vie, ce qu’il appelle « les premiers jours du reste de ma vie, et il me reste beaucoup d’années devant moi ».

« Ce serait mentir de dire que ça ne me démangera pas en septembre quand je vais voir mes amis se rapporter à leurs camps d’entraînement. Mais avec trois jeunes enfants, dont le plus vieux qui commence la maternelle cette année, il était temps de passer à autre chose, souligne Talbot, qui est marié à l’ancienne patineuse artistique Cynthia Phaneuf. On rentre donc à la maison et j’ai hâte de vivre mon premier hiver québécois depuis mes années avec les Olympiques. »

Cet hiver, il le passera à donner un coup de main aux lieutenants québécois de Brisson, André Ruel et Dominic Ricard. Il se joindra également à un réseau de télévision sportive -- une annonce viendra en septembre -- pour explorer une autre possibilité d’après-carrière, lui qui a toujours été d’approche facile pour les médias. « Je suis chanceux de pouvoir faire les deux pour voir ce que j’aimerais faire. On va y aller année après année pour l’instant », dit-il.

Talbot a plein d’autres projets en tête, incluant une réunion de ses anciens coéquipiers des Olympiques qui ont remporté les coupes du Président de 2003 et 2004, vu que ça n’a pas pu se matérialiser cet été.

Son été 2019 a aussi été marqué par la victoire de son équipe au début juin lors de la deuxième Classique Bob Bissonnette, tenue en hommage à son ancien coéquipier décédé dans un accident d’hélicoptère le 4 septembre 2016. « Je suis bien fier de ça, avoir gagné la “Bob Stanley” », soulignait humblement Talbot, qui n’a pas mentionné avoir réussi un tour du chapeau dans un gain de 5-3.

Comme quoi il demeure un homme des grandes occasions, lui dont le moment le plus mémorable en carrière est sans contredit son doublé dans un gain de 2-1 lors du septième de la finale de 2009 remportée par les Penguins contre les Red Wings de Detroit.

Le 13 septembre, Talbot sera à Québec pour la première d’un documentaire sur son ami Roberto, intitulé « Bob Bissonnette : Rock Star, pis pas à peu près ».